Black Rebel Rock’n'Roll

30 mai 2007 à 04:05
Catégorie(s): Concerts, Musique, Vidéo

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The Reverend Horton Heat
18 mai 2007
Foufounes électriques

Black Rebel Motorcycle Club
Mai 2007
La Tulipe

De plus en plus difficile de prendre des images lors d’un spectacle en salle. Vendredi le 18 mai dernier, aux Foufounes Électriques, j’allais voir pour la cinquième fois de ma vie le Reverend Horton Heat. À l’entrée, les avertissements étaient clairs: “Caméras interdites sous peine de confiscation”. Aux Foufs, les gars qui appliquent le réglement sont à prendre au sérieux, alors je n’ai pas osé sortir mon Kodak.

Au show de Black Rebel Motorcycle Club, lundi dernier à La Tulipe, je n’ai pas vu d’avertissements, mais un agent de sécurité est venu me demander d’effacer tout ce que j’avais enregistré sur ma caméra, lorsqu’il m’a pris le bras en l’air, filmant la prestation du haut du balcon. J’ai obtempéré, mais je me suis repris vers la fin du spectacle et lors du long rappel:

Le spectacle a été très bien! Je n’ai quasiment rien entendu des deux premières parties, arrivant à la toute fin de la seconde. Mais la tête d’affiche, B.R.M.C., a livré la marchandise, pendant plus de deux heures. Le groupe de Los Angeles nous a offert son bon rock alternatif distortionné et fuzzé à souhait, sauf dans le premier des deux rappels, où un interlude accoustique de quatre chansons a fait se clairsemer la salle. J’ai perdu de vue mes chums, sur le parterre, alors je me suis promené entre l’arrière de la salle, près du bar et de ma prochaine Heinneken, et le balcon, où la vue est excellente et le son très bon.

Quant au show du Révérend, ce ne fut pas son meilleur. Il n’avait pas de nouvel album à présenter et demandait même au public ce qu’il voulait entendre, tout en avertissant qu’il pouvait ne pas se souvenir exactement de chacune de sa centaine de chansons. Après un début un peu pépère, lui et son groupe, qui accueille un nouveau batteur, se sont réchauffés et l’ambiance dans la salle également. Preuve supplémentaire que le Révérend n’avait rien à vendre, il nous proposa un voyage dans le temps qui nous fit passer de classiques du rythm’n'blues à du southern rock à du… Black Sabbath! Ça été le petit bonbon que j’ai particulièrement apprécié, gracieuseté du petit nouveau à la batterie qui chanta “Paranoid” de façon tout à fait juste. Pour le Révérend, les riffs de Black Sabbath sont de la petite bière, évidemment, mais ça rentrait très bien! D’ailleurs le son de l’ensemble du spectacle était clair, pour ne pas dire crystallin.


Amplitube 2

28 mai 2007 à 05:05
Catégorie(s): Informatique, Musique, Technologie

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Depuis des années que je gratte la guitare et gosse pour avoir un bon son avec mon ordi, je pense avoir trouvé l’ensemble idéal. Surtout avec la version 2 d’Amplitube, qui permet de simuler des amplis de guitare électrique. La version précédente était en compétition chez moi avec un autre plugin de simulation d’amplis, Trash par iZotope, mais plus maintenant.


Steve Jobs veut de la musique libre

7 février 2007 à 06:02
Catégorie(s): Musique

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Depuis que j’ai découvert les joies du MP3, à la belle époque de Napster, que je suis pour le moins sceptique sur la nécessité et l’efficacité des procédés anti-copies. Au Québec, en particulier, les artistes moins connus et non subventionnés ne font pas d’argent avec la vente de disques. Ils en font avec les spectacles qu’ils donnent. Ça fait longtemps donc que je me dis que si j’étais musicien, je donnerais ma musique. J’avoue c’est un peu radical, et peut-être qu’après avoir produit à la sueur de mon front mon premier album, je rêverais d’en vendre moi aussi.

Même là, je ne m’acharnerais pas à vouloir empêcher les copies: c’est un combat perdu d’avance. Mais les compagnies de disque résistent et certaines ont tenté d’imposer des systèmes anti-piratage. Mais y a-t-il quelques chose de plus frustrant que d’acheter un disque au fort prix et se rendre compte une fois chez soi que le lecteur CD du salon ou de l’ordinateur lit mal le contenu du dit disque à cause de ce procédé? Par exemple, un des morceaux fait place au silence pendant une seconde à un moment ou à un autre. Il m’est arrivé de devoir pirater un de mes disques dûment payés pour pouvoir en jouir comme bon me semble! Ridicule que le système de “protection” des droits d’auteurs pousse au piratage, n’est-ce pas?

Steve Jobs, le génial homme d’affaire en sandales, celui-là même qui a réussi à monter un modèle d’affaire pour la vente de musique en ligne et à associer à son Music Store quelques grands de l’industrie, notamment en leur fournissant un système de contrôle de droits, propose de tout simplement abolir cette merde…

Lu dans Cossins et gogosses du XXIe siècle:

Talonné de plus en plus près par la Commission européenne en général, et la France en particulier, afin qu’il cesse de vendre de la musique ne fonctionnant que sur les iPods, Steve Jobs a répliqué aujourd’hui.

Le PDG d’Apple a publié une lettre ouverte, une première à ma connaissance. Il y explique pourquoi Apple ne peut répondre aux demandes européennes.

L’industrie du disque exige d’Apple qu’elle protège les fichiers qu’elle vend contre la copie. Elle pourrait offrir des licenses à d’autres compagnies pour son système de protection Fairplay, afin que leurs lecteurs puissent lire les chansons d’iTunes. Mais elle perdrait alors le contrôle serré nécessaire à maintenir le niveau de sécurité exigé par les compagnies de disque.

La seule solution, dit Jobs, c’est de complètement éliminer ces systèmes de gestion des droits numériques. Les compagnies de disque devraient accepter, dit-il, parce que de toutes façons, « ces systèmes n’ont jamais fonctionné et ne fonctionneront probablement jamais pour lutter contre le piratage ». Comme il le dit lui-même, « le problème, c’est qu’il y a beaucoup de gens intelligents dans le monde, certains d’entre eux ont beaucoup de temps libre, et ils aiment découvrir ces secrets et publier une façon permettant à tout le monde d’obtenir de la musique gratuite (et volée) ».

Jobs n’a pas perdu son sens de la formule. Il termine en rappelant aux Européens que 2,5 des 4 « majors » de l’industrie du disque se trouvent sur leur territoire. Universal appartient à la française Vivendi, EMI est anglaise et Sony est propriété à 50% de Bertelsmann, un groupe allemand.

Ce n’est pas la première fois que quelqu’un lance ce message à l’industrie du disque. Mais c’est la première fois que c’est quelqu’un de la trempe de Steve Jobs, que les bonzes de l’industrie du disque ont tendance à écouter depuis qu’il leur a démontré comment faire de l’argent avec de la musique sur Internet.


Musique gratos

4 novembre 2006 à 11:11
Catégorie(s): Musique, Technologie

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Un autre court billet pour vous signaler la possibilité de télécharger quelques morceaux de musique gratuitement ici: http://www.emusic.com/wired

Wired, le magazine pour geek, se sert de cet appât pour nous inviter à son Wired Store. Je trouve ça un peu moche qu’un magazine que je lisais parce qu’il critique les multiples bidules électroniques sur le marché lance lui-même un magasin. Disons qu’il y a conflit d’intérets. Pourrai-je continuer à croire leurs critiques s’ils vendent eux-mêmes des trucs?


Hé ben…

13 août 2006 à 08:08
Catégorie(s): Montréal, Musique

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Je n’y ai encore jamais participé, mais chaque année au début août, dans mon quartier on fête la Semaine Italienne De Montreal.

De chez moi, j’entend alors parfois la musique venant de la scène sur l’avenue Saint-Laurent. L’an passé j’avais entendu un chanteur de charme italien fredonner du Dean Martin. Hier soir, quelle ne fut pas ma surprise de reconnaître les notes d’une chanson d’un de mes groupes préférés, The Stooges. Peu avant 23h00, dans cette fête familiale, on pouvait clairement entendre “I Wanna Be Your Dog”!


Death by Sexy Peach

20 juillet 2006 à 10:07
Catégorie(s): Concerts, Musique, Vidéo

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Eagles of Death Metal & Peaches
Juillet 2007
Métropolis

Wow! Quelle soirée rock’n'roll. Dans le sens de rock’n'roll: énergie brute, paroles provocantes, guitares pesantes… Mais, à bien y penser, ça peut aussi s’appliquer à l’électroclash, style de musique avec laquelle Peaches s’est fait remarquer, seule avec son clavier et ses boîtes à rythmes.

Son tout dernier album, “Impeach my Bush” a un son plus rock et ce n’est pas pour rien: Peaches a maintenant un band qui peut jouer du rock’n'roll avec style tandis qu’elle harangue la foule avec son incroyable charisme.

Et non! Elle ne s’est pas foutue à poil. Peut-être que les premières rangées ont pu voir son poil pubien, mais de ma place habituelle au Métropolis, ce spectacle ne m’est pas apparu comme choquant ou vulgaire. Très stylisé, oui. Provocateur et sexy, oui. Mais pas bassement racoleur. Pour un peepshow, La Calèche du Sexe, située presqu’en en face du Métropolis sur Sainte-Catherine, aurait pu faire l’affaire.

Peaches n’est pas une effeuilleuse, mais une artiste, une vraie. Elle a un son bien à elle, une image de marque reconnaissable et elle nous fait vivre une expérience esthétique unique, comme dirait un certain Jean qui se reconnaîtra. Le message de Peaches est clair: baiser, c’est bien, alors baisez! Ses mélodies aussi sont claires, simples, mais terriblement efficaces. Résultat: ça sonne comme une tonne de brique, comme dirait l’autre. Surtout en spectacle.

La salle a été chauffée par Eagles of Death Metal, avec son chanteur à la grosse… moustache. Ça aussi c’est de la musique simple et efficace. Du vrai rock américain comme je l’aime et une de mes rares belles découvertes de ces dernières années. Merci encore une fois à Josh Homme, guitariste du mythique Kyuss, leader de Queens of the Stone Age, cette fois pour avoir attiré mon attention sur le premier album de ce groupe, en y jouant de la batterie. J’ai été totalement accroc à cet album, comme je le suis au second, paru il y a quelques semaines et intitulé “Death by Sexy”.

Sa pochette fait penser à celle de “Sticky Fingers”. Le son de certaines chansons rappele également les Rolling Stones de la belle époque, avant que ceux-ci ne deviennent ringuards! Comme par hasard, et au grand plaisir de plusieurs, dont moi, Eagles of Death Metal a repris “Brown Sugar”, hier, devant le public montréalais.

Et, heureusement pour moi, qui suis encore une fois parti trop tard de chez moi, le groupe a bien voulu faire plus qu’une chanson en rappel. C’est plutôt rare les rappels en première partie d’un spectacle. D’ailleurs ce ne fut pas tant un rappel que les applaudissements nourris d’une salle presque pleine. Quoiqu’il en soit, cela a convaincu Jesse Hughes (a.k.a. J. Devil) de rester plus longtemps sur scène pour nous balancer ses petits riffs d’enfer dans les tympans. J’ai donc pu entendre une bonne demi-douzaine d’excellentes tounes, peut-être même plus! Fiou! C’était Eagles of Death Metal qui m’avait fait acheter mon billet, mais j’avais trouvé le tour de n’arriver sur place qu’une dizaine de minutes avant que le chanteur n’annonce sa dernière chanson de la soirée.

Dans le clip qui suit, vous pouvez voir le début de la prestation de Peaches, perchée au deuxième balcon et chantant un morceau intitulé “Tent in Your Pants”, du dernier album. Puis, de retour sur scène, en habit techno et arborant une chevelure des années 80, elle enchaîna avec l’intro du même album, “Fuck or Kill”, dont les paroles sont…

Impeach my bush,
impeach my bush…
Impeach… Bush…
Impeach… Bush

Je n’ai pas tout filmé, voulant bien vivre mon spectacle plutôt que de passer la soirée le bras en l’air à regarder ma caméra. J’ai surtout visé au début et vers la fin. Vous ne verrez donc pas le pénis gonflable géant apparaître bien dressé près de la batterie, pour ensuite… se dégonfler pathétiquement. Était-ce voulu? On pourrait le croire à la manière théâtrale dont le dit pénis gonflable tout mou est sorti de la scène, sur une civière. Vous verrez par contre un extrait d’un faux numéro d’effeuilleuse, où Peaches ne fait qu’enlever des morceaux de linge sans que cela la dénude pour autant.

Dans ce dernier clip, tourné à la fin de la soirée, les membres d’Eagles of Death Metal viennent faire un petite chorégraphie en se dandidant le cul puis Peaches remercie de façon originale son band avant d’entonner I, You, She, Together, Come on, Baby, Let’s Go


Dionysos & Galaxie 500 aux Francos

21 juin 2006 à 10:06
Catégorie(s): Concerts, Musique, Vidéo

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Dionysos & Galaxie 500
Juin 2006

La finale de la première partie du spectacle,
assurée avec assurance par Dionysos:

Et un montage d’une dizaine de minutes
montrant la gang à Langevin en pleine action:


Heavy Trash au Main Hall

20 mai 2006 à 03:05
Catégorie(s): Concerts, Musique, Vidéo

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Heavy Trash
11 mai 2006
Main Hall

Quelle soirée avons-nous passée ma sœur, nos amis et moi, jeudi le 11 mai dernier, le soir du spectacle de Heavy Trash, le nouveau groupe de Jon Spencer.

Il faisait beau sur la rue St-Laurent. Pas le temps de merde de ces jours-ci. Même que je suis sorti en laissant sciemment mon veston, juste avec une chemise à manches courtes sur un T-Shirt, histoire de na pas avoir trop chaud dans la salle. Nous étions prévenus, par Patrick Baillargeon, dans le ICI de la semaine précédente:

Side project de Jon Spencer et du Montréalais (expatrié à New York depuis des années) Matt Verta-Ray, qu’on a aussi connu au sein du groupe Speedball Baby, Heavy Trash est le véhicule parfait pour permettre à ces deux rockeurs impénitents de laisser libre cours à leur passion pour le rockabilly et le roots rock’n'roll. Inutile de dire que ce band all star, accompagné par les talentueux et polyvalents Sadies, est un no miss incontournable. Ceux qui les ont vus l’été dernier le défunt Swimming avec leurs costards impeccables malgré une chaleur suffocante savent que ces gars-là ne sont pas tuables. Les D. Rangers assureront la première partie. Avons-nous besoin d’en rajouter?

Nous nous sommes cogné, vers 21h15, aux portes fermées du El Salon. Le spectacle devait y commencer vers cette heure-là, mais ne débuta que vers 22h15, dix minutes à pied plus au Nord de St-Laurent, au Main Hall. Là aussi, les portes étaient closes.

Histoire de tuer le temps en buvant un coups tranquille plutôt que d’attendre l’ouverture des portes comme des dindes, nous fîmes un saut dans un très beau et chaleureux café dont j’ai oublié le nom. Une serveuse dépassée par une commande importante de gin tonics, me servit mon rhum dans un pot de moutarde en guise de verre.

Le café

Qui fit son apparition dans ce décor pitoresque? Et oui! Jon Spencer lui-même. Prenant quelques minutes pour scruter le tableau noir et son menu, près du comptoir de la serveuse débordée, il tourna finalement les talons sans rien acheter.

Un sandwich avant le show?

Plusieurs minutes plus tard, quelqu’un finit par suggérer d’aller le rejoindre au Main Hall. Maintenant bien remplie, la salle était chauffée par D. Rangers, groupe country grass root machin, du sud des Etats-Unis, avec violon entraînant et tout le tra-la-la.

Vers 23h00 l’entracte permit à certain d’entre nous d’aller respirer l’air impur, dehors.

23h15, de retour au Main Hall. La salle était maintenant paquetée, Heavy Trash avait commencé son numéro et le party était pogné. Première surprise pour moi, qui n’avait pas entendu leur album: Heavy Trash n’est pas un groupe minimaliste avec deux guitares et une batterie, comme je m’y attendais, mais compte six membres! Trois guitaristes, dont le chanteur, un multi instrumentiste, un batteur et un contre-bassiste. La salle ne disposait pas du meilleur système de son au monde, mais j’ai trouvé que le groupe sonnait très bien, clairement, sans être trop fort. On distinguait bien les guitares, dont au moins une Grestch, la contrebasse et les quelques notes de violon ou d’orgue de certains morceaux.

Le même Baillargeon, dans le ICI de cette semaine-ci:

En terminant, deux mots sur Heavy Trash, qui s’est retrouvé au Main Hall à la dernière minute suite à la fermeture du El Salon (lire le Zapping de la semaine dernière). Il faisait aussi chaud que lors du premier passage de la formation roots-rock l’été dernier au défunt Swimming et il devait y avoir deux fois plus de monde. Impossible de se laisser vraiment aller tellement on était collés les uns sur les autres. Faut comprendre: quand Jon Spencer se retrouve entouré des extraordinaires Sadies (the hardest working band in ze world) et du guitariste Matt Verta-Ray de Speedball Baby, ce serait une connerie monumentale de louper ça. Ça vaut la chaleur insupportable, le son moyen et les pieds qui se font piler dessus toutes les deux minutes.

La prestation d’Heavy Trash aurait duré une heure trente selon certains. Je crois plutôt qu’on a eu droit à près de deux heures. Certains, incommodés par la chaleur et la surpopulation, ont manqué l’excellente finale qui n’aurait peut-être pas pu se produire telle quelle si ceux-ci n’avaient pas laissé un peu plus de place sur le parterre: Jon Spencer dans la foule, l’arranguant à la manière d’un preacher, au rythme des claquements de main. Ma caméra ne pouvait capter quoi que ce soit en mode vidéo, alors je me suis enfin décidé à prendre une photo à l’aide d’un flash. En noir et blanc, et un peu retravaillée, ça donne une photographie dont je suis assez fier:

Finale de Heavy Trash


Le temps au point mort

7 mai 2006 à 09:05
Catégorie(s): Musique

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Mardi le 25 avril passé, c’était le lancement du nouvel album de Galaxie 500, le groupe d’Olivier Langevin. Dans mon livre à moi, Olivier Langevin est tout simplement le meilleur guitariste rock du Québec à l’heure actuelle. Le son de sa guitare n’est ni celui des chansonniers québécois, acoustique et parfait pour Radio Rock-Détente, ni celui totalement dépassé du rock des Éric Lapointe et cie.

Langevin c’est lui qui jouait la guitare sur le premier album de Mara Tremblay. À la fin de l’excellente pièce intitulée “Le teint de Linda”, on entendait la guitare de Langevin et toute la puissance de sa distorsion. Un son digne du Nirvana de 1994, mais encore totalement absent du rock franco-québécois de 1999. Enfin, un son de guitare gras et sale!

Puis, la même année de fin de millénaire, Langevin a fait l’album québécois le plus pesant que je connaisse, en compagnie de son chum de Jonquière, Fred Fortin. Leur groupe se nommait Gros Mené. J’ai vu un seul show de Gros Mené, un soir de la Saint-Jean à Québec. Au défunt D’Auteuil. J’y allais pour l’entendre, mais Olivier Langevin n’y était pas! Apparemment malade et incapable de remonter sur scène après une première représentation en plein air, l’après-midi. Fred Fortin a assuré une première partie à la manière du chansonnier qu’il peut être. Mais des chansonniers, il y en a à la tonne au Québec!

Après trois-quarts d’heures, mon chum Paul fini par crier “Distorsion!!!” à pleins poumons. Fred Fortin a-t-il entendu cet appel à la pesanteur? Quoiqu’il en soit, il décida de laisser sa guitare acoustique et d’enfiler sa basse pendant que le batteur montait sur scène. Ça a donné du Gros Mené sans guitares. Et ça s’est révélé excellent! Fred Fortin a assuré un max, nous offrant un des sons les plus pesants que j’ai pu entendre de la part d’un groupe du Québec. Fred Fortin à la basse et au chant, simplement accompagné d’un batteur pas piqué des vers! Wow! Je ne pensais vraiment pas que Gros Mené sans guitares pourrait être aussi bon!

Fred Fortin, c’est vraiment tout un artiste, lui aussi. Il m’a épaté de nouveau quelques années plus tard, lorsqu’il fit la première partie de Galaxie 500, au Collège de Maisonneuve. Fred Fortin était tout à fait seul, assis mais équipé d’un harmonica, d’une guitare et de caisses claires avec pédales à chaque pied, pour le rythme. Ce numéro d’homme-orchestre aussi sonnait comme une tonne de briques!

Bref, ce n’est qu’en 2002 que Langevin sortit un album à la tête de son groupe à lui, Galaxie 500. Fred en faisait également partie, mais plus discrètement, à la basse sans chanter. Ce noyau d’artistes, de Lara Tremblay à Fred Fortin en passant par Galaxie 500 et Gros Mené, ont joué des sonorités à la Nirvana ou à la Beck période Mellow Gold, très garage quoi. Langevin est un guitariste plutôt stoner rock, qui aime ça pesant mais qui ne cherche pas à gagner le concours de celui qui joue le plus de notes à la seconde. Je suis sûr qu’il a dû tripper sur Kyuss lui aussi.

Tout ce détour pour en arriver à vous parler du nouvel album de Galaxie 500, “Le temps au point mort”. Moins garage que son prédécesseur de 2002, mais avec des morceaux très intéressants. Galaxie 500 a un son bien à lui, mais on peut quand même y déceler l’heureuse influence d’excellents groupes de rock alternatif anglosaxon:

  1. “Loop”, très nirvanesque, si je puis dire.
  2. “Big Bang”, avec des effets intéressants et des bouts de mélodies qui font penser à du vieux Pink Floyd période Sid Barret.
  3. “La chute”, guitare bien pesante et mélodies près de celles de Soundgarden.
  4. “La fièvre”: entraînant à souhait, avec un son typique du Galaxie 500 de 2002.
  5. “Bateau”: instrumental et incroyablement bon! Le son du rock venant des déserts de Californie, à la Kyuss ou Fu Manchu.
  6. “Nuages à boire”: bof. Comme par hasard c’est une chanson douce…
  7. “Chuck Berry”: ayoye! Psychobilly ressemblant à The Cramps ou à Jon Spencer.
  8. “Nouvelle 1″: un peu de Rage Against the Machine. “Un trip d’acide à St-Jean” dit la chanson. Serait-ce l’explication pour le show du D’Auteuil?
  9. “J’vois rien”. Pur Galaxie 500.
  10. “Eeehhh!”. Le titre dit tout. Ça rentre et ça ne peut pas être plus basique. Reprise à la Jon Spencer Blues Explosion.
  11. “Envoye”. Gros Mené, mais avec des effets sonores plus subtils. Ça peut être plaisant aussi, une bonne production.

Cote perso: 4 étoiles sur 5.

Bientôt dans une salle de spectacle près de chez vous.


Jesus loves The Stooges

23 avril 2006 à 02:04
Catégorie(s): Musique

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Lu dans l’hebdo Voir de cette semaine: les Stooges accompagnés de Jack White des White Stripes sortiront une nouvelle galette, plus de 34 ans après Raw Power, et quelques années après avoir pondu de nouveaux morceaux dignes de leur nom (à une exception près, je dirais). C’est une nouvelle digne des fêtes pascales qui viennent de passer: comme Jésus, les Stooges ressusciteront!

Ceux qui me connaissent (je fais exprès pour répéter le style du billet précédent) savent à quel point je suis un fan des Stooges, depuis 1986, alors que ma soeur est revenue à la maison avec leur album éponyme en me disant qu’il s’y trouvait la version originale de “1969″, que je ne connaissais alors qu’interprétée par The Sisters of Mercy.

Pendant des années, ma seconde peau fut un perfecto étampé “The Stooges” dans une typo à la Raw Power. C’était facile d’aimer les Stooges. Absolument personne de la culture “alternative” ne pouvait en dire du mal car le groupe, contrairement à la tendance générale, n’avait pas trop étiré la sauce. Plutôt que de se rammolir avec le temps, les Stooges avaient terminé leur fulgurante carrière avec un album encore plus punché que les autres, donnant naissance à la punk attitude. Iggy Pop a ensuite eu une carrière respectable, mais ses disques solo n’ont jamais pu arriver à la cheville des trois albums de son premier groupe. Des Sex Pistols à Nirvana, en passant par Sonic Youth et bien d’autres, tous les groupes réputés de la culture alternative des années 80 et 90 se disaient fortement influencés par les Stooges.

Dernièrement, Ron Asheton, l’excellent guitariste minimaliste du début des Stooges est réapparu dans l’entourage d’Iggy. Sur le dernier album d’Iggy, (Skull Ring, 2003) se trouvait quatre nouveaux morceaux des Stooges. Trois sont excellents: “Little Electric Chair”, “Skull Ring” et “Loser”. On y reconnait la bonne guitare de Asheton. Du vrai Stooges. Sur “Dead Rock Star” aussi, mais sur cette pièce, c’est la voie d’Iggy qui fait parfois trop penser à… une chanson d’Iggy. Je n’aime pas trop quand Iggy fait dans la complainte molle. Dommage: le riff d’Asheton tuait.

Récemment, j’apprenais que celui qui a interprété le célèbre Fredo dans Lord of the Rings, et un tueur hors du commun dans Sin City, j’ai nommé Elijah Wood, incarnerait Iggy Pop dans une megaproduction sur les années de galère des Stooges!!! J’avoue que ça me scie! Un de mes groupes préférés de tous les temps s’apprête à sortir de l’ombre mythique de la culture alternative pour capitaliser dans les médias de masse. J’espère qu’ils ne me feront pas honte!

Prochainement: une baladodiffusion spéciale sur les Stooges, avec classiques remasterisés en versions allongées et morceaux récents.





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