The Reverend Horton Heat
18 mai 2007
Foufounes électriques
Black Rebel Motorcycle Club
Mai 2007
La Tulipe
De plus en plus difficile de prendre des images lors d’un spectacle en salle. Vendredi le 18 mai dernier, aux Foufounes Électriques, j’allais voir pour la cinquième fois de ma vie le Reverend Horton Heat. À l’entrée, les avertissements étaient clairs: “Caméras interdites sous peine de confiscation”. Aux Foufs, les gars qui appliquent le réglement sont à prendre au sérieux, alors je n’ai pas osé sortir mon Kodak.
Au show de Black Rebel Motorcycle Club, lundi dernier à La Tulipe, je n’ai pas vu d’avertissements, mais un agent de sécurité est venu me demander d’effacer tout ce que j’avais enregistré sur ma caméra, lorsqu’il m’a pris le bras en l’air, filmant la prestation du haut du balcon. J’ai obtempéré, mais je me suis repris vers la fin du spectacle et lors du long rappel:
Le spectacle a été très bien! Je n’ai quasiment rien entendu des deux premières parties, arrivant à la toute fin de la seconde. Mais la tête d’affiche, B.R.M.C., a livré la marchandise, pendant plus de deux heures. Le groupe de Los Angeles nous a offert son bon rock alternatif distortionné et fuzzé à souhait, sauf dans le premier des deux rappels, où un interlude accoustique de quatre chansons a fait se clairsemer la salle. J’ai perdu de vue mes chums, sur le parterre, alors je me suis promené entre l’arrière de la salle, près du bar et de ma prochaine Heinneken, et le balcon, où la vue est excellente et le son très bon.
Quant au show du Révérend, ce ne fut pas son meilleur. Il n’avait pas de nouvel album à présenter et demandait même au public ce qu’il voulait entendre, tout en avertissant qu’il pouvait ne pas se souvenir exactement de chacune de sa centaine de chansons. Après un début un peu pépère, lui et son groupe, qui accueille un nouveau batteur, se sont réchauffés et l’ambiance dans la salle également. Preuve supplémentaire que le Révérend n’avait rien à vendre, il nous proposa un voyage dans le temps qui nous fit passer de classiques du rythm’n'blues à du southern rock à du… Black Sabbath! Ça été le petit bonbon que j’ai particulièrement apprécié, gracieuseté du petit nouveau à la batterie qui chanta “Paranoid” de façon tout à fait juste. Pour le Révérend, les riffs de Black Sabbath sont de la petite bière, évidemment, mais ça rentrait très bien! D’ailleurs le son de l’ensemble du spectacle était clair, pour ne pas dire crystallin.



