The Cure

16 mai 2008 à 08:05
Catégorie(s): Montréal, Musique

2 commentaires »

The Cure
14 mai 2008
Centre Bell

The Cure

C’est sous un coup de tête, à la dernière minute, que j’ai décidé d’aller voir The Cure, seul, sans appareil photo pour partager l’expérience, ni psychotropes pour l’altérer. Depuis que j’ai mon Kodak V570, je m’efforçais de l’amener avec moi à chaque concert, même si c’est habituellement interdit. Des fois, je pouvais filmer tant que je voulais, d’autres fois ça devenait une aventure, un jeu de chat et de souris avec les colosses de la sécurité. Dans tous les cas, ça occasionnait un stress, mais, surtout, tout le temps passé à viser en contemplant l’écran LCD de l’appareil me faisait paradoxalement manquer le spectacle. Trop soucieux de conserver des souvenirs d’un événement, je devenais plus étranger à cet événement! Alors j’ai décidé de ne pas traîner le Kodak en question. J’ai aussi souvent l’habitude me claquer un joint ou deux avant un spectacle, à l’entracte ou, quelques fois, si je suis chanceux, pendant la prestation. C’est de plus en plus difficile pendant un spectacle, surtout depuis qu’on ne peut plus fumer la cigarette. Et au Centre Bell, lors d’un spectacle des White Stripes, j’avais vu un fumeur se faire sortir assez énergiquement merci. Cette fois-ci donc, pas de prise de risques et une intention: savourer attentivement la venue de ce groupe mythique.

C’est en en 1986 que j’ai découvert The Cure, avec l’album The Head On The Door. J’ai énormément écouté la compilation de singles Standing by the Sea, parue cette année-là, mais qui comportait des chansons de presque tous les albums parus entre 1979 et 1985. À Québec, pour la plupart des gens autour de moi, même les plus branchés, c’était nouveau. Puis comme les meilleurs groupes même les plus étranges, The Cure devint immensément populaire, peut-être à partir de leur album double, Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me, paru en 1987, que j’ai aussi écouté à répétition. Mais ensuite, par snobisme peut-être, j’ai cessé de suivre le groupe de Robert Smith. Malgré les excellentes critiques à son endroit, je n’ai jamais acheté l’album suivant, Desintegration. Ensuite, je n’ai pratiquement plus prêté attention aux nouveaux essais du groupe. Vingt-deux ans plus tard, au Centre Bell, je m’attendais donc à entendre beaucoup de morceaux que je ne reconnaitrais pas. Mais un critique d’un des journaux culturels de Montréal avait écrit que le concert serait long et que les vieux classiques seraient là, mais au rappel.

J’ai choisi d’aller voir le spectacle après que le Réseau Admission m’aie proposé une place sur le parterre, la EE 19. Étant né le 19 septembre, j’ai exceptionnellement voulu y voir un signe, surtout en constatant sur le plan de la salle que la place était bien centrée face à la scène. J’avais vu les White Stripes puis les Beastie Boys à partir du parterre du Centre Bell, et j’avais alors trouvé le son et la vue tout à fait satisfaisants. Mais lors de ces deux premières expériences, il n’y avait pas de places attitrées, ce qui change sensiblement la donne, comme j’allais le constater.

Armé de mes deux premières bière payées plus de 20 beaux dollars, j’ai pris place entre un couple hispanophone et une dame alors seule, pour entendre les deux derniers morceaux du groupe en première partie. Je ne connaissais pas ce groupe et ne le connaît guère plus maintenant, mais leur prestation m’a confirmé que j’avais un bon siège. Vers 20h40, Robert Smith monta sur scène. J’étais parfaitement aligné avec le micro du chanteur. Tout le parterre se leva. Heureusement, les boys juste devant moi étaient plus petits que moi.

Robert Smith

Les Cure ont commencé leur prestation avec des morceaux que je ne connaissais pas. La voix de Robert Smith était d’abord trop faible, mais dès le troisième morceau, son niveau sonore était corrigé. Cette voix allait résonner toute la soirée, comme à la belle époque, comme si Smith n’avait jamais vieilli, seulement pris du poids. Ce troisième morceau en était un tiré de Pornography, un événement rare selon Nina que j’ai rencontrée quelques minutes plus tard au moment de fumer une cigarette à l’extérieur! Moi qui me pensais un connaisseur de la première période des Cure, je ne l’avais pas reconnue! Un autre morceau de Pornography serait joué en fin de partie principale.

À deux ou trois exceptions près, les Cure ont d’abord aligné les chansons de la période où je les avais ignoré: beaucoup de chansons de Desintegration, aie-je appris par la suite, et quelques nouveautés également, toutes clairement annoncées par Smith. L’atmosphère d’un spectacle des Cure, fondateurs du rock gothique, n’est certainement pas la plus joyeuse qui soit, mais le public semblait apprécier. Moi, ce ne fut que vers 22h00 que j’ai vraiment embarqué. Je ne reconnaissais pas plus la plupart des morceaux, mais le son me plaisait beaucoup, plus rock, plus pesant, plus gothique… Et tranquillement, de plus vieux morceaux commençaient à se faire entendre.

Par contre, en même temps, l’envie de pisser me rendait inconfortable, d’autant plus inconfortable que j’étais placé en plein milieu de la rangée et qu’il me fallait déranger mes voisins pour en sortir. Mais, quand il faut y aller, faut y aller! Outre fumer et jaser avec Nina, j’en ai profité pour me procurer deux autres bières, pour le reste de la soirée et, au retour, j’ai tenté de joindre la foule compacte au pied de la scène. La zone était évidemment réservée à ceux qui détenaient des billets dans les premières rangées - comme mes chums Michel et Pat, les chanceux -, alors je suis retourné à la place qui m’était attitrée. Entre mes voisines qui se dandinaient plus qu’avant ma brève absence, ma liberté de mouvement devenait plutôt restreinte, même pour lever le coude. Je me suis dit qu’à la prochaine envie de pisser, j’irais voir ailleurs si j’y étais.

Ce moment est arrivé pendant le premier rappel. Je suis allé rejoindre les spectateurs dans les rouges, un peu plus haut à gauche de la scène. Le son y demeurait excellent et le point de vue n’était pas pire, au contraire! J’ai pu mieux voir le guitariste du groupe qui, de ma place au centre du parterre ressemblait, à Martin Matte, à cause de son coco rasé, mais qui, de plus près n’en avait pas l’air du tout: gilet à mailles, maquillage et souliers à talons hauts recouverts de paillettes rouges! J’ai alors constaté que ces places sur les côtés de la scène valent mieux qu’une place sur un parterre de chaises cordées. Un agent de sécurité est venu m’avertir de m’assoir, puisque je me tenais debout dans l’entrée d’une section, mais je ne suis pas retourné à ma place. J’ai pu apprécier les rappels à partir d’un endroit plus confortable et animé, assis derrière une fort jolie demoiselle qui s’endormait malgré la fébrilité bien plus palpable au sein de l’amphithéâtre.

Les rappels furent pour moi, et certainement plusieurs, le clou de la soirée. Pas un rappel, pas deux, mais bien trois! J’étais sûr qu’au Centre Bell, tout serait terminé à 23h00 tappant. Mais non! Jusqu’à 23h30, se sont succédées les classiques que toute la foule attendait, que j’attendais. Le second rappel se termina avec “Killing an Arab”! Celle-là, je ne l’attendais pas, surtout qu’aux dernières nouvelles elle était disparue d’une compilation sous la pression de groupes y voyant une charge raciste.

Ces derniers trois-quart d’heures firent mon bonheur, d’autant plus que pendant un bon moment, Smith s’approcha de notre section, comme il l’avait fait au cours de la soirée. Du coup, je vivais le spectacle plus intimement. Et ceux qui connaissent The Cure pourront comprendre pourquoi j’étais dans ma zone confort à la lecture du setlist :

01. Plainsong (1989 - Disintegration)
02. Prayers For Rain (1989 - Disintegration)
03. A Strange Day (1982 - Pornography)
04. alt.end (2004 - The Cure)
05. The Walk (1983 - Japanese Whispers)
06. The End of the World (2004 - The Cure)
07. Lovesong (1989 - Disintegration)
08. Sleep When I’m Dead (nouveau!)
09. Pictures of You (1989 - Disintegration)
10. Lullaby (1989 - Disintegration)
11. The Perfect Boy (nouveau!)
12. From The Edge of the Deep Green Sea (1992 - Wish)
13. Hot Hot Hot!!! (1987 - Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me)
14. The Only One (nouveau!)
15. Push (1985 - The Head On The Door)
16. In Between Days (1985 - The Head On The Door)
17. Just Like Heaven (1987 - Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me)
18. Primary (1981 - Faith)
19. Shake Dog Shake (1984 - The Top)
20. Never Enough (1990 - Mixed Up)
21. Wrong Number (1997 - Galore)
22. 100 Years (1982 - Pornography)
23. Endsong (?)

Rappel #1

24. Signal To Noise (?)
25. M (1980 - Seventeen Seconds)
26. Play For Today (1980 - Seventeen Seconds)
27. A Forest (1980 - Seventeen Seconds)

Rappel #2

28. Boys Don’t Cry (1980 - Boys Don’t Cry)
29. Jumping Someone Else’s Train (1980 - Boys Don’t Cry)
30. Grinding Halt (1979 - Three Imaginary Boys)
31. 10:15 Saturday Night (1979 - Three Imaginary Boys)
32. Killing An Arab (1980 - Boys Don’t Cry)

Rappel #3

33. Freakshow (nouveau!)
34. Close To Me (1985 - The Head On The Door)
35. Why Can’t I Be You? (1987 - Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me)

Constatation à la lecture de ce setlist: les compositions d’avant 1989 sont celles que j’ai le plus appréciées, même si je ne les reconnaissais pas toutes.

Je n’ai pu commencer ce compte-rendu de ma soirée avec The Cure que le surlendemain, car mon corps a passé une journée à se remettre de la bière en fût qu’on nous vend à prix d’or au Centre Bell. Qu’est-ce qui a de pire qu’un lendemain de brosse? Un lendemain de brosse alors qu’on n’était pas saoul!

Leçons de la soirée: préférer les rouges près de la scène si le parterre est divisé en places pré-assignées, éviter de trop boire de cette bière en fût de merde, j’aurais pu amener le Kodak sans me faire écoeurer.


Led Zep toujours en vie et pesant

11 décembre 2007 à 01:12
Catégorie(s): Concerts, Musique

Aucun commentaire »

Les premiers échos du spectacle d’hier sont excellents et laissent espérer la venue du groupe légendaire à Montréal.

En attendant que le blogue d’un collaborateur du magazine Rolling Stone revienne à la vie, voici des photographies de l’événement, notamment de quelques illustres spectateurs.

Parmi les premiers clips du concert téléversés sur YouTube, celui-ci montre le dispositif scénique:

Le planant solo de “Dazed And Confused”:

Le prix du billet, en livres sterlings:

Le prix d'un billet de parterre à Londres

Ça fait 258 dollars canadiens. 283 avec les taxes!


Combien pour Led Zep?

8 décembre 2007 à 04:12
Catégorie(s): Concerts, Musique

Aucun commentaire »

La rumeur a gonflé: une tournée pour Led Zeppelin? Le magazine Rolling Stone auquel je suis abonné met Led Zeppelin en page couverture. Cette fin de semaine, les chroniqueurs culturels de La Presse, jeunes et moins jeunes, salivent à l’idée de voir Led Zep en spectacle. Nathalie Petrowski se pose la même question que moi: elle qui a résisté à plusieurs réunions de groupes et refusé de débourser pour des billets dispendieux, est-elle prête à payer le gros prix pour revoir Led Zep? Oui. Moi aussi je crois bien. Je pense que je dépenserais deux cent beaux dollars canadiens pour les voir! Led Zep! Un monument du rock!

Par ailleurs, je dois des excuses à un ami, Serge, qui me disait que le nom de Led Zeppelin signifiait “zeppelin de plomb”. Je lui rétorquais que cela voulait simplement signifier “le zeppelin” en Allemand… Serge avait raison. Et La Presse m’apprend du même coup que ce nom vient du batteur des Who, Keith Moon:

Q Vous avez déjà rencontré une diseuse de bonne aventure?

R Non, je me tiens à distance de tout cela, je ne tiens pas forcément à connaître le futur J’en ai rencontré quelques-uns, notamment un certain Keith Moon. À nos débuts, c’est lui qui avait suggéré le nom de Led Zeppelin, tellement il était convaincu que nous irions tout droit à la catastrophe. Diseur de bonne aventure était son autre job, à côté de celui de batteur des Who. (NDLR: Keith Moon trouvait leur musique tellement “lourde qu’ils allaient s’écraser comme un zeppelin en plomb”, d’où Led Zeppelin.)

Keith Moon était pressenti par Jimmy Page pour former un super-groupe avec lui et Jeff Beck alors que les Yardbirds se démantelaient.


Cactus mécanique

15 novembre 2007 à 01:11
Catégorie(s): Musique

Aucun commentaire »

Peut-être ne l’avez-vous pas remarqué, mais j’ai ajouté un fil RSS de bandeapart.fm dans le menu de droite. Aujourd’hui, cela m’a fait découvrir le clip d’un de mes morceaux préférés de Band de garage, Cactus mécanique. Sur cette page, un lien ouvrant un pop-up montrant le clip en format Windows Media Player (.asf).

J’aime beaucoup les paroles de l’intro:

Si tout s’embrouille
Et tu mélanges les noms, les noms des saisons
Et tu déboules les marches
Et tu montes le son des voix des démons… dans ta tête

Et le reste de la chanson est bien pesante, avec des paroles presque aléatoires, mais qui sonnent bien. Band de garage, c’est le genre de musique que j’aimerais faire, comme celle de Galaxie 500 ou de Fred Fortin quand il fait du rock. Ces artistes chantent tous dans le même ton, dans ma langue, pas dans un français international, ni en anglais. Ça sonne vrai. Ça sonne québécois. Et sans compromis.


Commençait à être temps

8 novembre 2007 à 07:11
Catégorie(s): Musique

2 commentaires »

Commençait à être temps qu’on allume: le piratage profiterait à la musique. C’est un peu le même principe que les logiciels: il y a plus de chances que quelqu’un qui a piraté un logiciel l’achète parce qu’il l’aura essayé avant. Quelqu’un qui téléchargerait illégalement de la musique a plus de chance de s’acheter des disques d’artistes qu’il n’aurait pas connus autrement.

Selon les enquêteuses, chaque fois que 2 CD sont téléchargés illégalement sur le web, l’équivalent de 1 CD est acquis en toute légalité au Canada parce que les pirates ont été convaincus en écoutant les fichiers musicaux.


QOTSA au Métropolis

19 octobre 2007 à 04:10
Catégorie(s): Concerts, Musique

1 commentaire »

Queens of the Stone Age
Octobre 2007
Métropolis

Mardi dernier, j’allais voir pour la quatrième ou cinquième fois Queens Of The Stone Age, au Métropolis. Cette fois-ci seul, comme ma précédente sortie au Centre Bell à l’occasion de la visite des Beastie Boys. Le temps qui passe commence à se faire sentir, autant chez moi que chez les artistes que je vais voir. C’est sûr que seul, c’est pas tout à fait la même chose, mais n’empêche, les Beastie Boys, Queens Of The Stone Age et même le Reverend Horton Heat vu avec un ami enthousiaste m’ont tous donné l’impression que leur meilleurs jours étaient désormais derrière eux. Snif. Je suis peut-être dû pour écouter Star Académie et Radio Rock-Détente…

Josh Homme est sa nouvelle gang ont donné une très bonne prestation, mais comme Philippe Renaud, critique de la Presse, j’ai trouvé meilleures leurs précédentes tournées, surtout celle entourant la sortie de l’album “Songs for the Deaf”, avec Mark Lanegan des Screaming Trees, au Métropolis toujours. J’ai aussi un petit faible nostalgique pour leur show plus intime au Café Campus, lors de la sortie de “Rated R”.

Mardi dernier, même si la sonorisation était bonne et que j’étais plus proche que jamais de la scène, collé sur les hauts-parleurs de gauche, le son de QOTSA m’a semblé moins pesant, trop clean. Peut-être cette légère déception est venue de la qualité moindre de la marijuana que je fume ces temps-ci? N’empêche, j’ai tout de même passé un bon moment. Et mon billet a été acheté à un scalper pour moins cher qu’au guichet! En prime, pendant que je fumais mon faiblard joint, j’ai vu de près Homme marchant vers son autobus de tournée. C’est vrai qu’il est grand le monsieur!

Setlist trouvé ici:

No One Knows
Go With the Flow
Tangled Up in Plaid
3’s & 7’s
Infinity
Do it Again
Sky is Fallin’
I Never Came
Misfit Love
River in the Road
In the Fade
Turning on the screw
Little Sister
Battery Acid
Make it Wit Chu
Sick Sick Sick
I Think I Lost My Headache

Rappel:

Burn the Witch
Song for the Dead


Mes Beastie Boys

23 septembre 2007 à 12:09
Catégorie(s): Concerts, Montréal, Musique

2 commentaires »

The Beastie Boys
18 Septembre 2007
Centre Bell

Les Beastie Boys font le seul hip-hop que j’aime vraiment. Probablement à cause de leur humour juïf new-yorkais, de leur musique qui a été d’avant-garde dès les années 80 et certainement parce qu’il ne font pas dans le gangsta rap macho où on ne fait que se flatter l’égo. Les 19 et 20 septembre derniers, ils donnaient concert Montréal dans deux salles bien différentes. Pour mon anniversaire, je ne pouvais manquer ça!

Je me suis tâté. J’aime me tâter… Heu, non, c’est pas le sujet que je voulais aborder… Je me suis tâté à savoir à laquelle des deux représentations j’allais assister. Je préfère bien sûr le Métropolis au Centre Bell, parce que plus intime. J’en ai vu des shows mémorables au Métropolis:

  • Sonic Youth, en juin 2000 et août 2004
  • Queens of the Stone Age, en septembre 2003 et mars 2005
  • Yeah Yeah Yeahs, en février 2004
  • AIR, en avril 2004
  • The Jon Spencer Blues Explosion, en juin 2004
  • Les Wampas, Breastfeeders et Prototypes, en août 2004
  • Bauhaus, en novembre 2005
  • The Sisters of Mercy, en mars 2006
  • Peaches et Eagles of Death Metal, en juillet 2006

Je me suis donc particulièrement intéressé à la venue des Beastie Boys au Métropolis. Mais l’information est venue à mon attention sur le tard et bien partiellement. En cherchant sur Internet, j’en avais conclus que cette représentation plus intime serait instrumentale, à l’image du dernier disque du groupe. L’album est bon, mais je m’imaginais mal une soirée entièrement jazzée avec les Beastie Boys. Je me suis donc décidé à aller voir les deux représentations pour connaître le meilleur des deux mondes. Mais, trop tard, les billets pour le Métropolis s’étaient envolés. Maintenant, après coup, nous savons que cette soirée s’intitulait en fait “Dress to impress”, qu’il fallait essayer de s’habiller chic, et que les Boys chantaient plusieurs de leurs classiques. L’avoir su avant, j’aurais définitivement acheté mon billet pour le Métropolis.

Jeudi soir, pour une rare fois, j’allais voir un spectacle seul. Je m’étais dit que j’arriverais tôt, pour pouvoir me coller en avant du parterre sur la scène. Mais on ne change pas ainsi de vieilles habitudes et je suis arrivé à l’entracte, n’ayant aucun intérêt pour la première partie, même si on en disait du bien et que la formation est montréalaise. Le temps de passer la billeterie, de me faire cercler le poignet d’un bracelet bleu et d’aller chercher deux bières, j’étais encore en avance sur le début du spectacle, mais trop tard pour percer la foule du parterre et m’avancer tout près de la scène. En fait, j’aurais peut-être pu si ce n’avait été de mes deux bières que je ne voulais pas répandre par terre. À $8.34 chacune plus pourboire, sans possibilité d’allumer un pétard, elles représentaient un bien précieux!

Je m’étais aussi préparé à filmer en douce avec mon appareil photo. L’usage de caméras était strictement interdit, mais mon appareil est petit et je me l’étais placé sous la boucle de ceinture. Je m’étais aussi apporté une carte d’affaire épaisse et de la gomme Fun-Tak pour cacher par moment le gros écrans derrière ma caméra, écran qui sert de viseur mais qui se remarque de loin. J’avais observé depuis quelques shows, notamment à La Tulipe, que les gardiens de sécurité repéraient facilement les écrans puis leurs propriétaires. Et j’avais remarqué qu’au Centre Bell, les gardiens de sécurité pouvaient faire du zèle. Au spectacle des White Stripes de l’an dernier, des spectateurs s’étaient fait sortir presque sur la tête pour avoir tenté de fumer quelque chose.

À l’entrée du Centre Bell, jeudi, on passait les détecteurs de métal à certains et ça m’a rendu nerveux. Je ne voulais ni manquer mon spectacle chèrement payé, ni laisser à la consigne ou ailleurs mon Kodak encore plus chèrement payé. Mais comme je commence à avoir un âge respectable, que je n’étais pas habillé “en Yo” et que j’avais en guise de billet une feuille imprimée à partir d’Internet, on m’a accueill gentiment sans me fouiller. Le trac passé, le sourire me revint.

Sur le parterre, à l’entracte, les gardiens de sécurité semblaient en effet faire la chasse aux appareils photos. J’étais appuyé sur la bande de la patinoire, recouverte de velours noir, et voyait les équipes de gros bras passer. Par contre, lorsque les lumières de la salle se sont éteintes et que Mix Master Mike monta sur scène, sont apparus des dizaines de cellulaires et d’appareils photos au bout de bras tendus en l’air. La sécurité a du déclarer forfait sur ce point.

L’intro de Mix Master Mike instaura une ambiance électrisante. Malheureusement, une panne de son devait ensuite couper l’fun, à la troisième chanson, pendant l’excellente “Gratitude”.

Le problème de son n’était pas banal: aucun décibel ne sortait d’aucun instrument, ni d’aucun micro. Les Beastie Boys totalement muets! La pause forcée impatienta la foule, qui hua avant de se mettre à chanter “Ohé, ohé, ohé, ohé” comme pendant une partie du Canadiens. Combien de temps ce silence forcé dura-t-il? Entre cinq et dix minutes. Dès que le système de son redevint fonctionnel, la foule avait pardonné.

Selon le blogue Mic-to-Mic, la liste des chansons ressemblait à ceci:

MMM Intro
Time for Living
Super Disco Breakin’
Gratitude
Live at PJ’s
Tough Guy
Root Down
Sure Shot
Shake Your Rump
Time to Get Ill
Flute Loop
No Sleep Til Brooklyn
Son of Neckbone
Egg Raid on Mojo
Sabrosa
Body Movin’
3 MCs and 1 DJ
Skills to Pay the Bills
Pass the Mic
Remote Control
Ch-Check It Out
Intergalactic
Sabotage

Quiconque connait le répertoire des Beastie Boys constate ici qu’on a fait la belle part aux classiques, tout en mélangeant morceaux instrumentaux et chansons plus punk. Ci-dessous, un montage de sept minutes d’après ce que j’ai pu filmer. Le film commence avec la reprise de “Gratitude”. Je n’avais alors plus peur de me faire prendre avec un appareil photo en main.

Au début du vidéo, je suis à la gauche de la scène. Puis, de mon retour des bécosses où j’ai croisé un Louis-José Houde aux prises avec des fans, je filmais de la droite du parterre. Plus près de la console de son au début puis, vers la fin de la soirée, après qu’un gars de la sécurité m’aie averti de ne pas filmer, de plus en plus près de la scène. Je n’ai pas retravaillé le son, mais pendant Sabotage, dernière pièce de cette excellente soirée, la basse éclatait mon micro et le son est par conséquent moins bon. En vrai par contre, woohooooo!

C’était la seconde fois que je voyais les Beastie Boys. La première fois, c’était au Lolapalooza Tour de 1994, en plein soleil et sous l’influence de champignons magiques. J’étais aussi entouré d’amis et les Beastie Boys promouvaient “Ill Communication”, peut-être leur meilleur album. Ma soirée de jeudi au Centre Bell ne fut pas aussi intense que cet après-midi là sur l’île Sainte-Hélène et la représentation au Métropolis fut probablement meilleure musicalement, mais cette soirée en fut une sommes toutes bien bien plaisante.

Pour les critiques de la presse, voir mon précédent billet.


Logic passe à la version 8

22 septembre 2007 à 01:09
Catégorie(s): Musique

3 commentaires »

Apple - Logic Studio - Logic Pro 8 - Specs.

Il semble que la version pro de Logic ne nécessite plus de dongle key, ce qui facilitera du coup son “acquisition” par tous et chacun. Jusqu’ici j’utilisais la version “Express” de Logic 7, avec moins de pistes, moins d’effets, optimisé pour PowerPc mais pas pour Mac Intel et sans possibilité de mixer en 5.1…

Je vais tester cela dans les prochaines semaines. En espérant que cette nouvelle version demeure compatible avec Amplitube 2, le plugin qui m’est essentiel pour la guitare.


Les Beastie Boys

21 septembre 2007 à 09:09
Catégorie(s): Concerts, Musique

2 commentaires »

En attendant mon billet sur le sujet:

Et les liens vers des critiques de la presse écrite et des médias électroniques: La Presse, le Journal de Montréal, de Sébastien “Monsieur Seb” Chicoine sur Canoë et The Gazette.


Black Rebel Rock’n'Roll

30 mai 2007 à 04:05
Catégorie(s): Concerts, Musique, Vidéo

1 commentaire »

The Reverend Horton Heat
18 mai 2007
Foufounes électriques

Black Rebel Motorcycle Club
Mai 2007
La Tulipe

De plus en plus difficile de prendre des images lors d’un spectacle en salle. Vendredi le 18 mai dernier, aux Foufounes Électriques, j’allais voir pour la cinquième fois de ma vie le Reverend Horton Heat. À l’entrée, les avertissements étaient clairs: “Caméras interdites sous peine de confiscation”. Aux Foufs, les gars qui appliquent le réglement sont à prendre au sérieux, alors je n’ai pas osé sortir mon Kodak.

Au show de Black Rebel Motorcycle Club, lundi dernier à La Tulipe, je n’ai pas vu d’avertissements, mais un agent de sécurité est venu me demander d’effacer tout ce que j’avais enregistré sur ma caméra, lorsqu’il m’a pris le bras en l’air, filmant la prestation du haut du balcon. J’ai obtempéré, mais je me suis repris vers la fin du spectacle et lors du long rappel:

Le spectacle a été très bien! Je n’ai quasiment rien entendu des deux premières parties, arrivant à la toute fin de la seconde. Mais la tête d’affiche, B.R.M.C., a livré la marchandise, pendant plus de deux heures. Le groupe de Los Angeles nous a offert son bon rock alternatif distortionné et fuzzé à souhait, sauf dans le premier des deux rappels, où un interlude accoustique de quatre chansons a fait se clairsemer la salle. J’ai perdu de vue mes chums, sur le parterre, alors je me suis promené entre l’arrière de la salle, près du bar et de ma prochaine Heinneken, et le balcon, où la vue est excellente et le son très bon.

Quant au show du Révérend, ce ne fut pas son meilleur. Il n’avait pas de nouvel album à présenter et demandait même au public ce qu’il voulait entendre, tout en avertissant qu’il pouvait ne pas se souvenir exactement de chacune de sa centaine de chansons. Après un début un peu pépère, lui et son groupe, qui accueille un nouveau batteur, se sont réchauffés et l’ambiance dans la salle également. Preuve supplémentaire que le Révérend n’avait rien à vendre, il nous proposa un voyage dans le temps qui nous fit passer de classiques du rythm’n'blues à du southern rock à du… Black Sabbath! Ça été le petit bonbon que j’ai particulièrement apprécié, gracieuseté du petit nouveau à la batterie qui chanta “Paranoid” de façon tout à fait juste. Pour le Révérend, les riffs de Black Sabbath sont de la petite bière, évidemment, mais ça rentrait très bien! D’ailleurs le son de l’ensemble du spectacle était clair, pour ne pas dire crystallin.





TopBlogues