2 mai 2008 à 10:05
Catégorie(s): Monde, Varia
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Je me disais que je devais regarder la quatrième partie parce qu’elle serait probablement la dernière des présentes séries pour l’Avalanche étant donnés son nombre de blessés et la redoutable efficacité de l’échec-avant des Red Wings. J’ai regardé la première période, qui se termina 3-1 en faveur de Détroit. Le temps d’aller me faire un sandwich en début de seconde période, et Détroit ajoutait un but. À 4-1, c’était trop. J’ai fermé boutique, ne voulant pas voir le massacre. Et massacre il y eu lieu: 8-2!!! Misère…
Du coup, mon intérêt pour le hockey vient de retomber dans ses habituelles profondeurs abysalles. Passons à autre chose. Vive l’été!
15 avril 2008 à 01:04
Catégorie(s): Monde, Médias, Société, Technologie, Vidéo
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Une animation Flash intéressante que j’ai adaptée en français pour le compte de La Vitrine Technologie-Éducation.
22 mars 2008 à 10:03
Catégorie(s): Monde
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Une image très populaire sur la Toile en 2004, après la réélection de Bush.
20 mars 2008 à 11:03
Catégorie(s): Monde, Société
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Je voulais en parler en début de semaine. Un article de Cyberpresse me faisait connaître l’histoire d’horreur de Chantal Sébire, défigurée par une tumeur, qui demandait le droit à mourir dignement par euthanasie. Le bellâtre Bernard Krouchner se disait en faveur de la dame, malgré la décision de la justice française lui refusant ce droit.
Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, médecin de formation, a plaidé mercredi pour que Chantal Sébire, une femme défigurée par une tumeur incurable au visage, ait droit, comme elle le demande, à mourir par euthanasie.
Le calvaire de cette femme a relancé en France le débat sur le “droit de mourir”, la France n’autorisant pas l’euthanasie active, et la prise de position de M. Kouchner diffère de celles exprimées par le gouvernement. “Je trouve très difficile de ne pas lui offrir une porte de sortie qui serait une porte d’amour avec les siens”, a déclaré M. Kouchner sur la radio RMC.
Lundi, la justice a rejeté la demande d’euthanasie active de Chantal Sébire, une mère de famille de 52 ans, qui réclame le droit de “mourir dans la dignité, entourée des siens”.
Fondateur de Médecins sans Frontières et Médecins du Monde, le ministre a ajouté qu’il fallait “lui permettre de ne pas avoir besoin de se suicider dans une espèce de clandestinité dont tout le monde souffrirait, surtout ses proches”. M. Kouchner, qui fut aussi ministre de la Santé, a ajouté qu’il s’était “battu pour qu’on ait le droit de mourir dans la dignité”. “J’ai beaucoup d’admiration et d’amour pour Chantal Sébire”, a-t-il déclaré, en souhaitant que l’on fasse “une exception à la loi” qui l’empêche d’accéder à l’euthanasie. “Ce serait humain, nécessaire”, a-t-il affirmé.
M. Kouchner avait appelé mi-2006 à l’organisation d’un débat national sur “la fin de vie”.
La ministre de la Justice Rachida Dati a affirmé que “la médecine n’était pas là pour administrer des substances létales”, et la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a estimé que “ni le monde médical, ni les pouvoirs publics ne sauraient promouvoir l’euthanasie active”.
La loi de 2005 en vigueur en France instaure, dans certains cas, une sorte de droit au “laisser mourir” par l’arrêt de tout traitement, mais sans permettre aux médecins de pratiquer une euthanasie active.
Je voulais en parler en début de semaine et crier “foutez-lui la paix à cette dame, laissez-là mourir comme elle le souhaite, ce n’est pas une question de principe, c’est une question de compassion humaine”.
Je voulais en parler en début de semaine, mais l‘article sur Cyberpresse a été remplacé hier: la dame est morte. Suicide ou pas? Euthanasie médicale ou pas? En théorie, madame Sébire aurait aussi pu mourir de sa fulgurante tumeur, quoique le moment soit pour le moins fortuit. Enquête et autopsie auront lieu, histoire de bien accabler la famille. Quelle histoire d’horreur.
7 mars 2008 à 01:03
Catégorie(s): Monde, Société
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Cet article du Soleil tombe particulièrement à point pour moi. Dans toutes les discussions des récents jours sur la langue, notamment sur le bilinguisme et la qualité du français au Québec, j’ai tenté de faire comprendre à certains que la langue des Québécois n’était pas qu’une forme déchue du français:
Notre français que les Parisiens et autre francophiles intégristes aiment bien ridiculiser est composé en bonne partie du français pré-révolutionnaire (”toé”, “moé”) et c’est un miracle en soit qu’il aie perduré. Si les Français ont décidé de le changer entre-temps, grand bien leur fasse, mais qu’on ne vienne pas dénigrer ce pourquoi nous avons combattu pendant quelques siècles. Ensuite, sous la domination économique anglophone qui a duré jusqu’à l’époque des “Belles soeurs”, nos mères, qui étaient les plus instruites, ont francisé bon nombre d’expressions anglaises que leurs maris ramenaient à la maison. Comme “enfirouaper” qui vient de “in fur wrapped” (emballé dans une fourrure).
[...]
Je crois que non seulement le français est mal enseigné, mais qu’il y a urgence à ce que les nouveaux arrivants apprennent un peu plus notre histoire avant de porter des jugements lapidaires sur ceux qui les accueillent d’abord parce qu’ils sont francophones. Je crois que nous avons un sérieux problème si les immigrants francophones n’entendent que les discours des fédéralistes et autres bien-pensants chantres inconscients ou conscients du multiculturalisme canadien.
J’avais tenté l’argument d’autorité en citant Jacques Leclerc, un linguiste et “historien du québécois” de l’Université Laval:
En 1937, un chroniqueur linguistique, Jacques Clément, écrivait dans le journal La Presse (Montréal):
“L’élite des États-Unis et la classe instruite des Franco-Américains ont une très mauvaise opinion de notre parler, et nos compatriotes d’outre-quarante-cinquième en souffrent. […] N’est-ce pas, chers compatriotes, qu’il est temps plus que jamais de nous occuper de notre langage? C’est une pitié que d’entendre notre classe soi-disant instruite. Son langage en public est mauvais, en famille et dans l’intimité, il est atroce.”
En fait, personne durant cette longue période n’avait trouvé la racine du problème: la domination de l’économie par les anglophones, ce qui avait nécessairement entraîné des conséquences linguistiques. Les anglophones avaient occupé toutes les positions de commande dans l’économie pendant que les francophones avaient été relégués aux postes subalternes. En 1951, la présence des cadres francophones dans les entreprises n’était encore que de 6,7 %. Les grandes compagnies réservaient ordinairement leurs principaux emplois aux Canadians. L’historien Michel Brunet rappelle que certaines compagnies du début du XXe siècle allaient même jusqu’à afficher l’avis suivant: French need not to apply («Les francophones n’ont pas besoin de postuler un emploi»). La discrimination se poursuivit avec plus de discrétion par la suite, mais elle n’en demeura pas moins efficace.
Au cours des années quarante et cinquante, le «mauvais français» des Canadiens était attribué, selon les chroniqueurs linguistiques, à la mollesse articulatoire. Ainsi, l’écrivain Roger Duhamel s’élevait en 1944 contre les bouches molles :
“Nous péchons surtout par des vices de prononciation. Notre articulation est lâche, nous ne mordons pas dans les mots, nous contentant de les prononcer du bout des lèvres. Nous sommes en général, comme nous l’a reproché un jour le R.P. Lalande, des bouches molles.”
Quant au grammairien Jean-Marie Laurence (1957), il avait décelé, du moins il le croyait, les trois grands défauts de la langue au Canada français:
“Trois grands périls menacent l’intégrité du français au Canada: la mollesse de la prononciation, l’indigence du vocabulaire et l’anglicisme sous toutes ces formes.”
Face à cette piètre opinion de leur langue, les Canadiens français ne pouvaient pas être fiers de leur langue. Tout leur mérite se résumait à avoir conservé et transmis leur culture d’origine au point où l’on entendait dire: «Seules nos origines peuvent nous permettre d’être fiers.» Évidemment, pour un linguiste, la prétendue «mollesse articulatoire» n’existe tout simplement pas. Les Franco-Canadiens avaient juste développé une articulation différente de celle des Français. Les Canadiens, par tradition, avaient continué de privilégier la force articulatoire dans les voyelles orales, propre à la France des XVIIe et XVIIe siècles, alors que les Français du XIXe étaient passés à une articulation plus énergique des consonnes.
Le Soleil du 4 mars, vient comme par magie appuyer mes propos. Je cite tout le texte pour mes archives personnelles:
Dans son livre D’où vient l’accent des Québécois? Et celui des Parisiens?, qui sera lancé officiellement mardi, le phonéticien retraité de l’Université Laval Jean-Denis Gendron croit avoir trouvé la réponse.
«Les Français disent au départ que l’accent des Canadiens est identique à celui de Paris, puis, au XIXe siècle, ils disent qu’il est tout à fait différent. Alors, comment l’expliquer? Ce ne sont pas les Canadiens qui avaient changé leur façon de parler, mais bien les Parisiens. Donc, il fallait chercher comment eux avaient changé», expliquait M. Gendron, lundi, lors d’un entretien téléphonique.
Grand et bel usages
Pendant longtemps, deux modèles de diction ont coexisté dans la Ville lumière, souligne M. Gendron : le «grand usage», qui était la langue savante des discours publics, employée au Parlement de Paris, dans les cours de justice, par la bourgeoisie instruite et au théâtre; et le «bel usage», utilisé en privé dans les salons de la noblesse. Sa prononciation, plus relâchée que celle du grand usage, devait paraître «naturelle», c’est-à-dire ni vulgaire, ni affectée.
Elle avait tendance à tronquer certaines lettres et faisait rager beaucoup de grammairiens français. Le bel usage prononçait ainsi, entre bien d’autres : «leux valets», «sus la table», «quéqu’un», «velimeux», «des habits neus», «ostiner», «neyer» (noyer), «netteyer», «frèt», etc.
«On dit dans le discours familier qu’il fait “grand fraid” (…) mais en preschant, en plaidant, en haranguant, en déclamant, je dirois “le froid”», écrivait par exemple le grammairien français Gilles Ménage en 1672.
Puisqu’il était plus proche de la langue du peuple que le «grand usage», on ne s’étonnera donc pas, après la lecture de cette courte liste, que les visiteurs aient eu l’impression que le parler de la Nouvelle-France soit semblable en tout point, ou presque, avec l’accent de Paris — voir notre tableau.
Mais la haute société parisienne, qui a longtemps flotté entre les deux accents, bascule totalement à la révolution de 1789. Le roi de France, ou le «rouè», comme il disait peut-être, est décapité. L’aristocratie, dont le prestige donnait jusque-là préséance au bel usage, fuit la France (quand elle le peut), ce qui laisse toute la place à la bourgeoisie et à «sa» manière de parler. La révolution, écrit M. Gendron, «sera en même temps politique et linguistique. (…) L’autorité et le prestige acquis par les gens de lettres vont leur conférer le pouvoir d’influencer la langue, en devenant le modèle à imiter».
Ce changement de la prononciation parisienne — certaines consonnes, comme le r manquant de «sus la table», seront carrément restaurées, dit M. Gendron — se fera aussi très vite, à l’échelle de l’histoire des langues : quelques décennies tout au plus. «Cela s’est fait naturellement, dit M. Gendron. Personne ne s’en est rendu compte. Il y a l’historien Charles Bruneau qui le mentionne un peu, mais les autres historiens n’en parlent pas.»
La révolution linguistique surviendra d’abord chez les Parisiens, pour qui l’ancienne prononciation commencera à «faire paysan».
La colonie isolée
Le Canada français, lui, n’a évidemment pas pu suivre. Bien que les voyages en France furent permis par les Britanniques, la Conquête marqua le retour d’une partie de la noblesse canadienne en Europe et coupa les liens administratifs entre l’Hexagone et sa colonie. En outre, la menace que fit peser Napoléon sur la Grande-Bretagne mena à un blocus de la France qui isola encore plus les francophones d’Amérique.
«Alors quand les voyageurs reviennent avec le nouvel accent qu’ils ont acquis à la révolution, ils ne comprennent plus. Ils ont oublié leur ancien accent, qu’ils retrouvent chez les Canadiens, mais sans savoir que c’était le leur», dit M. Gendron. Et comme la langue de Paris est la référence la plus courante en français, les visiteurs des autres pays basèrent dessus leur opinion de l’accent canadien.
11 février 2008 à 10:02
Catégorie(s): Monde, Montréal, Société
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La langue… On en parle ces jours-ci. On nous montre des chiffres, on nous en cache. Et, évidemment, les chantres du multiculturalisme canadien (et même certains porte-paroles souverainistes!) profitent de l’occasion pour présenter comme des simples d’esprits ceux qui ne sont pas bilingues.
Vous savez quoi? Je crois que le bilinguisme n’existe pas, ou si peu.
J’en connais beaucoup de gens qui se disent parfaitement bilingues qui pourtant interprètent mal des dialogues de film en langue originale ou les paroles d’une chanson en anglais. Sans entrer dans les détails et tenter des exemples qui lanceraient une discussion infiniment longue dans le contexte déjà difficile de la communication électronique, j’affirme que la quasi totalité de ces “bilingues”, qui parlent très bien -et écrivent déjà beaucoup moins bien- dans plus d’une langue, démontrent régulièrement qu’ils passent à côté de subtilités. Moi, un gars de Québec qui n’était pas exposé à l’anglais devenu un gars de Montréal qui refuse de parler en anglais, je peux aussi commander un hamburger en anglais, comme en français! Je peux même tenir une discussion un peu plus soutenue. Mais pour parler des détails subtils de la vie, pour parler politique sans faire dans la caricature grossière par manque de vocabulaire, pour écrire vraiment le fond de ma pensée comme dans ce billet-ci, non. Pourtant je travaille en informatique, un monde anglo-saxon s’il en est un. Je lis aussi des articles scientifiques en anglais, un peu plus ardus que le dernier Harry Potter. Mon oreille ne s’y est pas habituée et mon accent est terrible, mais je comprend assez bien l’anglais, surtout écrit ou prononcé distinctement. Tout ça pour dire que comme je ne me considère pas bilingue, je ne prétends pas non plus être en mesure de juger le niveau de maîtrise des langues de ceux qui se disent bilingues. Du moins, je ne peux juger que quand ils s’expriment en français ou quand ce qu’ils ont entendu en anglais est aussi écrit noir sur blanc ailleurs et contredit leur interprétation.
Jusqu’à récemment, j’ai effectivement pris pour acquis que parler plus d’une langue était nécessairement mieux que de n’en parler qu’une. Cette affirmation est tellement répétée comme une évidence que ça en était une pour moi aussi. Mais à la lueur de discussions récentes avec des amis cinéphiles sur la pertinence des traductions québécoises, à la lueur également des nouvelles récentes sur l’État de langue française au Canada et au Québec, je me suis posé la question: et si le bilinguisme n’existait pas? Je sais, pour avoir cherché un peu, que des linguistes font cette hypothèse. Ce que j’ai lu de plus sensé, c’est qu’il y aurait des niveaux de bilinguisme et peut-être seuls ceux qui ont appris en bas âge peuvent prétendre être parfaitement bilingues. J’y ai lu aussi que, généralement, une personne ne maîtrise pas deux langues en même temps, une période de sa sa vie favorisant une au détriment de l’autre. Mais c’était un article en anglais et peut-être aie-je mal interprété…
Hormis le fait que je doute (i.e. je ne suis pas sûr, i.e. mon opinion n’est pas encore arrêtée) du fait qu’une personne puisse être vraiment bilingue individuellement, je suis plutôt sûr que le bilinguisme comme politique officielle d’un pays a pour résultat net de renforcer la langue du plus grand nombre au détriment de celle du petit nombre. Beaucoup de chiffres récents sur le bilinguisme canadien confirment mes craintes, et quelques avis de linguistes aussi, dont ce monsieur qui publié tout récemment un glossaire de 13000 anglicismes qu’il a recensés dans le parler québécois, parler qu’il n’hésite pas à qualifier de “franglais”, à ma grande horreur d’ailleurs.
Ce qui m’agace particulièrement, c’est cette supériorité morale qu’affichent et s’octroient ceux qui parlent plus d’une langue. Comme l’aurait fait Parizeau avec sa déclaration sur les “imbéciles qui ne parlent pas anglais”. Facile à dire quand on a fait un doctorat en économie à Londres! Je ne suis pas d’accord avec Marois sur sa position récente sur le bilinguisme et je ne la porte généralement pas dans mon coeur, mais j’étais excédé par toutes ces moqueries sur son compte quand elle a tenu une conférence de presse totalement ratée en anglais. Hormis les immigrants qui par définition doivent apprendre la langue de leur pays d’accueil, qui peut pratiquer plusieurs langues sinon les migrants en général, ceux qui voyagent et ont les moyens de le faire? Quel est le pourcentage de gens sur la planète qui voyagent ainsi? Peut-être ne faut-il pas voyager pour pratiquer, qu’il suffit de lire, prendre des cours de langue et suivre des ateliers de conversation? Mais encore là, qui a ce loisir? En résumé, l’affirmation selon laquelle quelqu’un qui ne parle qu’une langue est nécessairement fermé d’esprit m’apparaît d’un snobisme incroyable et vient le plus souvent de gens qui oublient qu’ils sont privilégiés.
Ce qui m’agace encore plus également, c’est qu’ici, au Canada, il semble aussi évident que le bilinguisme doive inclure l’anglais. Je crois que c’est 90% de l’humanité qui n’est pas anglophone? Pourquoi la langue des affaires devrait être l’anglais alors que les économies en émergence devraient plutôt nous inviter à connaître le mandarin?
Il y a beaucoup trop de choses prises pour acquises dans ces discours convenus et moralisateurs pour ne pas s’en méfier et y voir le résultat de la politique officielle canadienne en matières de langue. Concrètement, le bilinguisme augmente au Canada parce que les francophones le deviennent plus. Point.
Mais admettons que parler plus d’une langue soit nécessairement mieux et admettons qu’apprendre l’anglais soit primordial. Qu’arriverait-il si tous les Québécois parlaient facilement anglais et français? Voulez-vous bien me dire pourquoi quelqu’un se donnerait la peine de parler français dans les boutiques du centre-ville de Montréal? Et pourquoi l’immigrant qui y travaille devrait-il apprendre le français en plus de l’anglais et de sa langue natale? Et pourquoi traduire les films américains et les enseignes des grandes chaînes? Et vous pensez que les anglicismes diminueraient? M’est d’avis que malgré ces beaux principes qui restent quant à moi à démontrer, la réalité concrète des Québécois fait de l’anglais, l’ennemi du français.
Oui, la langue est une barrière entre différentes réalités, c’est pourquoi je suis très attaché à la mienne: ma réalité, non seulement je ne veux pas la perdre, mais je veux la communiquer. Ce n’est aucunement une fermeture sur le monde, ni un repli sur soi. M’est d’avis que de ne parler qu’une langue ne devrait être aucunement honteux. M’est d’avis également que pour briser ces barrières, nous n’avons pas besoin que tout un peuple soit approximativement bilingue, mais que ce peuple se donne des outils puissants pour communiquer avec le monde, notamment en formant des spécialistes en traduction, en subventionnant les traductions d’oeuvres étrangères et en valorisant la traduction en général. Combien de fois aie-je entendu que les versions doublées de films sont pour les idiots? Et je serais tenté d’ajouter à la liste de ces outils la possibilité pour son gouvernement de parler directement avec les autres gouvernements du monde.
Enfin, je terminerai ce billet en dénonçant cette association tellement répandue chez les fédéralistes canadiens entre unilinguisme, nationalisme, fermeture d’esprit et racisme. Personne n’apprendrait l’italien si l’Italie n’existait pas! Personne ne parlerait le français si l’État français n’avait pas forcé la main à ses régions. Je trouve très ironique la contradiction intrinsèque de ces clichés bien-pensants le plus souvent tenus par les fédéralistes. Le langage existait bien avant les État-Nations, sous formes de différents dialectes locaux. Mais ce sont les nationalismes qui ont créé les langues que ces bien-pensants veulent apprendre. En plus, étant donné que la majorité des Québécois d’origine canadienne-française est nationaliste, des affirmations du genre sont elles-mêmes plutôt racistes.
Voilà! Que les fédéralistes et autres bien-pensants se le tiennent pour dit: leur discours moralisateur et culpabilisant ne prend plus.
21 janvier 2008 à 01:01
Catégorie(s): Monde, Varia
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On l’a échappé belle. Nous savions que les Allemands faisaient des recherches dans ce sens, mais paraitrait qu’Hitler avait la bombe nucléaire.
«Grand éclair. Feu, beaucoup de morts tout de suite. Avec grandes brûlures. Beaucoup aveugles…» Oleg agonise. Mais avant de mourir de ses brûlures, ce prisonnier de guerre soviétique du camp de concentration nazi d’Ohrdruf, dans le centre de l’Allemagne, se confie à un compatriote en cherchant ses mots. Il lui explique ce qui vient de se passer. La gigantesque explosion qui l’a aveuglé avant de tout carboniser autour de lui.
Sans le savoir, Oleg est l’une des premières victimes de l’ère atomique. Comme plusieurs centaines d’autres cobayes, dont certains se sont littéralement volatilisés, il a été exposé à un test nucléaire organisé dans le plus grand secret par les nazis le 3 ou 4 mars 1945. Deux mois avant la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.
A l’époque, les Allemands se replient de toutes parts. La défaite totale est proche. Reste un espoir pour les nazis: leurs «armes miracles», ces avions, ces fusées ou ces sous-marins (lire ci-dessous) qui pourraient changer le cours de la guerre. Mais ce que Hitler attend avec le plus d’impatience, c’est un nouveau type d’explosif. Une bombe si puissante qu’elle «détruirait toute vie humaine dans un rayon de trois à quatre kilomètres du point d’impact», explique le Führer en août 1944 à Ion Antonescu, chef de l’Etat roumain.
Une bombe tactique
Les physiciens allemands y travaillent sans relâche depuis 1942. Depuis que l’état-major de la Wehrmacht et les SS ont libéré de gros budgets pour réaliser la bombe. Sans succès, prétendaient les alliés après la guerre, en ajoutant que les scientifiques nazis étaient très en retard sur leurs collègues américains et britanniques.
Faux, rétorque aujourd’hui Rainer Karlsch. Dans son livre «La bombe de Hitler» (Calmann-Levy), l’historien allemand prouve que les nazis ont testé plusieurs bombes nucléaires tactiques entre octobre 1944 et mars 1945. Soit bien avant les attaques américaines qui détruiront les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki en août 1945.
Mais, précise d’emblée le chercheur berlinois, le potentiel de destruction de la bombe nazie était bien inférieur à celui des deux bombes atomiques américaines. La raison en est simple: les Allemands n’avaient pas assez de matériaux fissibles, comme l’uranium enrichi par exemple, pour construire des bombes A. Reste que c’était une question de temps. Si les nazis avaient pu prolonger la guerre d’une année, ils auraient très certainement disposé d’armes aussi dévastatrices que celles des Américains.
Comme en plein jour
Mais revenons à cet essai nucléaire dont Staline saura tout dès le 23 mars grâce aux rapports de ses espions qui décrivent avec précision l’onde de choc, les hautes températures, les bâtiments soufflés et les prisonniers de guerre anéantis. Cläre Werner, une habitante de la région d’Ohrdruf, raconte qu’elle a vu vers 21 h 30 un éclair très vif, rougeâtre à l’intérieur, jaunâtre à l’extérieur. Il a illuminé le paysage de telle sorte qu’elle aurait pu lire le journal sans problème. Un autre témoin parle des habitants des environs qui, les jours suivants, souffrent de migraine et qui crachent du sang. Il décrit aussi les effets dévastateurs de la bombe, notamment sur les 700 ou 800 prisonniers de guerre sacrifiés à cette occasion.
«Les chairs nues et à vif»«Tous ces gens n’avaient plus aucun cheveu. Certains avaient des cloques de brûlure sur la peau, les chairs nues et à vif…» D’autres témoins prétendent que des sentinelles SS ont été tuées lors de l’essai. Preuve que les nazis avaient été dépassés par la force de leur création, qu’ils appelaient «bombe de la désagrégation» comme l’a entendu Luigi Romersa en octobre 1944.
Ce journaliste italien avait été envoyé par Mussolini pour constater de visu les avancées technologiques allemandes. Il se trouvait alors sur un autre site d’essai nucléaire, l’île de Rügen dans la mer Baltique. «Nous avons ressenti un véritable tremblement de terre», témoigne-t-il dans le livre de Rainer Karlsch. «Nous avons vu très clairement un éclair, une lumière incandescente, puis une grande paroi de fumée s’est dressée devant nous.»
Alors pourquoi les Allemands n’ont-ils pas utilisé leur «arme miracle» finalement? Selon l’historien allemand, la bombe nucléaire nazie n’était pas prête pour une application militaire. Il lui manquait notamment un vecteur, un avion ou une fusée, pour bombarder les villes ennemies.
En outre, les pontes nazis, à la différence de Hitler, ont compris, dès la fin du mois de mars 1945, que les quelques armes atomiques qu’ils pourraient fabriquer n’arrêteraient pas l’avancée des Soviétiques, des Américains et des Britanniques. Et, surtout, leur utilisation sur le front aurait provoqué la vengeance des alliés qui auraient eu beau jeu de détruire l’Allemagne sous un tapis de bombes… traditionnelles. La guerre était perdue. Il fallait arrêter les frais et éviter, si possible, le peloton d’exécution pour crime de guerre.
7 octobre 2007 à 12:10
Catégorie(s): Environnement, Monde
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Sur le site de Cyberpresse, on confirme que nous vivons un automne particulièrement chaud et ensoleillé et que ce n’est pas fini:
L’automne est chaud au Québec, et je ne parle pas de politique. Septembre a pulvérisé des records de température et d’ensoleillement. Les températures estivales se prolongent, repoussant toujours davantage l’automne vers l’hiver selon le calendrier des saisons que nous connaissons.
Le printemps s’exprime aussi beaucoup plus rapidement sur la planète, comme l’a révélé une impressionnante étude de l’Université de Munich qui, sur une période de 30 ans, a étudié 542 plantes et 19 espèces animales réparties sur 21 pays. Les phénomènes associés au printemps, comme la floraison ou la feuillaison, gagnent en moyenne près de trois jours par décennie!
Si l’automne s’éternise et que le printemps s’exprime de façon plus précoce, la période d’hiver diminuera. Nous avons pu corroborer cette hypothèse lors de notre dernier séjour en Antarctique, en analysant les températures hivernales des 51 dernières années: juin, le premier mois d’hiver austral, a vu ses températures moyennes grimper de 6 C!