Et merde!

21 août 2008 à 10:08
Catégorie(s): Montréal, Médias, Politique, Québec, Société

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En commentant la déclaration de Legault sur le cynisme des Québécois qui ne voudraient plus entendre parler de grands projets, j’ai répété ce que je dis depuis quelques temps, à l’effet que les souverainistes doivent reconquérir l’espace médiatique perdu aux mains des grandes gueules populistes qui, à la radio comme à télé, n’ont cessé ces dernières années de ridiculiser les péquistes, la gauche et, évidemment, les souverainistes.

Depuis quelques années, ces grandes gueules perdaient leur micro: Fillion, Arthur, Gendron, Mailloux… Tout récemment, Gilles Proulx, la seule de ces grandes gueules à défendre la souveraineté prenait sa retraite pour mieux voyager à travers le monde. Mais voilà, le pire de ceux-là, le bien nommé Roi Arthur aura, fin septembre, sa tribune quotidienne à TQS. “Roi Arthur” car il en menait large à Québec comme animateur de radio et qu’on peut dire qu’il a réussi à en mener large, une fois honni des ondes, en se faisant élire député indépendant après avoir passé des années à dénigrer les politiciens. “Roi Arthur” encore car il a inspiré la plus jeune grande gueule, Jeff Fillion, avec tous les remous que ce dernier a causés.

Personne n’en parle, ce n’est pas quantifiable, mais je suis convaincu qu’André Arthur a fortement contribué aux problèmes des souverainistes dans la région de Québec. Conservateur et populiste, il en a bouffé du péquiste, quotidiennement, pendant des années. Sans compter qu’il vociférait constamment contre Montréal et le Plateau. Et il va continuer à faire cela, de plus belle, tout en demeurant bien confortable à Québec.

Et merde! Moi qui pensait que le cancer s’occupait de le calmer.


La blague de la semaine

16 août 2008 à 10:08
Catégorie(s): Monde, Médias

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“La brutalité et l’intimidation ne sont pas une manière acceptable de mener la politique étrangère au 21e siècle.”

— George W. Bush


Bienvenue à Gérald Fillion

14 août 2008 à 01:08
Catégorie(s): Médias, Société

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Gérald Fillion est de retour de vacance. Et son premier billet en plusieurs semaines vaut le détour. En fait, je l’aime tellement que je vous épargne ce détour en vous copiant intégralement son texte:

Folle économie

De nos jours, non seulement l’information circule rapidement, mais les événements et leurs répercussions déboulent à une vitesse folle. C’est comme si le domino de la vie, dont la première pièce est tombée sur sa voisine depuis un bon moment déjà, avait pris un coup d’accélération. Les prévisions ne tiennent plus. Les experts ne cessent d’ajuster leurs modèles, incapables de retrouver leurs repères. Tout s’explique bien sûr, mais après que l’impossible soit arrivé. On ne s’y attendait pas, pourtant…

Qui a vu venir la crise du crédit à l’été 2007? Oui, bien sûr, des spécialistes prédisaient l’éclatement de la bulle immobilière, mais certainement pas l’hécatombe qui a accompagné ce qui devait être un rajustement des prix des maisons. Qui nous a dit que des millions de ménages aux États-Unis allaient se trouver à la rue, incapables de faire leurs paiements hypothécaires, dont les taux avaient littéralement explosé? Qui a vu le jeu dangereux des courtiers hypothécaires à risque, leur sale dégringolade et l’impact sur tout le marché du crédit? Qui peut se vanter d’avoir prédit la chute de certaines banques d’affaires et les milliards de pertes des grandes banques de Wall Street et de la City?

Dans les milieux d’affaires, les 12 derniers mois ont été particulièrement pénibles. Des milliers d’emplois ont été perdus à New York, des centaines de milliers dans tout le pays. La Réserve fédérale est encore au chevet d’un système financier sous le choc et d’un marché du crédit en pleine dépression nerveuse. Il y a un mois à peine, Fannie Mae et Freddie Mac, les géants hypothécaires américains qui garantissent les deux tiers des prêts pour acheter des maisons, ont frôlé la faillite.

Vite, ça s’est passé vite, très vite.

Qui a vu venir l’explosion des prix alimentaires? Oui, bien sûr, les analystes ont vu la tendance. Mais, d’un coup, en quelques semaines, voir les prix du blé, du maïs, du soya, du riz, des aliments de base pour la moitié de la planète doubler ou tripler? Qui aurait pu prédire cette folle escalade et ses impacts meurtriers? Grâce à une spéculation débridée et asociale, le déséquilibre a été instantané.

Tiens, qui aurait cru que le « miracle éthanol » allait devenir une abomination monstrueuse, que cette « solution environnementale » n’en était pas une et que le détournement des denrées alimentaires pour faire des agrocarburants allait avoir un impact sur l’alimentation dans des dizaines de pays? Le renversement de l’opinion publique a été mondial, spectaculaire, rapide. Très rapide…

Et puis, le pétrole…

Le 11 juillet dernier, le baril de pétrole a atteint un niveau record à 147,27 $US. Depuis, il a chuté de près de 25 % à environ 113 $US. Il y a un mois, des experts annonçaient que la valeur du baril de pétrole allait atteindre 200 $ avant la fin de l’année, 250 $ par la suite. Aujourd’hui, on se surprend à lire et à entendre des analyses contraires. En quelques jours, les spécialistes revoient leur analyse. Ils rationalisent ce qui se passe, après avoir constaté que ça ne s’est pas passé comme ils le croyaient. Le baril va tomber sous les 100 $ bientôt, affirment des économistes, convaincus que la flambée des prix est terminée et que le marché est en train de trouver son équilibre. Le « signal prix » a parlé, disent-ils: du pétrole trop cher entraîne une réduction de la demande.

La hausse a été rapide. La chute des dernières semaines a été subite. Et les prévisions deviennent de moins en moins crédibles, sauf celles qui savent prendre leur distance de la conjoncture actuelle. On a assisté dans les dernières années à des mouvements de capitaux désordonnés, exagérés, spéculatifs. De là l’importance de prendre du recul dans l’analyse de la conjoncture économique.

Ne soyons pas dupes. Le pétrole cher est là pour de bon, même si on assiste et assistera à des baisses, comme c’est le cas présentement. On était presque à 150 $ à la mi-juillet. On est à 110 $ aujourd’hui. Qu’en sera-t-il dans un mois? Ou dans un an? Et puis, dans 10 ans? Le pétrole est 5 à 6 fois plus cher qu’au début de la décennie. Ça s’est passé rapidement et la suite sera tout aussi effrénée. Parce que, fondamentalement, rien n’a changé. C’est le patron de Total, Christophe Margerie, qui a dit que la production de pétrole allait plafonner à 100 millions de barils par jour en 2020. C’est demain…

Tout est économie

Chers habitués de ce carnet, chers nouveaux participants qui venez nous visiter tous les jours, une nouvelle saison est lancée. Les carnets reprennent vie après la période des vacances. Nous aurons une tonne de sujets à aborder, à discuter, à débattre. Merci d’avoir tenu le phare dans le dernier billet sur la stagflation. À venir: l’économie et les élections présidentielles américaines, les États-Unis qui demandent à l’OMC d’enquêter sur les aides à Bombardier, les données sur le PIB et les possibles récessions au Canada, au Québec, en Ontario, aux États-Unis et ailleurs. Et quoi encore?

Petite annonce: j’anime RDI en direct sur l’économie à partir de la fin août à 18 h 30 HE à RDI. C’est un peu la suite du bulletin économique actuel, mais ce sera plus long et plus complet, avec un invité quotidien.

Bien qu’il écrive que “tout est économie”, comme moi je dis que “tout est politique”, Fillion n’est pas un de ces robots de l’Institut économique de Montréal, ni un de ces prétendus économistes moulés en série comme Dubuc et Elgraby. Depuis longtemps, il me semble que Fillion fait place à d’autres points de vue, en bon vrai journaliste. Ici, ce que j’aime, c’est le ton ironique sur tous ces experts qui disent, après coup, que tout s’explique dans la crise du crédit américain, même que c’était prévisible (!). Ouvrez la parenthèse. Comme un certain Martineau aime le faire à propos de tout. Fermez la parenthèse. Je crois que l’économie, c’est important, mais que le discours “économiste” prend trop de place dans nos débats publics. En fait, à bien y penser, c’est ceux qui répètent comme un mantra des banalités sur l’offre et la demande ou le libre marché qui prennent trop de place. Personne ne remet en doute les présupposés idéologiques, philosophiques même, qui sont à la base des théories économiques, notamment cette surévaluation de la rationalité des choix humains. Ici, l’ironie de ce billet de Fillion montre bien que celui-ci ne se laisse pas enfirouaper.

Bienvenue chez vous M. Fillion!


Les contribuables québécois

7 août 2008 à 02:08
Catégorie(s): Société

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Un petit tableau récapitulatif, pour discussions futures:

Les contribuables québécois


Les Stooges se font voler!

4 août 2008 à 11:08
Catégorie(s): Montréal, Musique

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Merde! Leur concert a été le tonnerre que la météo annonçait et Iggy semblait se plaire à Montréal, parlant quelques mots de français. Mais le mythique groupe s’est fait voler tout son équipement ce matin!

Avis de recherche:

if anyone has information, ANY INFORMATION!
please, please, PLEASE as soon as possible contact
Eric Fischer at:
nycentral13@gmail.com
cell phone: +1 646 932 1907

IGGY AND THE STOOGES
EQUIPMENT STOLEN ON AUGUST 4, 2008
OUTSIDE THE EMBASSY SUITES HOTEL
208 SAINT ANTOINE OUEST,
MONTREAL, QUEBEC, CANADA

all equipment was in a rented penske 15 foot yellow truck
with u.s. (michigan) license plate number AC46493
parked immediately outside the hotel, the theft had
to have happened in the morning, between 6:30 and
7:30 am - truck and all gear stolen

Item Country of Origin Serial Number

Red roadcase containing:
Red Gibson 1963 EB-3 bass (this is mike watt’s bass!) USA No serial number

Black roadcase containing:r
Reverend Flying V guitar - Volcano black USA #08001

Black roadcase containing:
Reverend Orange guitar USA 03416 ZSL7

Black fibre case containg:
Gibson red SG short scale bass USA No serial number

Black roadcase containing:
Marshall Vintage/Modern Amplifier UK M-2007-07-0926-2 RoHS

Black roadcase containing:
Marshall Vintage/Modern Amplifier UK M-2007-07-0927-2 RoHS

4x Marshall 4×12 Cabinets (with Tuki cover) UK #1 Slant: M-2007-05-0149-0

4x Marshall 4×12 Cabinets (with Tuki cover) UK #2 Straight: M-2006-49-0380-0

4x Marshall 4×12 Cabinets (with Tuki cover) UK #3 Slant: M-2007-05-0150-0

4x Marshall 4×12 Cabinets (with Tuki cover) UK #4 Straight: M-2006-49-0381-0

Orange Calzone road case containing:
Guitar pedal board and pedals USA/Japan No serial number
Assorted leads USA/UK No serial number
2x mic stands Germany No serial number
Assorted strings and spares USA No serial number
plus:
2x Boss TU2 Chromatic Tuner
Boss CH1 Super Chorus
Fulltone OCD Overdrive
Crybaby Wah
Peterson Strobo-Stomp Tuner Pedal
Whirlwind A/B Boxes
Whirlwind Cable Tester
and many many istrument cables
various tools ( screwdrivers, soldering iron, pliers, etc… )
tambourine and maracas

Cardboard box containing:
Assorted replacement drum heads USA No serial number

Gretsch Silver Sparkle Catalina drum kit USA No serial number
26″ Kick Drum No serial number
13″ Rack Tom No serial number
18″ Floor Tom No serial number
4x Cymbal Stands No serial number
1x Snare Stand No serial number
1x Hi Hat Stand No serial number
1x Drum Throne No serial number

Eden D810 Bass cabinet USA D810RP4 0703E5001

Eden D810 Bass cabinet USA D810RP4 0703E5002

Cardboard box containg:
Eden VT300 Bass amplifier USA 0601E5115

Cardboard box containg:
Eden VT300 Bass amplifier USA 0507E5033

Floor Fan CHINA No serial number

Floor Fan CHINA No serial number

Green clamshell suitcase containing:
Yamaha snare drum JAPAN No serial number
Yahama kick pedal JAPAN No serial number
Zildjian Mega Bell cymbal USA No serial number
Zildjian 15″ Hi-Hats USA No serial number
3x Zildjian 18″ 19″ 20″ crash medium cymbals USA No serial number

Brown Epiphone guitar case:
Black Epiphone EB3 short scale bass KOREA F300503

Moi qui a toujours cherché à reproduire le son des Stooges, j’ai maintenant toutes les réponses à mes questions! Même des photos des guitares et des pédales de Ron Asheton.

N’empêche, c’est moche. Il n’y a pas que les spectateurs qui se souviendront longtemps de ce spectacle à Montréal!


Osheaga et les Stooges

4 août 2008 à 03:08
Catégorie(s): Concerts

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En attendant de développer plus par moi-même, et de trouver la setlist exacte, cet article de Canöe décrit bien le spectacle de mon groupe préféré:

«Fracassez la barrière! Montez sur scène! Venez ici avec les Stooges!»

Cette phrase d’Iggy Pop a mené au moment que tous les spectateurs présents hier à cette première journée du troisième festival Osheaga n’oublieront jamais.

Après un quart d’heure d’une prestation déjà incendiaire, alors qu’il chantait Real Cool Time, Iggy a hurlé aux spectateurs de monter sur scène et ils ne se sont pas fait prier. Plus d’une vingtaine de fans sont allés sauter avec Iggy et ses Stooges, hurlant, vibrant et criant avec lui. Avec un tel band de légendes, c’était démentiel!

«Merci bien!!!» a hurlé Iggy en français, pour remercier ces derniers, lui qui nous avait salués en lançant dans la langue de Molière: «Bon fucking soir! Nous sommes les Stooges!!!»

Première à Montréal

Et pour leur toute première présence à Montréal en 40 ans de carrière, The Stooges ont été à la hauteur de leur légende. Cheveux au vent, jeans moulants, athlétique, torse nu, trempé d’eau, sautillant partout, Iggy Pop, à 61 ans, a démontré ce qu’était l’essence du rock: une musique qui fait peur. En ouverture, durant Loose, il a mimé l’acte sexuel au sommet des colonnes de son. Les gamins de 17 ou 18 ans qui étaient à côté de moi ont alors réalisé que ce n’était pas une prestation ordinaire.

«J’ai besoin d’amour!» a hurlé Iggy durant une apocalyptique livraison de I Wanna Be Your Dog. Peu importe la tranche d’âge de la foule, tout le monde connaissait la chanson et les fans ont chanté à tue-tête quand Iggy lançait son cri primal. T.V. Eye, 1969, 1970, Fun House, les Stooges n’ont pas fait de quartier et ont prouvé qu’ils étaient encore le band de garage par excellence.

Après ça, les Killers, malgré leur production visuelle grandiose, ne pouvaient faire mieux. De toute façon, comme lors de leur dernier passage à Montréal, ces derniers ont refusé la prise de photos et de visuel aux médias. Bien pire, ils ont même interdit au promoteur (le Groupe Gillett) de prendre des photos. Très bien… Nous, on ne dira pas un mot de leur show…

Instants de plaisir

En après-midi, on aura eu droit à plusieurs instants de plaisir. Spiritualized a rien de moins que défoncé les oreilles de quiconque était situé à moins de 100 mètres de la scène avec son barrage de guitares, tout comme Metric, avec une Emily Haynes radieuse.

Si Cat Power a été intense, comme elle l’est toujours, ses musiques et - surtout - son univers demeurent plus percutants dans une petite salle, comme L’Olympia. À l’inverse, Sharon Jones et ses Dap Kings se fichaient bien d’être à l’extérieur. Avec ses musiciens habillés en complets, la Noire américaine a livré ses titres soul baignés de cuivres avec ferveur et entrain, arrivant à faire participer les spectateurs.

Et une autre des premières enthousiastes réactions, en anglais, prise sur le forum de la Gazette:

Never follow dogs, kids or Iggy.

“MOOOOOOOORE! More!” demanded Iggy Pop. He meant people onstage, but of course he meant everything. “Let ‘em up!” And two dozen kids scrambled madly onstage between Mike Watt’s bass roar and Ron Asheton’s fried tsunami of wah-wah during No Fun. “Nous sommes les Stooges!”

We’d already had Loose, 1969, I Wanna Be Your Dog - Ig’s first foray into the crowd - TV Eye and Real Cool Time. Many, many bottles of water had been poured over Pop’s writhing scorpion body and the crowd in the interest of personal liberation, and one couldn’t help notice that, while the Stooges had changed lights about three times, the Killers one stage over had run through the entire Pink Floyd spectrum during their setup check. There was some laughter among those around the critic.

Best of all, those around the critic had never seen Iggy nor, of course, the Stooges before. And they were getting them on a night for the ages, when the ageless did what they do every single time: strip away everything that isn’t punk and loud and slap it across every young face within slapping distance. Yes, Iggy’s pulled other innocent, straitjacketed kids onstage and set them loose before. But not you, and not tonight.


Je suis d’accord avec André Pratte!

4 août 2008 à 11:08
Catégorie(s): Politique, Québec, Société

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Une fois n’est pas coutume, mais à part pour sa toute dernière phrase, je suis d’accord avec l’éditorial d’André Pratte, publié dans La Presse et sur Cyberpresse.

L’obsession syndicale

Réunis en fin de semaine pour leur congrès annuel, les jeunes du Parti libéral du Québec ont adopté des propositions qui visent à éviter certains abus commis, selon eux, par les syndicats. En particulier, ils suggèrent que les votes sur l’accréditation et la grève soient obligatoirement secrets et qu’un travailleur mécontent puisse plus facilement contester les décisions de son syndicat.

C’est une vieille obsession des jeunes libéraux comme des milieux patronaux: le taux de syndicalisation élevé au Québec - 40% contre 28% en Ontario - est perçu comme une tare, un obstacle à la croissance. Les syndicats sont vus comme des empêcheurs de tourner en rond qui manipulent les travailleurs à des fins idéologiques.

Il est indéniable que les centrales syndicales ont une vision de la société fort différente de celle des patrons, et probablement fort différente de celle de beaucoup de leurs membres. Il est certain aussi que, dans certains conflits, les syndicats devraient se montrer plus raisonnables. Toutefois, l’excès de rigidité n’est pas l’apanage des syndicats. De plus, on a vu dans la récente entente conclue entre Bombardier et ses employés que des représentants des travailleurs sont capables de clairvoyance. On peut déplorer les tactiques employées ces jours-ci par les représentants des employés de l’hôtellerie, en particulier à Québec en plein 400e, mais on ne peut que se réjouir du fait que les femmes de chambre aient un syndicat pour les défendre.

La thèse qui sous-tend l’obsession syndicale est erronée. Rien n’indique que le taux de syndicalisation élevé est un empêchement au développement économique. Le fait est que le Québec a connu une forte croissance au cours des dernières années tandis que le taux de pénétration syndicale est resté le même. L’Ontario, elle, a connu une période plus difficile malgré une baisse du taux de syndicalisation.

Il est vrai que le travailleur québécois moyen travaille moins d’heures que le travailleur ontarien, mais une étude faite par Statistique Canada a démontré que cela avait peu à voir avec la puissance des syndicats au Québec: les Québécois non syndiqués travaillent eux aussi moins que leurs homologues ontariens.

Ce taux de syndicalisation de 40%, constamment évoqué, est de toute façon trompeur. Il est en effet gonflé par la forte présence syndicale dans le secteur public. Dans le privé, au Québec, un quart des employés seulement sont syndiqués. Former un syndicat n’est donc pas aussi simple qu’on le dit, bien qu’il suffise de faire signer des cartes à une majorité d’employés.

Enfin, les dirigeants syndicaux n’abusent pas du droit de grève, si l’on en croit les statistiques compilées par le ministère du Travail.

En fait, 2006 et 2007 ont été, des 10 dernières années, les plus pacifiques au chapitre des relations de travail, avec moitié moins de conflits de travail (grèves et lockouts) que les années précédentes. Cela étant, on voit mal la nécessité de remettre en question les fondements du régime syndical québécois.

Le premier ministre Jean Charest a tout de suite mis de côté cette proposition des jeunes militants de son parti. Il faut dire que M. Charest, au début de son premier mandat, s’était fait convaincre par le lobby patronal de modifier l’article du Code du travail sur la sous-traitance. Cela a provoqué un affrontement en règle avec les syndicats, affrontement parfaitement inutile qui amorça la descente aux enfers de son parti.

Partisans (avec raison) du bilinguisme, les jeunes libéraux n’auront pas de mal à comprendre cette sage maxime américaine: «If it ain’t broke, don’t fix it.»

Les ‘droitistes’ de Québec et de la Beauce devraient mettre cela dans leur pipe.


Merci Paul!

23 juillet 2008 à 10:07
Catégorie(s): Concerts, Québec

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Le spectacle de Québec à vol d\'oiseau

Ma mère loue un appartement dans une de ces grandes maisons de la rue des Braves, tout près du Parc des Braves, où s’est tenue la Bataille de Sainte-Foy. Selon Wikipedia, cette bataille fût le “le dernier battement de cœur de la France coloniale au Canada”. Ça résume bien. Mais je vous recommande de lire la description détaillée de la bataille qui a résulté en une victoire contre les Anglais par des troupes parties de Montréal sous le commandement de Lévis. Sans les renforts anglais qui sont par la suite arrivés par bateaux avant ceux des français, Québec serait redevenue française.

Chez ma mère, ma soeur, son chum et leur fille sont venus nous rejoindre pour souper en cette journée de visite de Sir Paul McCartney. Mon père était de la partie, venant avec enthousiasme prêter main forte à ma mère pour garder la petite, le soir venu, pendant que nous, les jeunes adultes, irions sur les Plaines, quelques minutes à pied de là, vers l’Est.

Dès l’heure du dîner, j’observai des gens arriver de l’extérieur, à pieds ou en voiture. Sur l’heure du souper, la rue était des deux côtés pleine de voitures garées. Nous avons bien mangé, bien bu, puis nous nous sommes aventurés vers les Plaines, avec le petite en poussette. Je croyais que la zone B, celle où les gens pouvaient attendre en après-midi, était en face du Musée du Québec, là où aura lieu le spectacle de Céline. J’avais mal lu le plan: la zone B commençait assez loin derrière le musée. On su qu’on y était lorsqu’on vit les déchets au sol. Et à partir des premières toilettes chimiques sur l’accès asphalté, les grand-parents et la petite durent prendre la direction des rues du Vieux-Québec. Heureusement, ils ont entendu une bonne partie du spectacle et la petite allait se faire aller les mains en dansant avant de tomber de sommeil.

Ma soeur, son chum et moi sommes avancé jusqu’où la foule était dense, sur une butte permettant d’apercevoir, le cou bien étiré, le second écran géant. De notre point de vue, l’écran était loin d’être géant et il se situait derrière la scène! Mais le son y était très bien, comme nous avons pu le constater quand McCartney nous balança en guise de première chanson, “Jet”, une toune que j’avais presqu’oubliée et que j’ai toujours bien aimée. La soirée était commencée, finalement, après controverses, rumeurs et attentes enthousiastes. Mon beau-frère était allé chercher deux bières, pour sa blonde et lui, moi préférant m’abstenir pour ne pas avoir à aller aux toilettes.

Notre point de vue, dans la Zone B+

“Bonsoir les Québécois”.

Applaudissement de la foule.

“Bonsoir tout la gang” avec un “gang” bien Québécois.

Applaudissements de la foule.

Puis un classique des Beatles: “Drive my car”. Le monde trippait tout autour de moi, des plus vieux aux bambins. Après un rock plus récent et plutôt ordinaire de sa carrière solo, Sir Paul osa s’adresser un peu plus longuement à la foule:

“All right, thank you. Merci beaucoup.”

Applaudissements de la foule.

“OK, soooo… Je par-lé seulement un petit peu français”.

Hurlements de la foule.

“Un petit peu, seulement. So I will be speaking only in English”.

Silence total de la foule.

Du moins de notre point de vue. Ceux qui visionnèrent plutôt le spectacle en direct à la télévision purent entendre un parterre plus collaboratif, mais d’où j’étais, j’ai senti une malaise. La foule n’était pas sûre. Avait-elle seulement bien compris? Il y avait une petite gêne en tout cas! Et, selon ce que j’ai pu voir en regardant la rediffusion du spectacle par le Canal Indigo, McCartney m’a semblé avoir ressenti une certaine gêne aussi. Il ajouta que pour ceux qui ne comprennaient pas, il y aurait une traduction à l’écran, nous implora presque avec un “Come on!”. Puis, en se roulant les manches, de conclure calmement: “I think most of you get it.”

Foule silencieuse.

Ou anxieuse? Non… Les Plaines demandaient seulement à être conquise par cet autre Anglais. “Conquise” au sens où Jacques Godbout et René-Daniel Dubois l’entendaient dans leur documentaire “Le sort de l’Amérique”. Et McCartney de poursuivre avec un autre classique des Beatles, “All My Loving”.

Après un autre morceau de sa carrière solo que je ne connaissais pas, il continua son opération charme: “C’est ma première visite à Québec, and it’s a great place… I love it!”. Puis ce fut le tour d’une troisième chansons des Beatles, l’excellente “Got To Get You Into My Life”. Toute la soirée, McCartney ferait la belle part aux chansons du Fab Five. Celles-ci comptèrent au bout du compte pour les deux-tiers du spectacle, nous confirment les journaux du lendemain.

01. Jet
02. Drive My Car
03. All My Loving
04. Flaming Pie
05. Got To Get You Into My Life
06. Let Me Roll It
07. C Moon
08. My Love
09. Let ‘Em in
10. Fine Line
11. The Long And Winding Road
12. Dance Tonight
13. Blackbird
14. Calico Skies
15. I’ll Follow The Sun
16. Michelle
17. Mrs Vanderbilt
18. Eleanor Rigby
19. Something
20. A Day In The Life/Give Peace a Chance
22. Good Day Sunshine
23. Too Many People/She Came Through The Bathroom Window
25. Penny Lane
26. Band On The Run
27. Birthday
28. Back In the USSR
29. I Got A Feeling
30. Live And Let Die
31. Let It Be
32. Hey Jude

Rappel:

33. Lady Madonna
34. Get Back
35. I Saw Her Standing There

Rappel:

36. Yesterday
37. Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band/The End

Enfin notre drapeau au 400e!Nul doute que Sir Paul conquit la foule autant avec sa musique qu’avec son attitude générale très cool, notamment ses efforts subséquents pour parler français. Car son “I will only be speaking in English” était une blague bien british: Paul nous a parlé dans notre langue presqu’à chacune de ses interventions. Et il nous a heureusement offert la seule chanson des Beatles avec un peu de français, “Michelle”. Ce fut un moment très fort pour moi, pour des raisons personnelles qui n’ont rien à voir avec ma ferveur nationaliste ou ma francophilie.

Au moment où notre trio reculait vers la sortie, dans une foule moins dense, j’ai aussi pu entendre cet excellent thème de James Bond qu’est “Live And Let Die”. Les Plaines coiffées d’un feu d’artifice, ce fut pour nous, et probablement plusieurs milliers d’autres spectateurs, le clou de la soirée.

Abbey Road (Not!)Sur le chemin du retour, nous avons pu entendre distinctement “Let It Be” et “Hey Jude” avant que les chansons ne deviennent méconnaissables, arrivés sur la rue Cartier. Fatigués d’être debouts, nous avons cassé la croûte aux “Délices de Charlot”. La terrasse y était pleine, alors nous avons mangé à l’intérieur, nos derrières bien assis sur des chaises coussinées. Le temps de manger nos sandwichs, le restaurant se remplit à rabord, semant un certain chaos derrière le comptoir.

J’hésitais encore à aller dormir chez mon père, à Sainte-Foy, ou chez ma mère, sur la rue Des Braves. Mais en passant par les petites rues du quartier et, surtout, en croisant ces interminables files doubles qui attendaient l’autobus, j’ai vite choisi de ne pas tester par moi-même le système de transport exceptionnel que la STC avait mis sur pied.

J’ai terminé ma soirée au Parc des Braves, avec mon beau-frère, à siroter une bière et à revoir ce que nous avions pu enregistrer avec nos petites caméras. Le chemin Sainte-Foy était rempli de voitures en direction Ouest. Un babyboomer aux cheveux longs, fan collectionneur des Beatles, nous jasa cela un temps, nous livrant sa critique personnelle et nous apprenant que Paul McCartney avait battu le record du spectacle se terminant le plus tard sur ce site. Puis nous sommes allés nous coucher, heureux et satisfaits de notre soirée, qui s’était déroulée paisiblement, sans la moindre anicroche, comme pour quelques 250 000 autres personnes. À 2h00 du matin, le Chemin Sainte-Foy était redevenu vide. Québec s’endormait, repue et béate.

Le lendemain, le Maire Lebeaume déclara:

On a démontré qu’on était capable de faire des choses et il faut continuer. On avait un exercice psychologique à faire après les échecs qu’on a vécus par le passé. Maintenant, l’exorcisme est fait.

Vous savez quoi? Je suis d’accord avec Lebeaume. Du moins j’espère qu’il dit vrai. Si Paul McCartney a réellement permis cela, je l’en remercie doublement!

Maintenant la question qui tue: est-ce que McCartney, si cool soit-il, aurait tant parlé français s’il n’y avait pas eu la controverse que l’on connait?


Le Plateau contre McCartney

20 juillet 2008 à 01:07
Catégorie(s): Montréal, Médias, Politique, Québec

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Falardeau demeure sur le Plateau. On m’a montré sa maison lorsque je déménageais un de ses voisins de quartier, il y a quelques années. Je n’ai aucune idée où restent Curzi et Tifo. Mais savez-vous où réside celui par qui le scandale McCartney est arrivé?

Luc Archambault, celui qui a invité d’autres artistes à signer son “mot de bienvenue”, est un artiste visuel de la région de Québec. Et oui!

Ça devrait boucher un coin aux adeptes des complots plateauistes, ceux qui blâment toujours Montréal pour tous les malheurs de Québec, même quand Paris Match fait une grosse bourde. Mais à ces populistes bien en vogue dans la région de Québec, il reste encore à traiter Archambault d’intellectuel déconnecté de la réalité, ou encore de parasite se faisant vivre par la société. En fait, il semble que ces malheureux personnages soient déjà à l’oeuvre…

Les pro-américains de la région n’ont pas été laissés pour compte non plus, puisque la BBC aurait fait de Québec une ville américaine:

La célèbre institution médiatique britannique BBC a localisé la ville de Québec aux États-Unis… avant de corriger le tir. Hier matin, le site Internet de l’entreprise relayait la nouvelle sur la «controverse» soulevée par l’incursion de Paul McCartney, un citoyen Anglais, dans le 400e anniversaire de l’arrivée des Français au Québec. Sous une photo de la vedette, la BBC soulignait que le spectacle de la capitale serait sa seule performance aux États-Unis cette année! Quelques heures plus tard, on indiquait plutôt que ce sera son seul spectacle en Amérique du Nord.

Bah! Que Québec soit américaine, canadienne ou québécoise, on s’en fout non? L’histoire et la politique n’ont pas d’importance, seule la fête compte, paraît-il. Happy Birthday Quebec!

Et tant qu’à nous traiter à qui mieux-mieux de colonisés: ne fait-il pas colonisé de répertorier les articles de la presse internationale traitant de cette “affaire”?

Petite vie…


Attaque contre Elgrably

18 juillet 2008 à 12:07
Catégorie(s): Environnement, Médias, Société

2 commentaires »

Hier, en voulant m’informer sur la controverse McCartney, je me suis procuré le Journal de Montréal. Je suis tombé sur l’édifiante chronique de l’économiste Nathalie Elgrably, le cliché ambulant de l’économiste formé en série à partir d’un moule fait à Chicago. Elle aussi est allé voir Wall-E et en est ressortie offusquée au point de pondre son “Attaque contre l’humanité“.

Le coeur de sa diatribe:

Wall-E aurait pu être une belle et touchante histoire d’amour entre robots (à condition d’aimer les films quasi muets). Mais c’est bien plus que ça : Wall-E, c’est 95 minutes de propagande contre la civilisation moderne ! C’est une attaque contre la technologie, une charge contre notre mode de vie et une insulte à l’espèce humaine.

Le film suppose que l’être humain est capable de saccager la terre sans scrupules jusqu’au point de non-retour. Or, il suffit de comparer la salubrité des villes contemporaines à celles du XVIe siècle et de songer aux efforts constamment déployés pour améliorer notre environnement pour comprendre que cette prémisse est injustifiée et injustifiable.

De plus, le film présente l’Homme comme un être courtois, mais que la technologie a rendu paresseux, sans ambition et carrément léthargique. D’une obésité morbide, il passe ses journées allongé à regarder la télé et à consommer des boissons hypercaloriques. C’est peut-être le cas de certains, mais cette image n’est certainement pas représentative de la majorité qui travaille dur, prend soin de sa santé, s’intéresse à la culture, se soucie de son prochain, etc.

DES CHOIX ABSURDES

Mais Wall-E ne se contente pas de caricaturer certains comportements. Il glorifie des choix absurdes. Il présente des humains qui disposent d’une technologie capable d’assurer leur sécurité alimentaire pendant 700 ans mais qui choisissent d’y renoncer pour s’adonner à l’agriculture traditionnelle. Ils pourraient tirer parti de la technologie et consacrer leur précieux temps à reconstruire la planète, à chercher des remèdes aux maladies incurables, à améliorer leurs robots, à créer des oeuvres d’art, à s’occuper des nécessiteux ou à produire des films d’imagerie 3D. Mais non, ils choisissent de cultiver leurs légumes !

Le film idéalise des procédés agricoles moyenâgeux qui sont éreintants en plus de nous rendre tributaires des caprices de Dame Nature. Est-ce cela, l’évolution ?

Wall-E renferme une dimension politique flagrante. Alors, pourquoi la critique est-elle aussi élogieuse pour un film qui vise à endoctriner des enfants naïfs et crédules ? Aurait-elle été aussi complaisante si le film faisait l’apologie de la société moderne ?

Elgraby parle de l’évolution de la salubrité des villes pour nier que l’être humain soit capable de saccager la terre sans scrupules. Même si les villes sont plus propres, ça ne veut rien dire!? Premièrement, les déchets sont transportés plus loin. Deuxièmement, les bidonvilles stagnant dans l’eau polluée de grandes multinationales existent. Troisièmement, le film montre que les gens préfèrent les environnements très propres quitte à vivre dans un vaisseau spatial avec un faux ciel, mais que ça ne les empêche pas de polluer à grand rythme si les déchets ne tombent pas dans leur cour.

Faire réfléchir un jeune sur ce que peuvent donner une grande consommation de boissons sucrées et de jeux vidéo au détriment de l’activité physique naturelle, c’est mal? Bien sûr, tous ne sont pas des paresseux souffrant d’obésité morbide, mais on pourrait facilement affirmer que l’obésité frappe les pays riches, certains parlent même d’épidémie! J’imagine que c’est cette équation entre économie riche et obésité qui agace la coquette Elgrably, qu’on devine soucieuse de sa ligne.

Les choix absurdes. Ah, ah! Familiprix! On arrive au coeur du sujet, dans les prémisses fondamentales de la théorie économique selon laquelle l’être humain fait des choix rationnels. Les preuves sont pourtant nombreuses que même si l’être humain est rationnel, il ne fait pas que des choix rationnels. Sans compter que même en faisant des choix rationnels, il peut ignorer des éléments de l’équation et faire un mauvais choix. Et sans compter qu’additionné à des millions d’autres choix rationnels, ce choix et sa conséquence ne sont pas prévisibles ou même explicables rationnellement. Voir la théorie du chaos.

Wall-E suppose que nous préférions redécouvrir la Terre plutôt que de rester assis à siroter une boisson énergisante et peser sur des boutons au gré de modes dictées par un ordinateur. Elgrably, elle, ne ferait pas cela s’il elle avait été à la place du capitaine. Elle chercherait à traiter les maladies incurables, ce qui semble bien parti dans le monde de Wall-E; à améliorer les robots, alors qu’ils font déjà tout au point de prendre des initiatives; à s’occuper des nécessiteux, qui sont absents… Dans sa rationalité d’économiste, il ne lui vient jamais à l’esprit, même si c’est plus que suggéré dans le film, que le retour à l’agriculture règle du même coup des problèmes de sédentarité et de consommation de carburant tout en redonnant de la valeur à des terrains délaissés. Franchement, je ne voudrais pas d’Elgrably comme leader d’une communauté en exil!

P.S.: Renart a écrit un bon billet sur le même sujet il y a quelques temps. Renart y écrivait que la droite américaine était offusquée que Walt Disney fasse autre chose qu’un comte de fées tout en teintes de rose. Il semble qu’Elgrably se soit sentie obligée de serrer les rangs et dénoncer ce qui ne demeure qu’un film d’animation pour enfants un peu moins nunuche-la-praline que la normale! Heureusement pour nous tous, l’argumentation d’Elgrably est le plus souvent facilement réfutable car tellement clichée! Méfiez-vous de vous piquer le doigt sur le fuseau maléfique d’Elgrably! Son charme est redoutable, mais…





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