Ouf!

21 janvier 2008 à 01:01
Catégorie(s): Monde, Varia

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On l’a échappé belle. Nous savions que les Allemands faisaient des recherches dans ce sens, mais paraitrait qu’Hitler avait la bombe nucléaire.

«Grand éclair. Feu, beaucoup de morts tout de suite. Avec grandes brûlures. Beaucoup aveugles…» Oleg agonise. Mais avant de mourir de ses brûlures, ce prisonnier de guerre soviétique du camp de concentration nazi d’Ohrdruf, dans le centre de l’Allemagne, se confie à un compatriote en cherchant ses mots. Il lui explique ce qui vient de se passer. La gigantesque explosion qui l’a aveuglé avant de tout carboniser autour de lui.

Sans le savoir, Oleg est l’une des premières victimes de l’ère atomique. Comme plusieurs centaines d’autres cobayes, dont certains se sont littéralement volatilisés, il a été exposé à un test nucléaire organisé dans le plus grand secret par les nazis le 3 ou 4 mars 1945. Deux mois avant la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.

A l’époque, les Allemands se replient de toutes parts. La défaite totale est proche. Reste un espoir pour les nazis: leurs «armes miracles», ces avions, ces fusées ou ces sous-marins (lire ci-dessous) qui pourraient changer le cours de la guerre. Mais ce que Hitler attend avec le plus d’impatience, c’est un nouveau type d’explosif. Une bombe si puissante qu’elle «détruirait toute vie humaine dans un rayon de trois à quatre kilomètres du point d’impact», explique le Führer en août 1944 à Ion Antonescu, chef de l’Etat roumain.

Une bombe tactique

Les physiciens allemands y travaillent sans relâche depuis 1942. Depuis que l’état-major de la Wehrmacht et les SS ont libéré de gros budgets pour réaliser la bombe. Sans succès, prétendaient les alliés après la guerre, en ajoutant que les scientifiques nazis étaient très en retard sur leurs collègues américains et britanniques.

Faux, rétorque aujourd’hui Rainer Karlsch. Dans son livre «La bombe de Hitler» (Calmann-Levy), l’historien allemand prouve que les nazis ont testé plusieurs bombes nucléaires tactiques entre octobre 1944 et mars 1945. Soit bien avant les attaques américaines qui détruiront les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki en août 1945.

Mais, précise d’emblée le chercheur berlinois, le potentiel de destruction de la bombe nazie était bien inférieur à celui des deux bombes atomiques américaines. La raison en est simple: les Allemands n’avaient pas assez de matériaux fissibles, comme l’uranium enrichi par exemple, pour construire des bombes A. Reste que c’était une question de temps. Si les nazis avaient pu prolonger la guerre d’une année, ils auraient très certainement disposé d’armes aussi dévastatrices que celles des Américains.

Comme en plein jour

Mais revenons à cet essai nucléaire dont Staline saura tout dès le 23 mars grâce aux rapports de ses espions qui décrivent avec précision l’onde de choc, les hautes températures, les bâtiments soufflés et les prisonniers de guerre anéantis. Cläre Werner, une habitante de la région d’Ohrdruf, raconte qu’elle a vu vers 21 h 30 un éclair très vif, rougeâtre à l’intérieur, jaunâtre à l’extérieur. Il a illuminé le paysage de telle sorte qu’elle aurait pu lire le journal sans problème. Un autre témoin parle des habitants des environs qui, les jours suivants, souffrent de migraine et qui crachent du sang. Il décrit aussi les effets dévastateurs de la bombe, notamment sur les 700 ou 800 prisonniers de guerre sacrifiés à cette occasion.
«Les chairs nues et à vif»

«Tous ces gens n’avaient plus aucun cheveu. Certains avaient des cloques de brûlure sur la peau, les chairs nues et à vif…» D’autres témoins prétendent que des sentinelles SS ont été tuées lors de l’essai. Preuve que les nazis avaient été dépassés par la force de leur création, qu’ils appelaient «bombe de la désagrégation» comme l’a entendu Luigi Romersa en octobre 1944.

Ce journaliste italien avait été envoyé par Mussolini pour constater de visu les avancées technologiques allemandes. Il se trouvait alors sur un autre site d’essai nucléaire, l’île de Rügen dans la mer Baltique. «Nous avons ressenti un véritable tremblement de terre», témoigne-t-il dans le livre de Rainer Karlsch. «Nous avons vu très clairement un éclair, une lumière incandescente, puis une grande paroi de fumée s’est dressée devant nous.»

Alors pourquoi les Allemands n’ont-ils pas utilisé leur «arme miracle» finalement? Selon l’historien allemand, la bombe nucléaire nazie n’était pas prête pour une application militaire. Il lui manquait notamment un vecteur, un avion ou une fusée, pour bombarder les villes ennemies.

En outre, les pontes nazis, à la différence de Hitler, ont compris, dès la fin du mois de mars 1945, que les quelques armes atomiques qu’ils pourraient fabriquer n’arrêteraient pas l’avancée des Soviétiques, des Américains et des Britanniques. Et, surtout, leur utilisation sur le front aurait provoqué la vengeance des alliés qui auraient eu beau jeu de détruire l’Allemagne sous un tapis de bombes… traditionnelles. La guerre était perdue. Il fallait arrêter les frais et éviter, si possible, le peloton d’exécution pour crime de guerre.


L’hiver fond

7 octobre 2007 à 12:10
Catégorie(s): Environnement, Monde

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Sur le site de Cyberpresse, on confirme que nous vivons un automne particulièrement chaud et ensoleillé et que ce n’est pas fini:

L’automne est chaud au Québec, et je ne parle pas de politique. Septembre a pulvérisé des records de température et d’ensoleillement. Les températures estivales se prolongent, repoussant toujours davantage l’automne vers l’hiver selon le calendrier des saisons que nous connaissons.

Le printemps s’exprime aussi beaucoup plus rapidement sur la planète, comme l’a révélé une impressionnante étude de l’Université de Munich qui, sur une période de 30 ans, a étudié 542 plantes et 19 espèces animales réparties sur 21 pays. Les phénomènes associés au printemps, comme la floraison ou la feuillaison, gagnent en moyenne près de trois jours par décennie!

Si l’automne s’éternise et que le printemps s’exprime de façon plus précoce, la période d’hiver diminuera. Nous avons pu corroborer cette hypothèse lors de notre dernier séjour en Antarctique, en analysant les températures hivernales des 51 dernières années: juin, le premier mois d’hiver austral, a vu ses températures moyennes grimper de 6 C!


Le huard atteint la parité

20 septembre 2007 à 12:09
Catégorie(s): Monde, Société

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Lu sur Cyberpresse avant d’aller luncher:

Ce qui devait arriver est finalement arrivé. La parité entre le dollar canadien et le dollar américain s’est réalisée peu avant 11h jeudi matin.

C’est du jamais vu en plus de trente ans pour le huard qui est propulsé par la possibilité d’autres baisses des taux d’intérêts aux États-Unis.

Le dollar canadien ne valait même pas 62 cents US il y a encore cinq ans. Cette année seulement, il s’agit d’une appréciation de près de 15%.

Le dollar canadien est également porté par la flambée des prix du pétrole et de l’or, deux matières dont le Canada est un gros exportateur.

Le «huard», du nom du canard qui apparaît sur la pièce canadienne d’un dollar, n’avait pas atteint la parité avec le dollar américain depuis novembre 1976 après l’élection du président démocrate Jimmy Carter.


Ground Zero

11 septembre 2007 à 05:09
Catégorie(s): Monde, Varia

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Une photo que j’ai prise cet été, à travers le grillage entourant le site. Remarquez les drapeaux américains sur les grues.

Ground Zero, été 2007

Pour ce mois de septembre, l’en-tête de mon blogue aussi devient une photo de Ground Zero, prise cette fois de l’intérieur du World Financial Center, avec mon appareil en mode panoramique.

Lire aussi: Mon 11 septembre 2001 et Le World Trade Center et moi.


Tellement prévisible

7 septembre 2007 à 11:09
Catégorie(s): Monde, Médias, Politique

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La vidéo de Ben Laden justifie la «fermeté» en Irak.


Articulée cette dame!

25 avril 2007 à 02:04
Catégorie(s): Monde, Vidéo

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Commençait à être temps

20 avril 2007 à 11:04
Catégorie(s): Monde, Médias, Société

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La BBC ne diffusera plus d’images animées du tueur, plusieurs se plaignant de la surexposition de son testament vidéo. Déjà que j’étais dégouté des médias avant que la BBC découvre le paquet haineux qui lui était adressé, vous vous imaginez bien que je suis heureux qu’on mette enfin la pédale douce!

Le quotidien La Presse, pour sa part, publie deux textes qui dénoncent le battage publicitaire fait par rapport à Cho. Le premier est signé par la Dre Pascale Brillon, psychologue à la Clinique des troubles anxieux de l’hôpital du Sacré-Coeur de Montréal.

En entrevue avec Radio-Canada.ca, elle reprend les grandes lignes de son analyse. « Les médias manquent de retenue », dit-elle. Car, selon la Dre Brillon, insister sur le comportement d’un tueur a un effet d’entraînement. Aujourd’hui, être quelqu’un dans l’esprit de certaines personnes, c’est être à la une. — docteure Pascale Brillon, psychologue

Et elles rappellent qu’au lendemain du drame de Virginia Tech, il y a eu plus d’appels à la bombe sur les campus. Sans compter les deux adolescents du collège Saint-Laurent qui voulaient faire une blague en tirant sur la résidence des étudiants avec des pistolets pour jouer au paintball.

[…]

Le tueur s’est inspiré des agresseurs de l’école secondaire de Columbine, au Colorado, rappelle-t-elle. Il y avait appris qu’on avait verrouillé les portes. Il a suivi leur exemple. Selon elle, on assiste à une systématisation du comportement des agresseurs.

Par ailleurs, j’ai bien aimé le texte de Foglia sur l’affaire. Voici des extraits:

Le profil du tueur : mal dans sa peau, tout seul, n’aime pas les gens, comportements violents.

C’est le profil de millions de gens et le mien d’ailleurs. Des millions de gens n’aiment pas spontanément leur prochain. Peuvent même manifester une irascibilité certaine, par choix, par désespérance, par refus du merdique positivisme ambiant, par snobisme aussi; je connais des solitaires qui, sans aimer leur prochain, ne le haïssent pas pour autant, ils le trouvent seulement une peu plate, c’est la raison pour laquelle ils l’évitent.

[…]

Je pense que lorsqu’on encourage les simples citoyens à juger de la santé mentale de leur semblables, on met en branle une machine à épurer particulièrement dégueulasse.


Nouveau record à battre

17 avril 2007 à 08:04
Catégorie(s): Monde, Médias

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Autre massacre dans une école américaine. Comme à chaque fois, les médias sautent sur ce drame comme des mouches sur une merde. Les lignes ouvertes, les blogues, les journaux, tous et chacun y vont de leur explication sur le pourquoi du comment. On devrait bannir les jeux vidéos et les films violents, notre société est en pleine décadence, faut mieux écouter les jeunes, le lobby pro-armes est trop puissant, notre loi pour le contrôle des armes à feux doit demeurer…

C’est quoi l’hostie de manie des médias de récapituler à chaque fois tous les drames du genre? On bouche les trous en attendant que les vraies infos sortent! On ne sait pas le nom des victimes, on ne connait pas le passé du tueur fou, alors on invite les victimes de Polytechnique et du Collège Dawson à venir se souvenir en public de leurs malheurs. Ça m’écoeure. Des journalistes se réveillent et vérifient si des mesures de sécurité ou de nouvelles lois ont été adoptées pour prévenir ce genre de drame. Et leur réponse est non. Ça m’écoeure aussi. Pas que la réponse soit non, mais qu’ils ne fassent un début d’enquête que lorsque l’actualité les y oblige.

Si les jeux et les films violents avaient vraiement une si grande influence, tout l’Occident serait à feu et à sang. Moi aussi parfois je me demande si on ne peut pas faire des films sans tueries, mais faut comprendre que ce cinéma et ces jeux vidéo servent d’exutoire, comme les sports d’ailleurs. Si la violence scénarisée inspire 0,001% des individus à passer à l’acte, ce n’est pas en cherchant à tout censurer que cela réglera le problème. Au contraire, j’avancerais même.

Je pense que la couverture médiatique elle-même est le principal facteur aggravant, en plus bien sûr de la facilité à se procurer des armes à feux. Le cinglé avait quand même trois armes! C’est évident qu’avec une arme blanche, son sinistre plan aurait été arrêté bien avant. Mais aurait-il pensé à ce spectaculaire pied-de-nez à la société s’il n’avait pas auparavant constaté toute l’attention que de tels drames attire? Si le tueur fou de Virginia Tech n’avait pas eu connaissance de Columbine, aurait-il eu l’idée de faire un carnage avant de se suicider? Cette fois-ci, il a même ajouté un élément stratégique à son plan: bloquer les sorties, comme dans une récente tuerie semblable! À chaque événement du genre, toute l’attention médiatique semble donner encore plus précisément le mode d’emploi pour bien passer à l’histoire! “Nouveau record à battre!”

Je ne parlerai pas de Virginia Tech pendant des jours. D’ailleurs, ces temps-ci, j’écoute bien moins que la normale les actualités. Voir tous ces rapaces s’exciter et inviter tout le monde et n’importe qui à donner son avis sur la question, je ne suis plus capable. On en entend des conneries, genre que 80% de ces tueurs souffraient de troubles mentaux! Ça veut dire quoi? Que les autres 20% étaient sains d’esprit? Et à force de vouloir rationnaliser à grand renfort de thèses psychanalytiques, il me semble qu’on en vient quasiment à légitimer ces actes de pure folie.

Il n’y a rien à comprendre. Et des tueries du genre, il y en aura d’autres. C’est tout. Il n’y a rien d’autre à dire.


Face de mépris

24 janvier 2007 à 10:01
Catégorie(s): Monde, Politique

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Tel que lu dans le Devoir, voici ce que Dion disait des remarques de Ségolène Royal:

Mme Royal est nouvelle en politique internationale. Je crois qu’il faut donner la chance au coureur, comme on dit. [...] Je suis sûr qu’elle va apprendre. [...] Peut-être aussi ne comprend-elle pas le sens du mot “souveraineté”. En France, c’est un autre sens qu’ici. Le parti souverainiste français n’est pas un parti indépendantiste; c’est le cas ici. Donc, on va lui donner le temps de bien intégrer la réalité canadienne.

Évidemment, “elle ne comprend pas”. Ostie de fendant.


Les riches au banc des accusés

8 janvier 2007 à 06:01
Catégorie(s): Monde, Société

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Qu’est-ce que le réchauffement du climat, la pollution de l’atmosphère, des rivières, fleuves et océans, l’épuisement des ressources, l’extinction accélérée des espèces, la déforestation, la libération des OGM dans l’environnement et, bientôt, la pollution infinitésimale et pratiquement indécelable des nanomatériaux ont-ils en commun? Le capitalisme comme cause première et l’oligarchie qui en profite, répond Hervé Kempf dans un livre-choc publié cette semaine à Paris aux Éditions du Seuil.

Ça fait cliché gogauche, et on ne se sera pas surpris de retrouver cet extrait en prémisse d’un article du Devoir, mais si la démonstration est bien, ça vaudrait la peine de lire Les riches au banc des accusés.

Kempf, par exemple, partage mon souhait, mon rêve utopique d’un salaire maximum:

C’est pour mettre fin à cette course à la consommation ostentatoire qu’il préconise des contrôles radicaux de la richesse par un «plafonnement du salaire maximum et de l’accumulation de la richesse patrimoniale», une sorte de pendant du salaire minimum mais par le haut.

«Tout le monde, commente Kempf, sait que la Chine ne pourra jamais atteindre un niveau de consommation par habitant comparable à celui des Américains, avec deux voitures par famille, trois téléviseurs, quatre ordinateurs et portables, et une maison trois fois trop grande pour ses habitants, ce qui engendre une consommation d’énergie qui suffirait aux besoins d’une dizaine, voire de vingt personnes sur d’autres continents.» Cette oligarchie, qui a mondialisé la pauvreté, le chroniqueur environnemental propose qu’on lui impose une réduction de sa consommation pour qu’elle n’alimente plus ce rêve insoutenable, qui engourdit l’esprit critique de toute la planète au point qu’elle ferme les yeux sur le mur dans lequel elle fonce à toute vapeur.

À lire…





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