Le rapport sous tous ses rapports

25 mai 2008 à 12:05
Catégorie(s): Diaporamas, Montréal, Médias, Politique, Société

1 commentaire »

Personnellement, je n’ai toujours pas lu le Rapport Bouchard-Taylor, mais au lendemain de son dépôt, je me suis procuré les quatre principaux quotidiens montréalais pour voir comment ils traitaient la nouvelle. C’est assez fascinant de voir comment les différents médias y ont vu ce qu’ils voulaient bien voir. Malgré leurs positions éditoriales bien connues sur la question nationale, Le Devoir et The Gazette n’ont pas détourné outre mesure la nouvelle en fonction de leurs idéologies. Je dirais que La Presse a offert la meilleur couverture, non pas grâce à Dubuc et Pratte, qui commencent déjà, eux, à vouloir mal faire paraître les partis d’opposition nationalistes, mais grâce à Yves Boisvert et Vincent Marrissal, qui ont écrit vendredi, et Foglia, qui a écrit sur le sujet samedi. Le Prix Citron est décerné au Journal de Montréal qui, s’il n’est pas nommément visé par les commissaires pour les dérapages médiatiques, se défend pathétiquement tout en continuant à pondre des titres populistes de la même nature que ceux qui ont mis le feu aux poudres.

Les manchettes

La Presse a choisi LE grand titre que j’attendais : “Le Québec n’a pas à rougir”. J’ai écouté la conférence de presse de Bouchard et Taylor. Taylor l’a affirmé de façon sentie, avec émotion et fierté: un tel débat n’aurait pu se tenir aussi sereinement ailleurs, des collègues européens lui ont fait remarquer. Boisvert écrit que “Nos enfants sont déjà ailleurs” et Marissal titre sa chronique “Les suites d’une fausse crise”. Les deux chroniqueurs disent ce que je croyais et ce que les commissaires concluent: le Québec n’est pas en train de crouler sous les cas d’accomodements déraisonnables. Et c’est assez plaisant de lire dans La Presse que le modèle de multiculturalisme canadien n’est pas approprié au Québec.

Par contre, contrairement à d’autres médias, y compris le Journal de Montréal, La Presse n’a pas présenté la démystification des cas d’accommodement raisonnable qui ont fait s’énerver bien des Québécois. J’ai bien aimé que les commissaires confrontent “les faits” et leur “perceptions erronées”. Je connaissais toute l’absurdité du “cas de la cabane à sucre”, mais j’en ai appris à propos de celui des vitres givrées du YMCA en plein quartier juïf: la bâtisse avait été reconstruite il y a une dizaine d’années, il n’y avait auparavant pas de grandes fenêtres donnant sur la synagogue. Déjà ça met en perspective! Pourquoi est-ce que je ne l’apprend que deux ans plus tard?

Pathétique Journal de Montréal

Je m’attarde ici sur le cas du Journal de Montréal, que je ne lis habituellement qu’au restaurant parce qu’il ne prend pas trop de place. “Soyez encore plus accommodants” titre-t-il. Avec dans la colonne de droite, Martineau qui demande “On est tous des cons, c’est ça?”, Aubin qui affirme “Elvis Gratton peut prendre sa retraite”, Bazzo qui demande à son tour “Maintenant, ferez-vous partie des moutons?” et Christopher Hall qui présente “L’histoire de deux vieux intellos full patch en 1839″! Ça fait une bien belle première page!!!

Dans le premier article intitulé “Jean Charest sauve le crucifix”, Yves Chartrand insiste sur le fait que Charest conservera une distance critique face au rapport.

Dès le second article, le Journal commence à se justifier:

Notons que les extraits publiés samedi dans The Gazette, puis dans Le Journal de Montréal, sont conformes en tout point avec le rapport final. Une grande portion du rapport sert ainsi à dire aux Québécois de souche de mieux traiter les minorités de la province.

Page 4, en haut, le tristement célèbre maire d’Hérouxville est cité: “Si vous me demandez si je suis satisfait de cette décision-là… Ça n’a aucune allure” juste à côté d’une femme voilée qui, elle, dit: “C’est une grande journée pour l’avenir du Québec”. Ou l’art d’antagoniser! Sur la même page, à propos des recommandations demandant de mieux étudier la question, on écrit “Ouvrez vos portefeuilles” et on résume ces propositions par un tableau titré “Encore des comités à créer”. Est-ce que l’article rappelle que la commission a économisé plus d’un millions de dollars sur le budget prévu? Non.

La page 5 présente trois cas démystifiés par les commissionnaires et s’intitule “La vérité, selon les commissaires“. Son amorce: “Soutenant que les médias ont monté en épingle une série d’événements anodins qui ont été mal interprétés par une partie de la population, les commissaires sont allés sur le terrain, disent-ils, à la recherche de la vérité”. Et, à chaque cas, d’ajouter une étoile se rapportant à une note de bas de page disant “Il faut bien noter que cette perception populaire ne correspond pas à la version des faits dûment vérifiés et publiés dans les médias écrits”. Tout ça ne sonne-t-il pas comme “ce n’est pas notre faute” et “les intellos imposent leur vérités”!? Viennent ensuite les opinions de Martineau et Aubin, dont les titres des chroniques ne sont pas ceux de la première page. Martineau sombre de plus en plus dans la facilité populiste. Il semble prendre cela personnel en parlant des journalistes “qui regardent leurs confrères de haut” et parle d’aveuglement:

Mais de là à dire que le malaise que la plupart des Québécois ressentent face à l’histoire des accommodements est dû à une mauvaise perception, il y a une limite. Ce n’est plus de la mauvaise foi, c’est de l’aveuglement! Les profs, les intervenants de la santé, les représentants syndicaux, toutes les personnes qui ont pris la parole pour dire qu’elles sont RÉGULIÈREMENT prises avec des demandes d’accommodements déraisonnables - tous ces gens ont mal vu?

Heureusement, Aubin reconnaît que “les médias se sont lancés dans une chasse enthousiaste aux histoires abracadabrantes”, mais conclut: “La question qui reste, c’est: qui, de nos jours, veut s’accommoder de propos si raisonnables?”. Pas le Journal de Montréal, semble-t-il.

Quand on choisit le Québec

Finalement, tant qu’à être dans l’analyse des médias, un dernier mot sur la publicité du Gouvernement du Québec parue le jour même de la sortie du rapport. Faut pas être dupe: celle-ci est en fait une publicité sur Jean Charest, pour Jean Charest. Le titre ne fait pas innocemment référence à sa biographie intitulée “J’ai choisi le Québec”. Ça représente ce que le PLQ tente de faire: se montrer lui aussi défenseur de la nation québécoise. C’est la même logique qui l’a fait proposer rapidement sa motion sur le maintien du crucifix à l’Assemblée Nationale: il veut conserver le vote des “vieux canadiens-français”.

Charest se paie de la pub perso

À lire les écrits des analystes politiques et des éditorialistes fédéralistes, il n’y a pas que Pauline Marois et Mario Dumont qui aient été nerveux à la veille de la publication du rapport. Non, il n’y a pas de crise des accommodements raisonnables. Mais la question identitaire, elle, est à fleur de peau. Charest a beau espérer que l’été fasse tout oublier, ce n’est pas fini cette affaire-là!


Enfin l’hiver

21 janvier 2007 à 03:01
Catégorie(s): Diaporamas, Environnement, Montréal

Aucun commentaire »

Je commençais à penser que je n’aurais pas besoin de m’acheter de nouveaux gants cet hiver, mais la saison froide est digne de ce nom depuis la semaine passée. Enfin! J’aime ça blanc et froid l’hiver, pas chaud, gris et mouillant!


Spécial bouffe

21 janvier 2007 à 03:01
Catégorie(s): Diaporamas, Varia

Aucun commentaire »

Qui a dit que photographier la nourriture était difficile? Avec mon super Kodak et sa lentille précise, les couleurs sont vives, les mets appétissants. Alors voici deux diaporamas: celui du haut regroupant des photos de mes repas de célibataire, celui du bas, des repas que j’ai eu le plaisir de partager chez des amis ou dans la famille.

Autour de chez moi, outre le Marché Jean-Talon, il y a plein de restos et d’épiceries de plusieurs cultures: africaine, sud-américaine, italienne… Si je veux des merguez, je vais à la boucherie maghrébienne L’Olivier. Si je veux manger des pupusas, je vais au coin de ma rue. Si je veux manger chilien, salvadorien ou thaï, je n’ai que quelques minutes de marche à faire pour tomber sur le bon restaurant. Mais, célibataire, je vais rarement au resto. Depuis que je demeure sur la rue Alma, j’ai pris l’habitude de m’acheter des repas tout faits chez le traiteur italien Chez Motta. J’y achète aussi ma dose hebdomadaire d’olives calamata dont je ne peux plus me passer. Depuis peu, un autre traiteur me permet d’acheter de succulents mets préparés: Milliner, dans la même bâtisse que le Marché des saveurs. Cuisine plutôt française et portions congelées sous vide.

Quand je sors de chez moi pour manger ailleurs, c’est plutôt en famille ou chez des amis. Chez ma soeur, dont le concubin est serveur dans un bistro, la bouffe est toujours bonne. Chez ma tante Claude, qui reçoit ma famille maternelle ou organise ces réunions depuis des décennies, les soupers des Fêtes sont dignes des plus grands restaurants, avec vaisselle abondante et plusieurs couverts:


Les têtes à claques

13 janvier 2007 à 03:01
Catégorie(s): Diaporamas, Informatique, Médias, Technologie, Travail

Aucun commentaire »

Un autre billet sur les Têtes à claques, et oui! Pour mes archives à moi.

Entré le 16 octobre chez StreamTheWorld comme concepteur Flash, j’allais être amené à monter le lecteur multimédia affichant le contenu vidéo pour un des sites les plus populaires de l’heure au Québec. Jeudi le 9 novembre vers midi, on me passait la commande: faire, pour le lendemain, la prochaine version du lecteur Flash du site des Têtes à claques, en intégrant un système de publicité programmé au niveau serveur par un de mes collègues. C’était d’autant plus important que les concepteurs des Têtes à claques étaient invités à l’émission Tout le monde en parle, diffusée le dimanche suivant. Augmentation d’affluence garantie en vue. Revenus publicitaires aussi, pour les concepteurs. Et visibilité, pour nous.

En trois semaines chez mon nouvel employeur, je n’avais que retouché du code fait par d’autres pour quelques stations de radio, Juste pour rire et les Canadiens de Montréal. Comme je n’avais pas non plus assez d’expérience en gestion de la vidéo avec Flash, j’ai décidé de partir d’un code déjà developpé par André de Génération Flash. J’ai d’abord voulu adapter le lecteur des Canadiens, mais en fin d’après-midi je me rendais compte que c’était une mauvaise voie.

Je ne mange à peu près jamais le midi. Je sais, c’est pas bon, tout le monde me le dit. En fin d’après-midi, quand la journée de boulot est terminée, j’ai faim. Et quand j’arrive chez moi, c’est le temps que je mange. Mais ce jeudi là, la fin d’après-midi n’était pas la fin de ma journée de boulot puisque j’avais promis de ne quitter qu’une fois le travail effectué. Or, il me fallait recommencer à zéro mon intégration.

La pression est montée. C’était très important qu’on livre le lecteur qui affiche de la pub le lendemain, afin de vérifier que tout fonctionne bien et rassurer aussi les annonceurs. Ayant le ventre creux et, sur les épaules, la pression d’un livrable urgent et très important pour ma compagnie, j’ai eu la tête en bouillie pendant une couple d’heures, jusqu’à ce que l’effet d’un repas se fasse sentir. Vers 22h00 j’avais réussi à coller les morceaux ensemble. La journée suivante, j’ai dû fournir deux autres versions, toujours améliorées. Samedi, de chez moi, j’ai corrigé encore de petits bogues. Et dimanche le 12 novembre, Tout le monde en parle nous a amené énormément de visiteurs, nous qui en avions déjà beaucoup. Tout s’est bien passé. Lundi, les concepteurs, les publicitaires et mes patrons étaient contents. Je pouvais respirer.

Je savais que le site était populaire, mais c’est pendant le Temps des Fêtes que je me suis rendu compte de l’impact réel des Têtes à claque, quand mes petits cousins et cousines ont voulu montrer à toute la famille les capsules humoristiques. Voir mes proches se marrer en utilisant un outil que j’avais développé en situation d’urgence m’a réchauffé le coeur. Enfin, ma famille pouvait comprendre un peu mieux la nature de mon travail. Et moi je pouvais me dire que mon travail dans l’ombre participe à quelque chose de tangible… et de bien!

D’ici quelques jours, une nouvelle version avec fenêtre vidéo plus petite apparaîtra, pour permettre aux possesseurs d’ordinateurs plus vieux de pouvoir eux aussi profiter des trouvailles humorisitiques des Têtes à claques. Jusqu’à présent, chez ceux-ci, la haute qualité de la vidéo faisait planter l’ordinateur.


Noël au bureau

22 décembre 2006 à 10:12
Catégorie(s): Diaporamas, Travail, Varia

1 commentaire »

Quel beau party de Noël que celui offert par StreamTheWorld le 15 décembre dernier. J’ai toujours quelques appréhensions lorsqu’il est question de partys de bureau: on y est souvent forcé de faire tout un tas de jeux cons, souvent poussé à danser sur de la musique execrable, etc.

Mais la fête organisée par Pascale, dans les décors montés par Mike, a été à mes yeux à peu près parfaite. La grande classe: traiteur, service de bar, cadeaux payés par la compagnie, piste de danse avec boule disco et champignon lumineux…

Les photos que vous voyez ci-haut ont bel et bien été prises dans nos bureaux de la rue Prince, qui sont en fait installés dans ce qui pourrait bien être un loft. Quelques cloisons translucides découpent légèrement, et non hermétiquement, une grande aire centrale au centre de laquelle on a déplacé des bureaux pour en faire une longue table. Le bar fait partie de l’équipement permanent, mais sert normalement de coin café – cuisine.

J’ai eu de la chance dans mes cadeaux: un beau gros sac à dos Roots, du café aromatisé aux desserts et, dans ce qui devait être un échange de cadeaux entre employés, une cafetière presque neuve. Comme l’échange n’a pas eu lieu, c’est JF qui a hérité, sans pouvoir s’en débarrasser, de mon magnifique lecteur à cassettes des années 80. Un Sony noir qu’il aurait été cool de conserver si ce n’était qu’un de ses circuits semble grillé quelque part et qu’aucun son n’en sort.


Ma Cité du multimédia

25 octobre 2006 à 05:10
Catégorie(s): Diaporamas, Montréal, Technologie

3 commentaires »

Un trajet dans la Cité du Multimédia, où je travaille depuis avril dernier. En jaune sur la carte ci-dessous, Nurun, sur la rue De la Commune. En vert, StreamTheWorld, sur la rue Prince. Le diaporama débute sur la rue King, puis traverse De la Commune pour déambuler sur les promenades du Vieux-Port de Montréal avant de remonter sur la rue Prince où se trouve mon actuel boulot, dans des locaux tous neufs, tous beaux…

La Cité du Multimédia


Québec automnal

25 septembre 2006 à 03:09
Catégorie(s): Diaporamas, Québec

Aucun commentaire »

Des photographies de Québec, le 24 septembre dernier.


Mon premier poker

22 septembre 2006 à 07:09
Catégorie(s): Diaporamas, Varia

11 commentaires »

Vendredi dernier, c’était l’anniversaire de la jet-setteuse non assumée Ariane, qui m’a gracieusement invité à une soirée de poker. J’ai toujours eu horreur des jeux de cartes. Et, par principe, je ne joue jamais à l’argent. Mais pour faire plaisir à la jubilée, j’ai accepté son invitation.

J’ai donc été initié au poker. J’avais jamais joué de ma sainte vie. Un dénommé Sou m’a gentiment résumé la hiérarchie des mains gagnantes, nous avons joué un tour puis le jeu sérieux a commencé. J’ai bénéficié de la chance du débutant et gagné trois des quatre premiers tours, grâce à des paires. Mais j’ai passé le reste de la soirée à jouer comme un peureux, en passant souvent, en me couchant de temps en temps, en augmentant rarement la mise. J’ai quand même réussi à me rendre à la troisième heure, parmi les cinq ou six derniers joueurs.

J’ai passé une fort agréable soirée. À tel point que je pourrais bien à nouveau jouer au poker… après avoir fait mes devoirs. Car malgré un aide-mémoire, j’avais de la difficulté à estimer mes chances, à connaître la valeur de mon jeu.

Félicitations à Sou, grand gagnant de la soirée.

Et merci à Ariane pour m’avoir dépucelé… :)


Un iMac Indigo 500 en pièces

8 septembre 2006 à 11:09
Catégorie(s): Diaporamas, Informatique

2 commentaires »

Pour ma collection d’ordinateurs, j’ai acheté sur eBay une machine à peu près comme celle qui m’a servit à passer mes études en Techniques d’intération multimédia, puissante pour la vidéo, permettant un montage facile et fluide de fichiers DV avec iMovie. J’étais un des rares à pouvoir faire à la maison mes projets Final Cut pour le cours de montage. Mais aussi, lors des dernières sessions, un de rares à ne pas pouvoir faire du Maya chez soi. Ce n’était qu’un G3 400 Mhz après tout!

Bref, je me suis acheté un modèle à peu près équivalent, mais de l’année suivante. Même couleur, mais avec graveur plutôt que lecteur CD, 16 Mo VRAM plutôt que 8, 20 Go ROM plutôt que 10 Go et G3 500 Mhz plutôt que 400. Il m’est arrivé des États-Unis le plastique tout cassé, le graveur n’acceptant aucun disque et l’écran égratigné. Le vendeur m’a offert de me rembourser si je lui renvoyais. Mais j’ai décidé de le garder pour ses pièces.

Alors, voici en une douzaine d’images le démontage d’un iMac…


Samedi d’août dans la Petite-Italie

17 août 2006 à 10:08
Catégorie(s): Diaporamas, Montréal, Varia

3 commentaires »

Une nouvelle catégorie de billets pour mon blogue: “Diaporama”.

Flicker, c’est pas mal, mais si je peux me passer de pub et que j’ai de l’espace serveur…

Photos prises le 5 août dernier dans mon quartier adoré.





TopBlogues