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	<title>Commentaires pour mutant médiatique</title>
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	<description>martinbeaudinlecours.com</description>
	<pubDate>Wed, 09 Jul 2008 02:47:02 +0000</pubDate>
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		<title>Commentaires sur La babélisation du Québec par koval</title>
		<link>http://martinbeaudinlecours.com/2008/07/04/la-babelisation-du-quebec/#comment-1031</link>
		<dc:creator>koval</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jul 2008 18:44:22 +0000</pubDate>
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		<description>Les données sur les langues officielles se fondent sur une auto-évaluation par les recensés de leur capacité de parler les deux langues officielles.

Il s'agit de la même question qu'aux recensements de 2001, de 1996 et de 1991.

Les instructions suivantes étaient fournies aux recensés dans le Guide du Recensement de 2006.

Cochez le français ou l'anglais seulement si la personne peut soutenir une conversation assez longue sur divers sujets dans cette langue.

Référence, stat can voici le lien

http://www12.statcan.ca/francais/census06/reference/dictionary/pop055a.cfm

Voici le tableau correspondant pour mon mantra de 95.4%

http://www12.statcan.ca/francais/census06/data/topics/RetrieveProductTable.cfm?ALEVEL=3&#38;APATH=3&#38;CATNO=97-555-XCB2006009&#38;DETAIL=0&#38;DIM=&#38;DS=99&#38;FL=0&#38;FREE=0&#38;GAL=&#38;GC=99&#38;GK=NA&#38;GRP=0&#38;IPS=97-555-XCB2006009&#38;METH=0&#38;ORDER=&#38;PID=89188&#38;PTYPE=88971&#38;RL=0&#38;S=1&#38;ShowAll=&#38;StartRow=&#38;SUB=&#38;Temporal=2006&#38;Theme=70&#38;VID=&#38;VNAMEE=&#38;VNAMEF=&#38;GID=837953


Remarquez la question tout de même assez précise."Soutenir une conversation assez longue sur divers sujets dans cette langue". J'ai à peu près le même niveau que vous en anglais et j'aurais coché non pour l'anglais.

Il y a possiblement quelques sur évaluations sur la connaissance du français si certains anglophones se déclarent trop facilement bilingues. Admettons que vous ayez raison et que sur les 20% d'anglos, une personne sur 5 soit malhonnête sur ce sujet, ça nous donne encore un taux de 91% de gens qui connaissent bien le français. En fait, quand vous dites que la province est constituée de 20% d’anglos, moi je n’ai aucune difficulté à croire que les 3/4 de ces gens sont bilingues. Donc on a 80% de franco et 15% d’anglos bilingues. Ça donne pas mal 94.5%. Je crois vraiment que ces chiffres sont réels. 

C'est basé sur le sondage de un cinquième de la population (le formulaire détaillé). Ce sondage comprend donc environ 1.5 million de Québécois.

Si vous qualifiez ces chiffres de non valables, je ne sais pas comment on va mesurer tout ça. Un mantra Stat Can! pfff

Deuxième point, je reconnais complètement le travail qu'a fait le PQ pour la langue, le changement de cap à l'époque était nécessaire. Je vous parle du présent et du futur.

Troisième point. Quand je parlais de l'Ontario, ce n'était pas des francophones, j'aurais du être plus claire. Je parlais des anglais qui ne parlent jamais en français pour se trouver "in" devant les autres. 

Quatrième point, Mme Marois pourrait être premier ministre sans être bilingue je suis d’accord finalement, ce n’est pas ça qui changerais mon avis sur elle.

Cinquième point, les arguments et slogans du référendum 1980 étaient à mon souvenir des trucs positifs comme « À partir d’aujourd’hui, demain nous appartient », la fierté québécoise. Je ne me souviens pas avoir entendu les propos populistes ambiants actuels de la part René Levesque. En tout cas, il me semble que le message public à cette époque n’était pas basé sur la peur. À cette époque, seuls les Témoins de Jéhovah nous faisaient peur avec ça.

Désolée, je n’embarque pas dans ce discours populiste.

Servez-moi autre chose (je parle aux politiciens).</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Les données sur les langues officielles se fondent sur une auto-évaluation par les recensés de leur capacité de parler les deux langues officielles.</p>
<p>Il s&#8217;agit de la même question qu&#8217;aux recensements de 2001, de 1996 et de 1991.</p>
<p>Les instructions suivantes étaient fournies aux recensés dans le Guide du Recensement de 2006.</p>
<p>Cochez le français ou l&#8217;anglais seulement si la personne peut soutenir une conversation assez longue sur divers sujets dans cette langue.</p>
<p>Référence, stat can voici le lien</p>
<p><a href="http://www12.statcan.ca/francais/census06/reference/dictionary/pop055a.cfm" rel="nofollow">http://www12.statcan.ca/francais/census06/reference/dictionary/pop055a.cfm</a></p>
<p>Voici le tableau correspondant pour mon mantra de 95.4%</p>
<p><a href="http://www12.statcan.ca/francais/census06/data/topics/RetrieveProductTable.cfm?ALEVEL=3&amp;APATH=3&amp;CATNO=97-555-XCB2006009&amp;DETAIL=0&amp;DIM=&amp;DS=99&amp;FL=0&amp;FREE=0&amp;GAL=&amp;GC=99&amp;GK=NA&amp;GRP=0&amp;IPS=97-555-XCB2006009&amp;METH=0&amp;ORDER=&amp;PID=89188&amp;PTYPE=88971&amp;RL=0&amp;S=1&amp;ShowAll=&amp;StartRow=&amp;SUB=&amp;Temporal=2006&amp;Theme=70&amp;VID=&amp;VNAMEE=&amp;VNAMEF=&amp;GID=837953" rel="nofollow">http://www12.statcan.ca/francais/census06/data/topics/RetrieveProductTable.cfm?ALEVEL=3&amp;APATH=3&amp;CATNO=97-555-XCB2006009&amp;DETAIL=0&amp;DIM=&amp;DS=99&amp;FL=0&amp;FREE=0&amp;GAL=&amp;GC=99&amp;GK=NA&amp;GRP=0&amp;IPS=97-555-XCB2006009&amp;METH=0&amp;ORDER=&amp;PID=89188&amp;PTYPE=88971&amp;RL=0&amp;S=1&amp;ShowAll=&amp;StartRow=&amp;SUB=&amp;Temporal=2006&amp;Theme=70&amp;VID=&amp;VNAMEE=&amp;VNAMEF=&amp;GID=837953</a></p>
<p>Remarquez la question tout de même assez précise.&#8221;Soutenir une conversation assez longue sur divers sujets dans cette langue&#8221;. J&#8217;ai à peu près le même niveau que vous en anglais et j&#8217;aurais coché non pour l&#8217;anglais.</p>
<p>Il y a possiblement quelques sur évaluations sur la connaissance du français si certains anglophones se déclarent trop facilement bilingues. Admettons que vous ayez raison et que sur les 20% d&#8217;anglos, une personne sur 5 soit malhonnête sur ce sujet, ça nous donne encore un taux de 91% de gens qui connaissent bien le français. En fait, quand vous dites que la province est constituée de 20% d’anglos, moi je n’ai aucune difficulté à croire que les 3/4 de ces gens sont bilingues. Donc on a 80% de franco et 15% d’anglos bilingues. Ça donne pas mal 94.5%. Je crois vraiment que ces chiffres sont réels. </p>
<p>C&#8217;est basé sur le sondage de un cinquième de la population (le formulaire détaillé). Ce sondage comprend donc environ 1.5 million de Québécois.</p>
<p>Si vous qualifiez ces chiffres de non valables, je ne sais pas comment on va mesurer tout ça. Un mantra Stat Can! pfff</p>
<p>Deuxième point, je reconnais complètement le travail qu&#8217;a fait le PQ pour la langue, le changement de cap à l&#8217;époque était nécessaire. Je vous parle du présent et du futur.</p>
<p>Troisième point. Quand je parlais de l&#8217;Ontario, ce n&#8217;était pas des francophones, j&#8217;aurais du être plus claire. Je parlais des anglais qui ne parlent jamais en français pour se trouver &#8220;in&#8221; devant les autres. </p>
<p>Quatrième point, Mme Marois pourrait être premier ministre sans être bilingue je suis d’accord finalement, ce n’est pas ça qui changerais mon avis sur elle.</p>
<p>Cinquième point, les arguments et slogans du référendum 1980 étaient à mon souvenir des trucs positifs comme « À partir d’aujourd’hui, demain nous appartient », la fierté québécoise. Je ne me souviens pas avoir entendu les propos populistes ambiants actuels de la part René Levesque. En tout cas, il me semble que le message public à cette époque n’était pas basé sur la peur. À cette époque, seuls les Témoins de Jéhovah nous faisaient peur avec ça.</p>
<p>Désolée, je n’embarque pas dans ce discours populiste.</p>
<p>Servez-moi autre chose (je parle aux politiciens).</p>
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	<item>
		<title>Commentaires sur La babélisation du Québec par Martin</title>
		<link>http://martinbeaudinlecours.com/2008/07/04/la-babelisation-du-quebec/#comment-1030</link>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jul 2008 17:29:59 +0000</pubDate>
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		<description>C'est sûr que l'avenir est imprévisible. Et certainement que 50 ans est trop court pour une "disparition de la culture canadienne-française". Sans compter que même si le Québec en venait à ne plus compter une seule personne parlant français, il est probable que la poutine et certains autres éléments de notre culture perdureraient.

Pierre Falardeau devait dire ce qu'il disait bien avant le moment où vous l'avez entendu, car cette crainte de la disparition de notre culture était la préoccupation première des souverainistes depuis le début du mouvement et, je crois bien, le thème principal du premier référendum. Avant la loi 101, il y avait certainement de quoi s'inquiéter dans la région de Montréal! Peut-être pas à Québec et au Lac Saint-Jean, mais à Montréal et sur toute la péripéphérie du territoire québécois, l'anglais progressait au détriment du français. Évidemment, ça ne voulait pas dire qu'un francophone se transformait du jour au lendemain en anglophone! Mais ça voulait dire des mots anglais, des tournures de phrases anglaises, plus de consommation de produits américains, etc. Suffit de regarder n'importe quel film du début des années 70 avec Jean Lapointe pour constater la piètre qualité du français des montréalais d'alors!

Vous répétez, comme un mantra (tant qu'à utiliser encore ce mot) votre chiffre de 94,5% de Québécois qui connaissent bien le français. Je ne l'ai pas encore validé et j'en doute. À ma connaissance, les francophones comptent pour 82% des Québécois et beaucoup d'anglophones barragouinent à peine ou même pas du tout le français. Je crois que les anglophones parlent plus français que jamais, mais je doute fortement que ce soit 94,5% des Québécois qui peuvent effectivement soutenir une conversation en français, à moins que conversation signifie pouvoir commander un hot-dog. Je ne connais pas en détail la méthode de Statistiques Canada, mais à ce que je sache, ce sont les répondants eux-mêmes qui affirment si oui ou non ils sont capables de parler telle ou telle langue. Dans un pays qui valorise à l'excès le bilinguisme, il y a de fortes chances que des gens de Québec qui parlent jamais l'anglais, mais écoutent des films américains, prétendent maîtriser l'anglais. Et il y a de fortes chances que beaucoup de Montréalais anglophones prétendent pouvoir discuter en français sans plus le faire. Ne pas être bilingue est mal vu au Canada, ne pas connaître la langue internationale qu'est l'anglais est mal vu, et il est mal vu de ne pas parler français au Québec. Pour moi, ce sont des raisons suffisantes pour se méfier de ces chiffres s'ils sont basés sur des déclarations volontaires. Moi-même, puisque je n'en fait pas de complexes, je ne me prétend pas bilingue même si je peux lire à peu près tout, même des thèses universitaires ou des manuels très techniques, en anglais. 

Marois peut être ou ne pas être bilingue dans la vie, peut avoir à négocier ou pas avec "les Anglais", ça ne change en rien le fait que le chef de l'État québécois pourrait faire comme la quasi-totalité des chefs d'États et se contenter de donner des conférences de presse et des discours dans la langue officielle de l'État. Je suis loin d'être convaincu que les Américains qui négocient des affaires au Japon le font directement en japonais. Je suis loin d'être convaincu que l'ALÉNA n'a été négociée que par des gens parlant et le français, et l'anglais et l'espagnol! Autrement dit, Marois n'a aucunement besoin de parler elle-même l'anglais ni dans sa fonction actuelle, ni dans celle éventuelle de Premier Ministre, ni dans celle d'une Premier Ministre devant négocier avec le Canada anglais. Suffit de bons interprètes, et en théorie, il devrait y avoir plein le Québec et plein l'Ontario. Je le réaffirme: on n'a pas besoin d'être bilingue pour réussir dans la vie, et au Québec la connaissance de l'anglais ne devrait pas être nécessaire non plus.

Les francophones de l'Ontario survivent encore en tant que francophones, mais pour combien de temps? Ils représentent 5% de la population ontarienne, profitant du fait qu'Ottawa et la plupart des appareils gouvernementaux se doivent d'être bilingues, regroupés dans des villages du Nord de l'Ontario. Quand leurs enfants iront travailler en ville, et qu'ils auront des enfants et ceux-ci des enfants, ces derniers connaîtront-ils même un seul mot de français s'il n'est pas déjà dans le dictionnaire anglais? J'en doute aussi très fortement pour la simple raison que nos ancêtres canadiens-français émmigrés dans un milieu anglophone, surtout en Nouvelle-Angleterre, ont oublié le français en trois générations à peu près. Pour la simple raison que le français en Louisiane et ailleurs, s'il n'est pas complètement disparu, est créolisé est n'a plus qu'une valeur folklorique.

Sans la pression nationaliste des dernières décennies, nous serions déjà plus près d'une dangeureuse marginalisation des francophones. C'est bien sûr que même dans les pires conditions, le Saguenay et la région de Québec ne sont pas près de devenir anglophones ou même créoles. Mais en Estrie, en Beauce, en Outaouais, à Montréal, dans le Nord québécois où les Amérindiens ne parlent pas français... Le "pays du Québec", celui d'origine canadienne-française qui aurait pu devenir un vrai pays à la face du monde, ne serait alors réduit qu'à peau de chagrin.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est sûr que l&#8217;avenir est imprévisible. Et certainement que 50 ans est trop court pour une &#8220;disparition de la culture canadienne-française&#8221;. Sans compter que même si le Québec en venait à ne plus compter une seule personne parlant français, il est probable que la poutine et certains autres éléments de notre culture perdureraient.</p>
<p>Pierre Falardeau devait dire ce qu&#8217;il disait bien avant le moment où vous l&#8217;avez entendu, car cette crainte de la disparition de notre culture était la préoccupation première des souverainistes depuis le début du mouvement et, je crois bien, le thème principal du premier référendum. Avant la loi 101, il y avait certainement de quoi s&#8217;inquiéter dans la région de Montréal! Peut-être pas à Québec et au Lac Saint-Jean, mais à Montréal et sur toute la péripéphérie du territoire québécois, l&#8217;anglais progressait au détriment du français. Évidemment, ça ne voulait pas dire qu&#8217;un francophone se transformait du jour au lendemain en anglophone! Mais ça voulait dire des mots anglais, des tournures de phrases anglaises, plus de consommation de produits américains, etc. Suffit de regarder n&#8217;importe quel film du début des années 70 avec Jean Lapointe pour constater la piètre qualité du français des montréalais d&#8217;alors!</p>
<p>Vous répétez, comme un mantra (tant qu&#8217;à utiliser encore ce mot) votre chiffre de 94,5% de Québécois qui connaissent bien le français. Je ne l&#8217;ai pas encore validé et j&#8217;en doute. À ma connaissance, les francophones comptent pour 82% des Québécois et beaucoup d&#8217;anglophones barragouinent à peine ou même pas du tout le français. Je crois que les anglophones parlent plus français que jamais, mais je doute fortement que ce soit 94,5% des Québécois qui peuvent effectivement soutenir une conversation en français, à moins que conversation signifie pouvoir commander un hot-dog. Je ne connais pas en détail la méthode de Statistiques Canada, mais à ce que je sache, ce sont les répondants eux-mêmes qui affirment si oui ou non ils sont capables de parler telle ou telle langue. Dans un pays qui valorise à l&#8217;excès le bilinguisme, il y a de fortes chances que des gens de Québec qui parlent jamais l&#8217;anglais, mais écoutent des films américains, prétendent maîtriser l&#8217;anglais. Et il y a de fortes chances que beaucoup de Montréalais anglophones prétendent pouvoir discuter en français sans plus le faire. Ne pas être bilingue est mal vu au Canada, ne pas connaître la langue internationale qu&#8217;est l&#8217;anglais est mal vu, et il est mal vu de ne pas parler français au Québec. Pour moi, ce sont des raisons suffisantes pour se méfier de ces chiffres s&#8217;ils sont basés sur des déclarations volontaires. Moi-même, puisque je n&#8217;en fait pas de complexes, je ne me prétend pas bilingue même si je peux lire à peu près tout, même des thèses universitaires ou des manuels très techniques, en anglais. </p>
<p>Marois peut être ou ne pas être bilingue dans la vie, peut avoir à négocier ou pas avec &#8220;les Anglais&#8221;, ça ne change en rien le fait que le chef de l&#8217;État québécois pourrait faire comme la quasi-totalité des chefs d&#8217;États et se contenter de donner des conférences de presse et des discours dans la langue officielle de l&#8217;État. Je suis loin d&#8217;être convaincu que les Américains qui négocient des affaires au Japon le font directement en japonais. Je suis loin d&#8217;être convaincu que l&#8217;ALÉNA n&#8217;a été négociée que par des gens parlant et le français, et l&#8217;anglais et l&#8217;espagnol! Autrement dit, Marois n&#8217;a aucunement besoin de parler elle-même l&#8217;anglais ni dans sa fonction actuelle, ni dans celle éventuelle de Premier Ministre, ni dans celle d&#8217;une Premier Ministre devant négocier avec le Canada anglais. Suffit de bons interprètes, et en théorie, il devrait y avoir plein le Québec et plein l&#8217;Ontario. Je le réaffirme: on n&#8217;a pas besoin d&#8217;être bilingue pour réussir dans la vie, et au Québec la connaissance de l&#8217;anglais ne devrait pas être nécessaire non plus.</p>
<p>Les francophones de l&#8217;Ontario survivent encore en tant que francophones, mais pour combien de temps? Ils représentent 5% de la population ontarienne, profitant du fait qu&#8217;Ottawa et la plupart des appareils gouvernementaux se doivent d&#8217;être bilingues, regroupés dans des villages du Nord de l&#8217;Ontario. Quand leurs enfants iront travailler en ville, et qu&#8217;ils auront des enfants et ceux-ci des enfants, ces derniers connaîtront-ils même un seul mot de français s&#8217;il n&#8217;est pas déjà dans le dictionnaire anglais? J&#8217;en doute aussi très fortement pour la simple raison que nos ancêtres canadiens-français émmigrés dans un milieu anglophone, surtout en Nouvelle-Angleterre, ont oublié le français en trois générations à peu près. Pour la simple raison que le français en Louisiane et ailleurs, s&#8217;il n&#8217;est pas complètement disparu, est créolisé est n&#8217;a plus qu&#8217;une valeur folklorique.</p>
<p>Sans la pression nationaliste des dernières décennies, nous serions déjà plus près d&#8217;une dangeureuse marginalisation des francophones. C&#8217;est bien sûr que même dans les pires conditions, le Saguenay et la région de Québec ne sont pas près de devenir anglophones ou même créoles. Mais en Estrie, en Beauce, en Outaouais, à Montréal, dans le Nord québécois où les Amérindiens ne parlent pas français&#8230; Le &#8220;pays du Québec&#8221;, celui d&#8217;origine canadienne-française qui aurait pu devenir un vrai pays à la face du monde, ne serait alors réduit qu&#8217;à peau de chagrin.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur La babélisation du Québec par koval</title>
		<link>http://martinbeaudinlecours.com/2008/07/04/la-babelisation-du-quebec/#comment-1029</link>
		<dc:creator>koval</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jul 2008 13:29:24 +0000</pubDate>
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		<description>@Martin

Je déplore les discours très affirmatifs à l’effet qu'on va disparaître dans 50 ans. Ce qui devient un mantra Québécois. La première fois que j’ai entendu ça, c’était de Pierre Falardeau il y a 5 ans. Ça m’avait secouée mais venant d’un pamphlétaire, j’ai relativisé.

Je ne crois vraiment pas à ça, à moins qu’on travaille très mal et contre nous. Faudrait être vraiment des imbéciles pour disparaître dans 50 ans. Si c’est le cas (nous sommes imbéciles) nous ne mériterons que ça (de disparaître), comme toutes les cultures trop faibles. J’ai trop une grande estime pour ce que nous sommes pour croire à des idioties pareilles.

Quant à Marois, je considère qu’elle doit être bilingue pour occuper sa fonction étant donné le dialogue et les négociations féroces que le PQ entrevoit avec Ottawa.

Si on se comporte avec notre langue comme les Ontariens, notre culture sera assurée, et les immigrants apprendront plus vite le français. (Je ne nie pas que quelques ajustements légaux puissent être nécessaires).

À 94.5% de gens connaissant le français, je considère que le Québec est un des pays les plus unilingues au monde.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@Martin</p>
<p>Je déplore les discours très affirmatifs à l’effet qu&#8217;on va disparaître dans 50 ans. Ce qui devient un mantra Québécois. La première fois que j’ai entendu ça, c’était de Pierre Falardeau il y a 5 ans. Ça m’avait secouée mais venant d’un pamphlétaire, j’ai relativisé.</p>
<p>Je ne crois vraiment pas à ça, à moins qu’on travaille très mal et contre nous. Faudrait être vraiment des imbéciles pour disparaître dans 50 ans. Si c’est le cas (nous sommes imbéciles) nous ne mériterons que ça (de disparaître), comme toutes les cultures trop faibles. J’ai trop une grande estime pour ce que nous sommes pour croire à des idioties pareilles.</p>
<p>Quant à Marois, je considère qu’elle doit être bilingue pour occuper sa fonction étant donné le dialogue et les négociations féroces que le PQ entrevoit avec Ottawa.</p>
<p>Si on se comporte avec notre langue comme les Ontariens, notre culture sera assurée, et les immigrants apprendront plus vite le français. (Je ne nie pas que quelques ajustements légaux puissent être nécessaires).</p>
<p>À 94.5% de gens connaissant le français, je considère que le Québec est un des pays les plus unilingues au monde.</p>
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	<item>
		<title>Commentaires sur La babélisation du Québec par Martin</title>
		<link>http://martinbeaudinlecours.com/2008/07/04/la-babelisation-du-quebec/#comment-1028</link>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Jul 2008 04:31:45 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://martinbeaudinlecours.com/?p=535#comment-1028</guid>
		<description>Je ne veux pas vous insulter, Christian, et je vous fais mes excuses à l'avance car je serai rude. 

Votre commentaire illustre tout à fait ce que je crains, ce à quoi pourrait ressembler le français des Québécois dans quelques générations. J'ai même eu de la difficulté à comprendre votre premier paragraphe! Je vous soupçonne de venir d'une petite communauté francophone qui se bât vaillement pour que le fait français survive, mais qui est en train de perdre la bataille, comme les Louisianais l'ont perdue. Et ça me fait très mal de l'écrire.

Pauline Marois parlait sans accent au 400e? Alors elle s'est grandement améliorée! On s'était moqué d'elle sans vergognes, il y a quelques mois, suite à une conférence de presse où elle avait tenté de répondre à une question en anglais! Cherchez sur YouTube, les anti-pékisses n'ont pas râté une occasion de se foutre de sa gueule! Je comprendrais Marois d'avoir ensuite suivi des ateliers de conversation anglaise!

Si vous voulez connaître mon opinion sur le bilinguisme, c'est &lt;a href="http://martinbeaudinlecours.com/2008/02/11/du-bilinguisme/" rel="nofollow"&gt;par ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://martinbeaudinlecours.com/2008/02/16/bilinguisme-je-te-conchie/" rel="nofollow"&gt;par là&lt;/a&gt;. Si j'étais à la place de Marois, ou si j'étais chef du gouvernement québécois, je ne parlerais que le français et je m'adjoindrais des interprètes, voilà! Et &lt;a href="http://martinbeaudinlecours.com/2008/03/03/vlb-vaincre-les-bilinguistes/" rel="nofollow"&gt;je me suis immédiatement dit en désaccord&lt;/a&gt; avec l'affirmation plus ou moins bien rapportée de Marois selon laquelle tous les Québécois devraient devenir bilingues. Alors ce n'est pas elle qui va m'empêcher de rêver à un Québec souverain et francophone. Et, malheureusement, il ne faut surtout pas trop se fier à elle pour bien représenter les souverainistes!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne veux pas vous insulter, Christian, et je vous fais mes excuses à l&#8217;avance car je serai rude. </p>
<p>Votre commentaire illustre tout à fait ce que je crains, ce à quoi pourrait ressembler le français des Québécois dans quelques générations. J&#8217;ai même eu de la difficulté à comprendre votre premier paragraphe! Je vous soupçonne de venir d&#8217;une petite communauté francophone qui se bât vaillement pour que le fait français survive, mais qui est en train de perdre la bataille, comme les Louisianais l&#8217;ont perdue. Et ça me fait très mal de l&#8217;écrire.</p>
<p>Pauline Marois parlait sans accent au 400e? Alors elle s&#8217;est grandement améliorée! On s&#8217;était moqué d&#8217;elle sans vergognes, il y a quelques mois, suite à une conférence de presse où elle avait tenté de répondre à une question en anglais! Cherchez sur YouTube, les anti-pékisses n&#8217;ont pas râté une occasion de se foutre de sa gueule! Je comprendrais Marois d&#8217;avoir ensuite suivi des ateliers de conversation anglaise!</p>
<p>Si vous voulez connaître mon opinion sur le bilinguisme, c&#8217;est <a href="http://martinbeaudinlecours.com/2008/02/11/du-bilinguisme/" rel="nofollow">par ici</a> et <a href="http://martinbeaudinlecours.com/2008/02/16/bilinguisme-je-te-conchie/" rel="nofollow">par là</a>. Si j&#8217;étais à la place de Marois, ou si j&#8217;étais chef du gouvernement québécois, je ne parlerais que le français et je m&#8217;adjoindrais des interprètes, voilà! Et <a href="http://martinbeaudinlecours.com/2008/03/03/vlb-vaincre-les-bilinguistes/" rel="nofollow">je me suis immédiatement dit en désaccord</a> avec l&#8217;affirmation plus ou moins bien rapportée de Marois selon laquelle tous les Québécois devraient devenir bilingues. Alors ce n&#8217;est pas elle qui va m&#8217;empêcher de rêver à un Québec souverain et francophone. Et, malheureusement, il ne faut surtout pas trop se fier à elle pour bien représenter les souverainistes!</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur La droite contre Dumont par Martin</title>
		<link>http://martinbeaudinlecours.com/2008/06/29/la-droite-contre-dumont/#comment-1027</link>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Jul 2008 04:06:39 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://martinbeaudinlecours.com/?p=528#comment-1027</guid>
		<description>&lt;blockquote&gt;Ce genre de classification me plait et m’aide à comprendre rapidement où les idéologies se situent.&lt;/blockquote&gt;

Ci-haut, je vous avais déjà suggéré deux liens sur cette classification avec deux axes. Ça fait longtemps, peut-être trois ou quatre ans, que je l'ai découverte. C'est mieux, mais je m'en méfie encore, car venant de libertariens vendant leur salade. En partant, je ne suis pas si sûr qu'on doive opposer "étatisme" à "libéralisme". Mais je le cite souvent, pour montrer que je ne suis ni dans les patates, ni seul, à tenter de dépasser la dichotomie gauche-droite. Et je me dis: s'il peut y avoir deux axes, pourquoi pas trois?

&lt;blockquote&gt;Je dirais que je suis chez Ségolène&lt;/blockquote&gt;

Oui, je m'en doutais. Ségolène qui ne veux rien savoir d'admettre qu'un libéral puisse être progressiste ou de gauche. Pourtant, quand on connaît son histoire... Le néolibéralisme, par contre, c'est autre chose...

&lt;blockquote&gt;Je vous situe dans la bulle mauve la plus haute (à moins que je ne vous comprenne pas du tout).&lt;/blockquote&gt;

"Vous", c'est moi? Votre deuxième essai est meilleur.

C'est de valeur, je ne les ai pas avec moi à Québec, mais j'avais conservé les graphiques indiquant où me situaient deux tests américains. Les deux me situaient à peu près au centre sur l'axe libéralisme/étatisme et plus à gauche sur l'axe classique gauche/droite. Sur un des tests, on me plaçait près de Gandhi. Sur votre carte française, je serais près de Kohn-Bendit, que je n'endosse aucunement car je ne le connais absolument pas. Je posterai ces graphiques quand je reviendrai à Montréal.

Vous pouvez vous amuser avec un de ces tests, si vous êtes à l'aise en anglais, ici: http://www.politicalcompass.org/</description>
		<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Ce genre de classification me plait et m’aide à comprendre rapidement où les idéologies se situent.</p></blockquote>
<p>Ci-haut, je vous avais déjà suggéré deux liens sur cette classification avec deux axes. Ça fait longtemps, peut-être trois ou quatre ans, que je l&#8217;ai découverte. C&#8217;est mieux, mais je m&#8217;en méfie encore, car venant de libertariens vendant leur salade. En partant, je ne suis pas si sûr qu&#8217;on doive opposer &#8220;étatisme&#8221; à &#8220;libéralisme&#8221;. Mais je le cite souvent, pour montrer que je ne suis ni dans les patates, ni seul, à tenter de dépasser la dichotomie gauche-droite. Et je me dis: s&#8217;il peut y avoir deux axes, pourquoi pas trois?</p>
<blockquote><p>Je dirais que je suis chez Ségolène</p></blockquote>
<p>Oui, je m&#8217;en doutais. Ségolène qui ne veux rien savoir d&#8217;admettre qu&#8217;un libéral puisse être progressiste ou de gauche. Pourtant, quand on connaît son histoire&#8230; Le néolibéralisme, par contre, c&#8217;est autre chose&#8230;</p>
<blockquote><p>Je vous situe dans la bulle mauve la plus haute (à moins que je ne vous comprenne pas du tout).</p></blockquote>
<p>&#8220;Vous&#8221;, c&#8217;est moi? Votre deuxième essai est meilleur.</p>
<p>C&#8217;est de valeur, je ne les ai pas avec moi à Québec, mais j&#8217;avais conservé les graphiques indiquant où me situaient deux tests américains. Les deux me situaient à peu près au centre sur l&#8217;axe libéralisme/étatisme et plus à gauche sur l&#8217;axe classique gauche/droite. Sur un des tests, on me plaçait près de Gandhi. Sur votre carte française, je serais près de Kohn-Bendit, que je n&#8217;endosse aucunement car je ne le connais absolument pas. Je posterai ces graphiques quand je reviendrai à Montréal.</p>
<p>Vous pouvez vous amuser avec un de ces tests, si vous êtes à l&#8217;aise en anglais, ici: <a href="http://www.politicalcompass.org/" rel="nofollow">http://www.politicalcompass.org/</a></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur La droite contre Dumont par koval</title>
		<link>http://martinbeaudinlecours.com/2008/06/29/la-droite-contre-dumont/#comment-1026</link>
		<dc:creator>koval</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2008 12:27:59 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://martinbeaudinlecours.com/?p=528#comment-1026</guid>
		<description>Non, je me trompe, vous vous situez probablement dans la bulle plein centre, ainsi, comme vous disiez, nous ne serions pas très éloignés politiquement parlant si on se fie à ce plan et si je vous situe bien.

Excusez mes obsessions à vouloir situer les choses clairement. Je ne maitrîse pas toute ces notions et ces courants de pensée. Je suis un peu plus politisée que la moyenne des ours mais sûrement pas une experte.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Non, je me trompe, vous vous situez probablement dans la bulle plein centre, ainsi, comme vous disiez, nous ne serions pas très éloignés politiquement parlant si on se fie à ce plan et si je vous situe bien.</p>
<p>Excusez mes obsessions à vouloir situer les choses clairement. Je ne maitrîse pas toute ces notions et ces courants de pensée. Je suis un peu plus politisée que la moyenne des ours mais sûrement pas une experte.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur La droite contre Dumont par koval</title>
		<link>http://martinbeaudinlecours.com/2008/06/29/la-droite-contre-dumont/#comment-1025</link>
		<dc:creator>koval</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2008 12:03:13 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://martinbeaudinlecours.com/?p=528#comment-1025</guid>
		<description>Ce genre de classification me plait et m'aide à comprendre rapidement où les idéologies se situent.

Je dirais que je suis chez Ségolène, je vous situe dans la bulle mauve la plus haute (à moins que je ne vous comprenne pas du tout).

http://www.gaucheliberale.org/post/2008/04/16/Carte-2D-du-paysage-Politique-Francais-mise-a-jour

Pourquoi pas cette classification où on n'a pas enlevé l'axe gauche droite mais ajouté un axe. De toute façon, c'était à peu près de cette façon que je classifiais les partis de façon naturelle.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Ce genre de classification me plait et m&#8217;aide à comprendre rapidement où les idéologies se situent.</p>
<p>Je dirais que je suis chez Ségolène, je vous situe dans la bulle mauve la plus haute (à moins que je ne vous comprenne pas du tout).</p>
<p><a href="http://www.gaucheliberale.org/post/2008/04/16/Carte-2D-du-paysage-Politique-Francais-mise-a-jour" rel="nofollow">http://www.gaucheliberale.org/post/2008/04/16/Carte-2D-du-paysage-Politique-Francais-mise-a-jour</a></p>
<p>Pourquoi pas cette classification où on n&#8217;a pas enlevé l&#8217;axe gauche droite mais ajouté un axe. De toute façon, c&#8217;était à peu près de cette façon que je classifiais les partis de façon naturelle.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur La babélisation du Québec par Christian</title>
		<link>http://martinbeaudinlecours.com/2008/07/04/la-babelisation-du-quebec/#comment-1024</link>
		<dc:creator>Christian</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Jul 2008 20:38:33 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://martinbeaudinlecours.com/?p=535#comment-1024</guid>
		<description>&lt;blockquote&gt;C’est un fait qu’une des motivations à faire la souveraineté du Québec est la crainte que notre culture francophone d’origine canadienne-française soit submergée et diluée dans cet environnement anglophone qu’est l’Amériq&lt;/blockquote&gt;

Je ne comprends pas cette crainte.

Les péquistes affichent tous des identités de «bailingues» à l'image de Justin Trudeau. Et des appartenances canadian, en maintenant l'anglo-américain obligatoire à l'école française de 6 à 20 ans. Sinon pas de diplôme. Ainsi que le maintient de ce régime d'apartheid canadian, une deuxième société d'accueil anglo-canadienne paralelle et indépendante aux frais de la majorité française.

Quand l'on voit et entend la cheffe du PQ, Pauline Marois, changer de langue et répondre en anglo-américain, sans accent français, aux journalistes de la CTV, lors des cérémonies du 400 à Québec, ça me remémore Justin Trudeau et la politique de son illustre père. Il n'y a plus de distinction entre québécoise et canadienne. C'est de la canadienne.

Cette souveraineté maroiiste et ses semblables, ressemble étrangement à une image d'un New Brunswick indépendant. Deux langue et deux cultures. Quel est l'avantage de réaliser la séparation, alors ?...

ch</description>
		<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>C’est un fait qu’une des motivations à faire la souveraineté du Québec est la crainte que notre culture francophone d’origine canadienne-française soit submergée et diluée dans cet environnement anglophone qu’est l’Amériq</p></blockquote>
<p>Je ne comprends pas cette crainte.</p>
<p>Les péquistes affichent tous des identités de «bailingues» à l&#8217;image de Justin Trudeau. Et des appartenances canadian, en maintenant l&#8217;anglo-américain obligatoire à l&#8217;école française de 6 à 20 ans. Sinon pas de diplôme. Ainsi que le maintient de ce régime d&#8217;apartheid canadian, une deuxième société d&#8217;accueil anglo-canadienne paralelle et indépendante aux frais de la majorité française.</p>
<p>Quand l&#8217;on voit et entend la cheffe du PQ, Pauline Marois, changer de langue et répondre en anglo-américain, sans accent français, aux journalistes de la CTV, lors des cérémonies du 400 à Québec, ça me remémore Justin Trudeau et la politique de son illustre père. Il n&#8217;y a plus de distinction entre québécoise et canadienne. C&#8217;est de la canadienne.</p>
<p>Cette souveraineté maroiiste et ses semblables, ressemble étrangement à une image d&#8217;un New Brunswick indépendant. Deux langue et deux cultures. Quel est l&#8217;avantage de réaliser la séparation, alors ?&#8230;</p>
<p>ch</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur La babélisation du Québec par Martin</title>
		<link>http://martinbeaudinlecours.com/2008/07/04/la-babelisation-du-quebec/#comment-1023</link>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Jul 2008 16:59:12 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://martinbeaudinlecours.com/?p=535#comment-1023</guid>
		<description>Va me falloir y revenir. Je discerne dans vos propos, koval, des contradictions, dans les miens aussi.

Mais je pars pour Québec. Aujourd'hui, j'ai les ailes d'un ange, comme chantait Charlebois!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Va me falloir y revenir. Je discerne dans vos propos, koval, des contradictions, dans les miens aussi.</p>
<p>Mais je pars pour Québec. Aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai les ailes d&#8217;un ange, comme chantait Charlebois!</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur La babélisation du Québec par Martin</title>
		<link>http://martinbeaudinlecours.com/2008/07/04/la-babelisation-du-quebec/#comment-1022</link>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Jul 2008 16:04:32 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://martinbeaudinlecours.com/?p=535#comment-1022</guid>
		<description>L'autre fois, dans notre autre discussion, j'ai failli utiliser moi aussi cette image des enfants de mes petits-enfants qui ne comprendraient pas ce que j'aurais écrit ou laissé d'autre comme héritage en français. C'est un fait qu'une des motivations à faire la souveraineté du Québec est la crainte que notre culture francophone d'origine canadienne-française soit submergée et diluée dans cet environnement anglophone qu'est l'Amérique. Faut quand même pas se fermer les yeux et s'imaginer dans un monde avec Bambi et des éléphants roses volants! Les Québécois avaient cette crainte avant la Loi 101, et il n'y a encore aucune raison de ne pas le craindre trente ans plus tard! Les chiffres que vous citez disent qu'il n'y a eu aucun changement en cinq ans, ce qui n'est pas bien grave en soit, mais c'est sur la durée que ça nous intéresse!

Je n'ai pas lu le rapport de l'OQLF, en qui j'ai confiance, mais j'ai lu l'article du Devoir que je vous avais pointé, en qui j'ai aussi confiance:

&lt;blockquote&gt;S'il est vrai que les transferts linguistiques des immigrants en faveur du français depuis trente ans atteignent 58 %, c'est essentiellement le fait d'immigrants de langue maternelle latine ou nés dans les pays de la francophonie. Dans ce groupe, ils sont 87 % à adopter le français dans l'île de Montréal, contre 36 % avant 1971. Chez les autres immigrants -- les Asiatiques (Chinois, Indiens, Pakistanais), les Slaves, les Scandinaves -- les progrès en matière de francisation ont été nuls depuis 30 ans. Ces irréductibles, qui constituent bon an mal 35 % des nouveaux arrivants au Québec, n'apprennent le français que dans une proportion de 15 %, soit le même pourcentage qu'en 1971.

Le CSLF souligne que, dans la région de Montréal, 90 % des francophones travaillent surtout dans leur langue, tandis que c'est le cas de 71 % des anglophones. Environ la moitié des allophones travaillent surtout en français. Or, de ce nombre, les deux tiers des allophones d'influence latine travaillent en français, tandis que 85 % des allophones d'origine autre travaillent en anglais, soit la même proportion qu'il y a 30 ans.&lt;/blockquote&gt;

Me semble que c'est clair!

Et Facal, originaire d'Uruguay en passant, le dit clairement, avec exaspération même, qu'il ne faut pas blâmer les immigrants. À un moment donné… Vous qui aimez nommer un chat, un chat! Facal ne tient pas le même discours que Dumont et ne parle pas d'accommodements déraisonnables, mais de langue. J'avoue que d'une manière ou d'une autre, ça rejoint le malaise identitaire dont ont parlé Taylor et Bouchard et qu'il faut faire attention. Je vous comprend donc: j'ai tout de suite craint que Dumont ait ouvert une boîte de Pandore l'an dernier, mais à part les élucubrations de quelques morons plus pitoyables qu'autre chose, ça n'a pas été si pire que cela quand même! Quoiqu'on ne connaisse pas encore toutes les répercussions de cette hystérie collective et de la tentative de la calmer!

Ce que j'écrivais en &lt;a href="http://martinbeaudinlecours.com/2006/11/24/ca-brasse/" rel="nofollow"&gt;novembre 2006&lt;/a&gt;:

&lt;blockquote&gt;Comme d’habitude, on peut reconnaître à Mario Dumont son sens du flair… ou son opportunisme un peu dangereux. Je suis assez d’accord avec ce qu’il dit, mais concrètement sa clientèle n’est pratiquement jamais confrontée à des accommodements raisonnables! En dehors de Montréal, c’est blanc d’origine canadienne-française à 99%. Et à Montréal, même les blancs d’origine canadienne-française n’en ont rien à foutre de l’ADQ. Ce qui est dangeureux, c’est que l’ADQ surfe sciemment sur un ressentiment et une crainte, et inconsciemment sur l’ignorance d’une population de pure-laines qui n’ont même jamais vu de leurs yeux vu un juif hassidique. Même si je suis d’accord avec l’essence du propos de Mario, je le suis aussi avec la mise en garde de Boisclair et l’analyse de certains: oui la démarche de Dumont frise la démagogie, et oui c’est du populisme. À leur dernier congrès, les adéquistes, déjà étiquettés à droite, ont décidé de s’assumer et de désormais s’afficher comme tel. Mélangez la haine de plusieurs d’entre eux pour les pékissssses, leurs frustrations face à la Métropole et aux métropolitains et ça risque d’être fort laid sur les tribunes téléphoniques. Moi, qui n’ai jamais regretté d’avoir porté les couleurs de l’ADQ, en étant fier même, je risque d’en avoir honte dans les prochains mois.&lt;/blockquote&gt;

</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;autre fois, dans notre autre discussion, j&#8217;ai failli utiliser moi aussi cette image des enfants de mes petits-enfants qui ne comprendraient pas ce que j&#8217;aurais écrit ou laissé d&#8217;autre comme héritage en français. C&#8217;est un fait qu&#8217;une des motivations à faire la souveraineté du Québec est la crainte que notre culture francophone d&#8217;origine canadienne-française soit submergée et diluée dans cet environnement anglophone qu&#8217;est l&#8217;Amérique. Faut quand même pas se fermer les yeux et s&#8217;imaginer dans un monde avec Bambi et des éléphants roses volants! Les Québécois avaient cette crainte avant la Loi 101, et il n&#8217;y a encore aucune raison de ne pas le craindre trente ans plus tard! Les chiffres que vous citez disent qu&#8217;il n&#8217;y a eu aucun changement en cinq ans, ce qui n&#8217;est pas bien grave en soit, mais c&#8217;est sur la durée que ça nous intéresse!</p>
<p>Je n&#8217;ai pas lu le rapport de l&#8217;OQLF, en qui j&#8217;ai confiance, mais j&#8217;ai lu l&#8217;article du Devoir que je vous avais pointé, en qui j&#8217;ai aussi confiance:</p>
<blockquote><p>S&#8217;il est vrai que les transferts linguistiques des immigrants en faveur du français depuis trente ans atteignent 58 %, c&#8217;est essentiellement le fait d&#8217;immigrants de langue maternelle latine ou nés dans les pays de la francophonie. Dans ce groupe, ils sont 87 % à adopter le français dans l&#8217;île de Montréal, contre 36 % avant 1971. Chez les autres immigrants &#8212; les Asiatiques (Chinois, Indiens, Pakistanais), les Slaves, les Scandinaves &#8212; les progrès en matière de francisation ont été nuls depuis 30 ans. Ces irréductibles, qui constituent bon an mal 35 % des nouveaux arrivants au Québec, n&#8217;apprennent le français que dans une proportion de 15 %, soit le même pourcentage qu&#8217;en 1971.</p>
<p>Le CSLF souligne que, dans la région de Montréal, 90 % des francophones travaillent surtout dans leur langue, tandis que c&#8217;est le cas de 71 % des anglophones. Environ la moitié des allophones travaillent surtout en français. Or, de ce nombre, les deux tiers des allophones d&#8217;influence latine travaillent en français, tandis que 85 % des allophones d&#8217;origine autre travaillent en anglais, soit la même proportion qu&#8217;il y a 30 ans.</p></blockquote>
<p>Me semble que c&#8217;est clair!</p>
<p>Et Facal, originaire d&#8217;Uruguay en passant, le dit clairement, avec exaspération même, qu&#8217;il ne faut pas blâmer les immigrants. À un moment donné… Vous qui aimez nommer un chat, un chat! Facal ne tient pas le même discours que Dumont et ne parle pas d&#8217;accommodements déraisonnables, mais de langue. J&#8217;avoue que d&#8217;une manière ou d&#8217;une autre, ça rejoint le malaise identitaire dont ont parlé Taylor et Bouchard et qu&#8217;il faut faire attention. Je vous comprend donc: j&#8217;ai tout de suite craint que Dumont ait ouvert une boîte de Pandore l&#8217;an dernier, mais à part les élucubrations de quelques morons plus pitoyables qu&#8217;autre chose, ça n&#8217;a pas été si pire que cela quand même! Quoiqu&#8217;on ne connaisse pas encore toutes les répercussions de cette hystérie collective et de la tentative de la calmer!</p>
<p>Ce que j&#8217;écrivais en <a href="http://martinbeaudinlecours.com/2006/11/24/ca-brasse/" rel="nofollow">novembre 2006</a>:</p>
<blockquote><p>Comme d’habitude, on peut reconnaître à Mario Dumont son sens du flair… ou son opportunisme un peu dangereux. Je suis assez d’accord avec ce qu’il dit, mais concrètement sa clientèle n’est pratiquement jamais confrontée à des accommodements raisonnables! En dehors de Montréal, c’est blanc d’origine canadienne-française à 99%. Et à Montréal, même les blancs d’origine canadienne-française n’en ont rien à foutre de l’ADQ. Ce qui est dangeureux, c’est que l’ADQ surfe sciemment sur un ressentiment et une crainte, et inconsciemment sur l’ignorance d’une population de pure-laines qui n’ont même jamais vu de leurs yeux vu un juif hassidique. Même si je suis d’accord avec l’essence du propos de Mario, je le suis aussi avec la mise en garde de Boisclair et l’analyse de certains: oui la démarche de Dumont frise la démagogie, et oui c’est du populisme. À leur dernier congrès, les adéquistes, déjà étiquettés à droite, ont décidé de s’assumer et de désormais s’afficher comme tel. Mélangez la haine de plusieurs d’entre eux pour les pékissssses, leurs frustrations face à la Métropole et aux métropolitains et ça risque d’être fort laid sur les tribunes téléphoniques. Moi, qui n’ai jamais regretté d’avoir porté les couleurs de l’ADQ, en étant fier même, je risque d’en avoir honte dans les prochains mois.</p></blockquote>
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