koval: Les données sur les langues officielles se fondent sur une auto-évaluation par les recensés de leur capacité de parler les deux langues officielles. Il s’agit de la même question...
Martin: C’est sûr que l’avenir est imprévisible. Et certainement que 50 ans est trop court pour une “disparition de la culture canadienne-français e”. Sans compter que...
koval: @Martin Je déplore les discours très affirmatifs à l’effet qu’on va disparaître dans 50 ans. Ce qui devient un mantra Québécois. La première fois que j’ai entendu ça,...
Martin: Je ne veux pas vous insulter, Christian, et je vous fais mes excuses à l’avance car je serai rude. Votre commentaire illustre tout à fait ce que je crains, ce à quoi pourrait...
Martin: Ce genre de classification me plait et m’aide à comprendre rapidement où les idéologies se situent. Ci-haut, je vous avais déjà suggéré deux liens sur cette classification avec deux...
koval: Non, je me trompe, vous vous situez probablement dans la bulle plein centre, ainsi, comme vous disiez, nous ne serions pas très éloignés politiquement parlant si on se fie à ce plan et si...
koval: Ce genre de classification me plait et m’aide à comprendre rapidement où les idéologies se situent. Je dirais que je suis chez Ségolène, je vous situe dans la bulle mauve la plus...
Christian: C’est un fait qu’une des motivations à faire la souveraineté du Québec est la crainte que notre culture francophone d’origine canadienne-français e soit submergée et diluée...
Martin: Va me falloir y revenir. Je discerne dans vos propos, koval, des contradictions, dans les miens aussi. Mais je pars pour Québec. Aujourd’hui, j’ai les ailes d’un ange,...
Martin: L’autre fois, dans notre autre discussion, j’ai failli utiliser moi aussi cette image des enfants de mes petits-enfants qui ne comprendraient pas ce que j’aurais écrit ou...
Intégrateur multimédia ascendant programmeur Flash actuellement chargé de projet en technopédagogie. J'ai vécu la majeure partie de ma vie à Québec, mais depuis huit ans je demeure dans la Petite-Italie, à Montréal. J'aime écrire, alors j'écris ici.
Suite au billet tristounet de Renart sur le site Branchez-vous et à l’interrogation d’un lecteur sur le blogue du Dernier Québécois quant à un certain mythe montréalais, j’ai fouillé dans mes souvenirs pendant qu’il pleuvait.
En cette journée de la Fête nationale, alors que les sondages montrent que la région de Québec déçue de l’ADQ préfère élire les Libéraux plutôt que les souverainistes du PQ, alors que d’autres sondages montrent le pessimisme des Québécois quant à une éventuelle accession du Québec à sa souveraineté, alors que Harper vient fêter la Saint-Jean au Québec et que même les fervents patriotes se font défaitistes, je veux rappeler à ceux qui la souhaitent, cette souveraineté, ainsi qu’à ceux qui n’en veulent pas, que l’idée de souveraineté n’est pas morte. Elle n’est pas forte, mais elle est loin d’être morte. En fait, on pourrait même dire que l’option souverainiste est actuellement à son niveau plancher mais que, si elle est le moindrement appuyée de la bonne manière, elle ne peut que remonter.
La tâche est ardue, beaucoup trop de gens se laissant influencer par certains chiffres des médias et par les grandes gueules de la radio ou de la télé, qui ont le champ libre depuis trop longtemps. Je demeure convaincu qu’André Arthur et son successeur Fillion ont fait plus de dommages dans la région de Québec qu’Alain Dubuc et tous ses malices, ceux-ci étant sommes toutes réservée à ceux qui lisent les éditoriaux, une espèce en voie de disparition si on se fie à d’autres chiffres déprimants sur la consommation d’information des Québécois.
Les chiffres récents, à première vue, font peur aussi. Pourtant, on remarquera qu’on sonde ces jours-ci la croyance que la souveraineté se fera, pas le souhait de la faire. Ces jours-ci, beaucoup de ceux qui aimeraient que le Québec devienne souverain ne croient plus que cela arrivera. Or, à 42% de Québecois qui se disent toujours prêts à voter OUI, on peut encore dire que la majorité des Québécois d’origine canadienne-française est en faveur de la souveraineté. Il faut trouver le moyen de rejoindre ceux chez les francophones qui ont développé une allergie au discours souverainiste et qui tentent de (se) convaincre que ce débat nous a fait perdre du temps et qu’il est temps de passer à autre chose. C’est plutôt le contraire: il est encore temps de la faire, la souveraineté et ce sont ces francophones qui ont voté NON et ces politiciens qui nous ont laissé croire qu’une autre voie était possible qui nous ont fait perdre de notre précieux temps. Nous pouvons encore la faire, la souveraineté, pendant que les babyboomers sont encore de ce monde, alors qu’on peut toujours compter sur un appui majoritaire chez les jeunes, pendant que l’immigration n’a pas encore rendu mathématiquement impossible l’atteinte de ce but. Tous ceux qui craignent pour leur culture au point de croire qu’on doit légiférer contre la lapidation (!) mais qui font encore la sourde oreille aux souverainistes devraient se rendre compte qu’ils sont eux-même la cause des problèmes. Le Québec devenu un pays officiellement francophone, le message serait clair pour les immigrants et la survie de notre culture déjà beaucoup mieux assurée!
Bonne Saint-Jean! Le soleil se pointe, alors je vais prendre mon bain de foule et quelques photos!
En fait, depuis le 1er janvier, le sport, les faits divers, les arts et spectacles, Dame Nature et une certaine Julie Couillard ont accaparé la moitié de toutes les nouvelles diffusées au Québec. Une situation exceptionnelle. «C’est énorme, si on compare à ce qui se fait ailleurs dans le monde, où ces thèmes retiennent presque deux fois moins l’attention (30% contre 47%, sans compter l’affaire Bernier-Couillard, peu médiatisée hors du Canada)», dit Jean-François Dumas, président d’Influence communication.
Le Québec est très centré sur lui-même, observe M. Dumas, qui a aussi étudié la situation médiatique d’une centaine de pays. «Nous ne vivons pas dans un village global mais dans un village local. Nous sommes la région du monde qui traite le moins d’actualité internationale. Le Canada anglais en parle de trois à quatre fois plus que nous.»
Le blogue de Tristan Péloquin parlait récemment d’un phénomène que j’ai observé sur moi-même depuis quelques temps. Alors que plus jeune, avant l’ère d’Internet, je lisais des romans de plusieurs centaines de page, consultait régulièrement dictionnaires et encyclopédies, lisait quotidiennement les journaux, aujourd’hui j’ai beaucoup de difficulté à lire un texte qui s’étire sur plusieurs pages. Je suis tellement habitué à scanner les pages Web à la recherche de l’information pertinente, que lorsque j’essaie de plonger dans un roman, je saute des lignes, des paragraphes, je reviens en arrière… Bref, je ne suis plus capable de me concentrer pour suivre le lent fil de l’auteur. C’est moins pire lorsque je tombe sur un ouvrage de philo ou de vulgarisation scientifique assez dense, mais pour la littérature romancée, les efforts des auteurs même les plus talentueux ne suffisent plus à conserver mon intérêt. Et je constate régulièrement sur la blogosphère québécoise que certains commentateurs se plaignent de textes trop longs, alors que ceux-ci ne comptent sommes toutes que quelques paragraphes.
M. Péloquin cite en fait le billet de Nicolas Carr qui demande “Is Google making Us Stupid?”. Depuis quelques temps, plusieurs confessent le même “problème” alors que les études sur le sujet se font attendre. J’écris “problème” entre guillemets car en est-ce bien un? Dans son (trop?) long texte, Carr fait un peu d’histoire pour montrer que, selon la sociologie, les technologies ont toujours influencé notre rhétorique, voire notre façon de penser.
Une autre étude récente présentait autrement le phénomène: nous serions nombreux en situation d’overdose d’information, fatigués, brûlés devant tant d’éléments à assimiler. J’aime mieux croire que je deviens un pro du power browsing, comme le dit Carr, que de penser que je suis épuisé par l’information. Mais je dois dire que ces jours-ci, à voir les insignifiantes manchettes de Canoe, LCN et TVA, la multiplication des opinions autant chez les blogueurs qu’à la télévision, à entendre certains de mes amis répéter presque mot pour mot les argumentaires de grandes gueules populistes, j’en ai un peu ma claque de toute cette “information”. À mon avis, au Québec, l’information perd en qualité et il y aurait tellement à critiquer, à nuancer, que ça me prendrait tout mon temps pour le faire. Or, régulièrement, je songe à ne plus bloguer, malgré certaines offres m’encourageant à le faire plus. Pourquoi augmenter tout ce bruit qui en vient à masquer les enjeux de fond?
Dans le milieu où je travaille, la veille technologique en éducation, on commence à parler de nouvelles théories de l’apprentissage. Après le socio-constructivisme que nous ont enfoncé dans la gorge les penseurs de la Réforme afin de remplacer l’approche behavioriste, on commence à parler de connectivisme. Avec l’émergence d’Internet en général, et des réseaux sociaux en particulier, une certaine intelligence résiderait dans les regroupements d’internautes, dans les réseaux, en dehors des individus en quelques sortes. Peut-être qu’après des décennies de tendance individualiste, la population humaine devient-elle, sous l’influence d’Internet, une grosse ruche d’abeilles à l’intelligence collective? Ou peut-être aie-je une araignée au plafond?
Un autre article qui vient me conforter dans mes positions: Journaliste, une espèce en voie de disparition, par Lise Payette. Tout son texte est intéressant, alors je vous invite à le lire, sur le site du Devoir. En gros, Mme Payette dénonce la baisse de qualité de l’information au Québec, notamment les effets pervers de la convergence à la Quebecor.
Je ne citerai qu’un passage, pour taquiner certains de mes lecteurs, qui confirme mon impression selon laquelle on entend trop les Dubuc et Pratte à Radio-Canada:
Gesca et Radio-Canada par exemple auraient signé une entente pour leur permettre d’élargir un peu plus leur présence face à Quebecor. On n’a pas fini de voir des journalistes de Radio-Canada interviewant des journalistes de La Presse comme s’ils étaient des spécialistes hautement qualifiés dans leurs domaines.
On n’a pas fini, non plus, d’entendre des journalistes de Radio-Canada faire «un détour en calèche» pour ne pas avoir à parler sérieusement de la souveraineté du Québec, de l’identité québécoise ou du désir des Québécois de sortir de l’Afghanistan. Les journalistes de Radio-Canada sont neutres… comme ceux de La Presse. Tout le monde doit le croire.
Il fut un temps au Québec où le propriétaire d’un journal pouvait être de l’allégeance politique qu’il voulait sans que ça teinte son journal. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Il suffit d’avoir des yeux pour lire. Certains journalistes sont devenus comme ces mercenaires qui font la guerre du patron.
À sa décharge, j’ajouterai que Radio-Canada invite des journalistes du Devoir également. Tout de même, plus j’y pense, plus je me dis qu’il faudrait faire quelque chose pour protéger une certaine diversité de l’information et donner une tribune solide aux progressistes souverainistes, qui n’ont que le très peu lu Devoir… et peut-être quelques blogues…
Quebecor fait du bon pour notre culture, comme la numérisation des films québécois, mais son obsession pour la rentabilité et la convergence lui donnent l’allure et la subtilité d’un rouleau compresseur. Via les journaux de Gesca et le site Cyberpresse, PowerCorporation peut aussi imposer ses propres lignes éditoriales, surtout s’il est aidé par Radio-Canada! Ça prendrait un nouveau groupe, un troisième grand joueur qui ferait sa propre mini-convergence, et ce, hors de Montréal. Un journal, à la fois aussi solide, plus accessible et plus largement distribué que Le Devoir, avec le même genre de ligne éditoriale que Le Devoir, donc moins sensationnaliste et, surtout, moins corporatiste que les journaux de Gesca. Sur Internet, il faudrait pouvoir répondre à la propagande des Dubuc et cie d’une manière aussi directe que les clips pour idiovisuels de Cyberpresse. L’antenne principale de ce nouveau groupe d’information devrait être située à Québec, pour contrer cette méfiance à la fois malsaine et justifiée envers les médias montréalais, mais diffuser jusqu’à Montréal, pour montrer le Québec aux métropolitains. Incidemment, à Québec, il y a plein de journalistes en chômage ou en grève… Et il y a un poste de télévision chambranlant qui pourrait peut-être servir à autre chose qu’à l’Avocat du diable…
Personnellement, je n’ai toujours pas lu le Rapport Bouchard-Taylor, mais au lendemain de son dépôt, je me suis procuré les quatre principaux quotidiens montréalais pour voir comment ils traitaient la nouvelle. C’est assez fascinant de voir comment les différents médias y ont vu ce qu’ils voulaient bien voir. Malgré leurs positions éditoriales bien connues sur la question nationale, Le Devoir et The Gazette n’ont pas détourné outre mesure la nouvelle en fonction de leurs idéologies. Je dirais que La Presse a offert la meilleur couverture, non pas grâce à Dubuc et Pratte, qui commencent déjà, eux, à vouloir mal faire paraître les partis d’opposition nationalistes, mais grâce à Yves Boisvert et Vincent Marrissal, qui ont écrit vendredi, et Foglia, qui a écrit sur le sujet samedi. Le Prix Citron est décerné au Journal de Montréal qui, s’il n’est pas nommément visé par les commissaires pour les dérapages médiatiques, se défend pathétiquement tout en continuant à pondre des titres populistes de la même nature que ceux qui ont mis le feu aux poudres.
Les manchettes
La Presse a choisi LE grand titre que j’attendais : “Le Québec n’a pas à rougir”. J’ai écouté la conférence de presse de Bouchard et Taylor. Taylor l’a affirmé de façon sentie, avec émotion et fierté: un tel débat n’aurait pu se tenir aussi sereinement ailleurs, des collègues européens lui ont fait remarquer. Boisvert écrit que “Nos enfants sont déjà ailleurs” et Marissal titre sa chronique “Les suites d’une fausse crise”. Les deux chroniqueurs disent ce que je croyais et ce que les commissaires concluent: le Québec n’est pas en train de crouler sous les cas d’accomodements déraisonnables. Et c’est assez plaisant de lire dans La Presse que le modèle de multiculturalisme canadien n’est pas approprié au Québec.
Par contre, contrairement à d’autres médias, y compris le Journal de Montréal, La Presse n’a pas présenté la démystification des cas d’accommodement raisonnable qui ont fait s’énerver bien des Québécois. J’ai bien aimé que les commissaires confrontent “les faits” et leur “perceptions erronées”. Je connaissais toute l’absurdité du “cas de la cabane à sucre”, mais j’en ai appris à propos de celui des vitres givrées du YMCA en plein quartier juïf: la bâtisse avait été reconstruite il y a une dizaine d’années, il n’y avait auparavant pas de grandes fenêtres donnant sur la synagogue. Déjà ça met en perspective! Pourquoi est-ce que je ne l’apprend que deux ans plus tard?
Pathétique Journal de Montréal
Je m’attarde ici sur le cas du Journal de Montréal, que je ne lis habituellement qu’au restaurant parce qu’il ne prend pas trop de place. “Soyez encore plus accommodants” titre-t-il. Avec dans la colonne de droite, Martineau qui demande “On est tous des cons, c’est ça?”, Aubin qui affirme “Elvis Gratton peut prendre sa retraite”, Bazzo qui demande à son tour “Maintenant, ferez-vous partie des moutons?” et Christopher Hall qui présente “L’histoire de deux vieux intellos full patch en 1839″! Ça fait une bien belle première page!!!
Dans le premier article intitulé “Jean Charest sauve le crucifix”, Yves Chartrand insiste sur le fait que Charest conservera une distance critique face au rapport.
Dès le second article, le Journal commence à se justifier:
Notons que les extraits publiés samedi dans The Gazette, puis dans Le Journal de Montréal, sont conformes en tout point avec le rapport final. Une grande portion du rapport sert ainsi à dire aux Québécois de souche de mieux traiter les minorités de la province.
Page 4, en haut, le tristement célèbre maire d’Hérouxville est cité: “Si vous me demandez si je suis satisfait de cette décision-là… Ça n’a aucune allure” juste à côté d’une femme voilée qui, elle, dit: “C’est une grande journée pour l’avenir du Québec”. Ou l’art d’antagoniser! Sur la même page, à propos des recommandations demandant de mieux étudier la question, on écrit “Ouvrez vos portefeuilles” et on résume ces propositions par un tableau titré “Encore des comités à créer”. Est-ce que l’article rappelle que la commission a économisé plus d’un millions de dollars sur le budget prévu? Non.
La page 5 présente trois cas démystifiés par les commissionnaires et s’intitule “La vérité, selon les commissaires“. Son amorce: “Soutenant que les médias ont monté en épingle une série d’événements anodins qui ont été mal interprétés par une partie de la population, les commissaires sont allés sur le terrain, disent-ils, à la recherche de la vérité”. Et, à chaque cas, d’ajouter une étoile se rapportant à une note de bas de page disant “Il faut bien noter que cette perception populaire ne correspond pas à la version des faits dûment vérifiés et publiés dans les médias écrits”. Tout ça ne sonne-t-il pas comme “ce n’est pas notre faute” et “les intellos imposent leur vérités”!? Viennent ensuite les opinions de Martineau et Aubin, dont les titres des chroniques ne sont pas ceux de la première page. Martineau sombre de plus en plus dans la facilité populiste. Il semble prendre cela personnel en parlant des journalistes “qui regardent leurs confrères de haut” et parle d’aveuglement:
Mais de là à dire que le malaise que la plupart des Québécois ressentent face à l’histoire des accommodements est dû à une mauvaise perception, il y a une limite. Ce n’est plus de la mauvaise foi, c’est de l’aveuglement! Les profs, les intervenants de la santé, les représentants syndicaux, toutes les personnes qui ont pris la parole pour dire qu’elles sont RÉGULIÈREMENT prises avec des demandes d’accommodements déraisonnables - tous ces gens ont mal vu?
Heureusement, Aubin reconnaît que “les médias se sont lancés dans une chasse enthousiaste aux histoires abracadabrantes”, mais conclut: “La question qui reste, c’est: qui, de nos jours, veut s’accommoder de propos si raisonnables?”. Pas le Journal de Montréal, semble-t-il.
Quand on choisit le Québec
Finalement, tant qu’à être dans l’analyse des médias, un dernier mot sur la publicité du Gouvernement du Québec parue le jour même de la sortie du rapport. Faut pas être dupe: celle-ci est en fait une publicité sur Jean Charest, pour Jean Charest. Le titre ne fait pas innocemment référence à sa biographie intitulée “J’ai choisi le Québec”. Ça représente ce que le PLQ tente de faire: se montrer lui aussi défenseur de la nation québécoise. C’est la même logique qui l’a fait proposer rapidement sa motion sur le maintien du crucifix à l’Assemblée Nationale: il veut conserver le vote des “vieux canadiens-français”.
À lire les écrits des analystes politiques et des éditorialistes fédéralistes, il n’y a pas que Pauline Marois et Mario Dumont qui aient été nerveux à la veille de la publication du rapport. Non, il n’y a pas de crise des accommodements raisonnables. Mais la question identitaire, elle, est à fleur de peau. Charest a beau espérer que l’été fasse tout oublier, ce n’est pas fini cette affaire-là!
Bon, il était pas si pire que ça. Ou, plutôt, on a vu bien pire depuis. Mais j’ai toujours préféré qu’on me présente l’info, point, sans opinion.
Mongrain fera-t-il de la politique? “Jamais” répond-t-il. Mais je ne peux m’empêcher de l’imaginer. Il ferait un bon candidat-vedette pour l’ADQ! Du coup, l’ADQ aurait encore plus l’air du Parti créditiste…
Dès le départ, je me suis dit solidaire de Victor-Lévy Beaulieu lorsqu’il a réagi à l’incroyable affirmation de Pauline Marois à l’effet que tous les Québécois devraient être bilingues.
Son livre vient d’être lancé et les critiques sont bonnes. Danielle Laurin, chroniqueuse à On fait tous du showbusiness donne 4 étoiles sur 5 à “La Grande Tribu”. Chantal Guy de La Presse en parle comme “un aboutissement littéraire” et un “délire parfaitement maîtrisé”. Évidemment, à l’occasion de ce lancement, les journalistes l’ont relancé sur le bilinguisme et le multicuturalisme:
Mais si autant de gens au Québec sont séduits par le bilinguisme et le multiculturalisme, n’est-ce pas plutôt le signe d’une nouvelle confiance ? D’une génération décomplexée qui n’a pas grandi dans la “peur de l’anglais”? VLB pousse un grand soupir.
“Je suis d’accord qu’il y a des gens qui sont sûrs d’eux-mêmes et qui peuvent apprendre quatre ou cinq langues. C’est à partir du moment où on croit que l’idéal serait que tous les Québécois deviennent bilingues, comme le disait Mme Marois, que ça ne passe pas. On a déjà de la misère à faire apprendre le français aux jeunes, il y a 40 % d’analphabétisme au Québec ! Ce que j’ai lu et entendu, c’est que pour avoir une meilleure vie et un meilleur salaire, on veut que nos enfants parlent anglais. Quoi, ça veut dire que si tu parles français dans ton pays, tu ne peux pas le faire? Moi, c’est contre ça que j’en ai. Ce que je veux, c’est que chaque québécois puisse travailler en français dans son pays et recevoir le même salaire que n’importe qui d’autre.”
Encore une fois, je suis entièrement d’accord. Et je crois bien que je vais me mettre à lire du Victor-Lévy Beaulieu incessamment!