Led Zep toujours en vie et pesant

11 décembre 2007 à 01:12
Catégorie(s): Concerts, Musique

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Les premiers échos du spectacle d’hier sont excellents et laissent espérer la venue du groupe légendaire à Montréal.

En attendant que le blogue d’un collaborateur du magazine Rolling Stone revienne à la vie, voici des photographies de l’événement, notamment de quelques illustres spectateurs.

Parmi les premiers clips du concert téléversés sur YouTube, celui-ci montre le dispositif scénique:

Le planant solo de “Dazed And Confused”:

Le prix du billet, en livres sterlings:

Le prix d'un billet de parterre à Londres

Ça fait 258 dollars canadiens. 283 avec les taxes!


Combien pour Led Zep?

8 décembre 2007 à 04:12
Catégorie(s): Concerts, Musique

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La rumeur a gonflé: une tournée pour Led Zeppelin? Le magazine Rolling Stone auquel je suis abonné met Led Zeppelin en page couverture. Cette fin de semaine, les chroniqueurs culturels de La Presse, jeunes et moins jeunes, salivent à l’idée de voir Led Zep en spectacle. Nathalie Petrowski se pose la même question que moi: elle qui a résisté à plusieurs réunions de groupes et refusé de débourser pour des billets dispendieux, est-elle prête à payer le gros prix pour revoir Led Zep? Oui. Moi aussi je crois bien. Je pense que je dépenserais deux cent beaux dollars canadiens pour les voir! Led Zep! Un monument du rock!

Par ailleurs, je dois des excuses à un ami, Serge, qui me disait que le nom de Led Zeppelin signifiait “zeppelin de plomb”. Je lui rétorquais que cela voulait simplement signifier “le zeppelin” en Allemand… Serge avait raison. Et La Presse m’apprend du même coup que ce nom vient du batteur des Who, Keith Moon:

Q Vous avez déjà rencontré une diseuse de bonne aventure?

R Non, je me tiens à distance de tout cela, je ne tiens pas forcément à connaître le futur J’en ai rencontré quelques-uns, notamment un certain Keith Moon. À nos débuts, c’est lui qui avait suggéré le nom de Led Zeppelin, tellement il était convaincu que nous irions tout droit à la catastrophe. Diseur de bonne aventure était son autre job, à côté de celui de batteur des Who. (NDLR: Keith Moon trouvait leur musique tellement “lourde qu’ils allaient s’écraser comme un zeppelin en plomb”, d’où Led Zeppelin.)

Keith Moon était pressenti par Jimmy Page pour former un super-groupe avec lui et Jeff Beck alors que les Yardbirds se démantelaient.


QOTSA au Métropolis

19 octobre 2007 à 04:10
Catégorie(s): Concerts, Musique

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Queens of the Stone Age
Octobre 2007
Métropolis

Mardi dernier, j’allais voir pour la quatrième ou cinquième fois Queens Of The Stone Age, au Métropolis. Cette fois-ci seul, comme ma précédente sortie au Centre Bell à l’occasion de la visite des Beastie Boys. Le temps qui passe commence à se faire sentir, autant chez moi que chez les artistes que je vais voir. C’est sûr que seul, c’est pas tout à fait la même chose, mais n’empêche, les Beastie Boys, Queens Of The Stone Age et même le Reverend Horton Heat vu avec un ami enthousiaste m’ont tous donné l’impression que leur meilleurs jours étaient désormais derrière eux. Snif. Je suis peut-être dû pour écouter Star Académie et Radio Rock-Détente…

Josh Homme est sa nouvelle gang ont donné une très bonne prestation, mais comme Philippe Renaud, critique de la Presse, j’ai trouvé meilleures leurs précédentes tournées, surtout celle entourant la sortie de l’album “Songs for the Deaf”, avec Mark Lanegan des Screaming Trees, au Métropolis toujours. J’ai aussi un petit faible nostalgique pour leur show plus intime au Café Campus, lors de la sortie de “Rated R”.

Mardi dernier, même si la sonorisation était bonne et que j’étais plus proche que jamais de la scène, collé sur les hauts-parleurs de gauche, le son de QOTSA m’a semblé moins pesant, trop clean. Peut-être cette légère déception est venue de la qualité moindre de la marijuana que je fume ces temps-ci? N’empêche, j’ai tout de même passé un bon moment. Et mon billet a été acheté à un scalper pour moins cher qu’au guichet! En prime, pendant que je fumais mon faiblard joint, j’ai vu de près Homme marchant vers son autobus de tournée. C’est vrai qu’il est grand le monsieur!

Setlist trouvé ici:

No One Knows
Go With the Flow
Tangled Up in Plaid
3’s & 7’s
Infinity
Do it Again
Sky is Fallin’
I Never Came
Misfit Love
River in the Road
In the Fade
Turning on the screw
Little Sister
Battery Acid
Make it Wit Chu
Sick Sick Sick
I Think I Lost My Headache

Rappel:

Burn the Witch
Song for the Dead


Mes Beastie Boys

23 septembre 2007 à 12:09
Catégorie(s): Concerts, Montréal, Musique

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The Beastie Boys
18 Septembre 2007
Centre Bell

Les Beastie Boys font le seul hip-hop que j’aime vraiment. Probablement à cause de leur humour juïf new-yorkais, de leur musique qui a été d’avant-garde dès les années 80 et certainement parce qu’il ne font pas dans le gangsta rap macho où on ne fait que se flatter l’égo. Les 19 et 20 septembre derniers, ils donnaient concert Montréal dans deux salles bien différentes. Pour mon anniversaire, je ne pouvais manquer ça!

Je me suis tâté. J’aime me tâter… Heu, non, c’est pas le sujet que je voulais aborder… Je me suis tâté à savoir à laquelle des deux représentations j’allais assister. Je préfère bien sûr le Métropolis au Centre Bell, parce que plus intime. J’en ai vu des shows mémorables au Métropolis:

  • Sonic Youth, en juin 2000 et août 2004
  • Queens of the Stone Age, en septembre 2003 et mars 2005
  • Yeah Yeah Yeahs, en février 2004
  • AIR, en avril 2004
  • The Jon Spencer Blues Explosion, en juin 2004
  • Les Wampas, Breastfeeders et Prototypes, en août 2004
  • Bauhaus, en novembre 2005
  • The Sisters of Mercy, en mars 2006
  • Peaches et Eagles of Death Metal, en juillet 2006

Je me suis donc particulièrement intéressé à la venue des Beastie Boys au Métropolis. Mais l’information est venue à mon attention sur le tard et bien partiellement. En cherchant sur Internet, j’en avais conclus que cette représentation plus intime serait instrumentale, à l’image du dernier disque du groupe. L’album est bon, mais je m’imaginais mal une soirée entièrement jazzée avec les Beastie Boys. Je me suis donc décidé à aller voir les deux représentations pour connaître le meilleur des deux mondes. Mais, trop tard, les billets pour le Métropolis s’étaient envolés. Maintenant, après coup, nous savons que cette soirée s’intitulait en fait “Dress to impress”, qu’il fallait essayer de s’habiller chic, et que les Boys chantaient plusieurs de leurs classiques. L’avoir su avant, j’aurais définitivement acheté mon billet pour le Métropolis.

Jeudi soir, pour une rare fois, j’allais voir un spectacle seul. Je m’étais dit que j’arriverais tôt, pour pouvoir me coller en avant du parterre sur la scène. Mais on ne change pas ainsi de vieilles habitudes et je suis arrivé à l’entracte, n’ayant aucun intérêt pour la première partie, même si on en disait du bien et que la formation est montréalaise. Le temps de passer la billeterie, de me faire cercler le poignet d’un bracelet bleu et d’aller chercher deux bières, j’étais encore en avance sur le début du spectacle, mais trop tard pour percer la foule du parterre et m’avancer tout près de la scène. En fait, j’aurais peut-être pu si ce n’avait été de mes deux bières que je ne voulais pas répandre par terre. À $8.34 chacune plus pourboire, sans possibilité d’allumer un pétard, elles représentaient un bien précieux!

Je m’étais aussi préparé à filmer en douce avec mon appareil photo. L’usage de caméras était strictement interdit, mais mon appareil est petit et je me l’étais placé sous la boucle de ceinture. Je m’étais aussi apporté une carte d’affaire épaisse et de la gomme Fun-Tak pour cacher par moment le gros écrans derrière ma caméra, écran qui sert de viseur mais qui se remarque de loin. J’avais observé depuis quelques shows, notamment à La Tulipe, que les gardiens de sécurité repéraient facilement les écrans puis leurs propriétaires. Et j’avais remarqué qu’au Centre Bell, les gardiens de sécurité pouvaient faire du zèle. Au spectacle des White Stripes de l’an dernier, des spectateurs s’étaient fait sortir presque sur la tête pour avoir tenté de fumer quelque chose.

À l’entrée du Centre Bell, jeudi, on passait les détecteurs de métal à certains et ça m’a rendu nerveux. Je ne voulais ni manquer mon spectacle chèrement payé, ni laisser à la consigne ou ailleurs mon Kodak encore plus chèrement payé. Mais comme je commence à avoir un âge respectable, que je n’étais pas habillé “en Yo” et que j’avais en guise de billet une feuille imprimée à partir d’Internet, on m’a accueill gentiment sans me fouiller. Le trac passé, le sourire me revint.

Sur le parterre, à l’entracte, les gardiens de sécurité semblaient en effet faire la chasse aux appareils photos. J’étais appuyé sur la bande de la patinoire, recouverte de velours noir, et voyait les équipes de gros bras passer. Par contre, lorsque les lumières de la salle se sont éteintes et que Mix Master Mike monta sur scène, sont apparus des dizaines de cellulaires et d’appareils photos au bout de bras tendus en l’air. La sécurité a du déclarer forfait sur ce point.

L’intro de Mix Master Mike instaura une ambiance électrisante. Malheureusement, une panne de son devait ensuite couper l’fun, à la troisième chanson, pendant l’excellente “Gratitude”.

Le problème de son n’était pas banal: aucun décibel ne sortait d’aucun instrument, ni d’aucun micro. Les Beastie Boys totalement muets! La pause forcée impatienta la foule, qui hua avant de se mettre à chanter “Ohé, ohé, ohé, ohé” comme pendant une partie du Canadiens. Combien de temps ce silence forcé dura-t-il? Entre cinq et dix minutes. Dès que le système de son redevint fonctionnel, la foule avait pardonné.

Selon le blogue Mic-to-Mic, la liste des chansons ressemblait à ceci:

MMM Intro
Time for Living
Super Disco Breakin’
Gratitude
Live at PJ’s
Tough Guy
Root Down
Sure Shot
Shake Your Rump
Time to Get Ill
Flute Loop
No Sleep Til Brooklyn
Son of Neckbone
Egg Raid on Mojo
Sabrosa
Body Movin’
3 MCs and 1 DJ
Skills to Pay the Bills
Pass the Mic
Remote Control
Ch-Check It Out
Intergalactic
Sabotage

Quiconque connait le répertoire des Beastie Boys constate ici qu’on a fait la belle part aux classiques, tout en mélangeant morceaux instrumentaux et chansons plus punk. Ci-dessous, un montage de sept minutes d’après ce que j’ai pu filmer. Le film commence avec la reprise de “Gratitude”. Je n’avais alors plus peur de me faire prendre avec un appareil photo en main.

Au début du vidéo, je suis à la gauche de la scène. Puis, de mon retour des bécosses où j’ai croisé un Louis-José Houde aux prises avec des fans, je filmais de la droite du parterre. Plus près de la console de son au début puis, vers la fin de la soirée, après qu’un gars de la sécurité m’aie averti de ne pas filmer, de plus en plus près de la scène. Je n’ai pas retravaillé le son, mais pendant Sabotage, dernière pièce de cette excellente soirée, la basse éclatait mon micro et le son est par conséquent moins bon. En vrai par contre, woohooooo!

C’était la seconde fois que je voyais les Beastie Boys. La première fois, c’était au Lolapalooza Tour de 1994, en plein soleil et sous l’influence de champignons magiques. J’étais aussi entouré d’amis et les Beastie Boys promouvaient “Ill Communication”, peut-être leur meilleur album. Ma soirée de jeudi au Centre Bell ne fut pas aussi intense que cet après-midi là sur l’île Sainte-Hélène et la représentation au Métropolis fut probablement meilleure musicalement, mais cette soirée en fut une sommes toutes bien bien plaisante.

Pour les critiques de la presse, voir mon précédent billet.


Les Beastie Boys

21 septembre 2007 à 09:09
Catégorie(s): Concerts, Musique

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En attendant mon billet sur le sujet:

Et les liens vers des critiques de la presse écrite et des médias électroniques: La Presse, le Journal de Montréal, de Sébastien “Monsieur Seb” Chicoine sur Canoë et The Gazette.


Black Rebel Rock’n'Roll

30 mai 2007 à 04:05
Catégorie(s): Concerts, Musique, Vidéo

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The Reverend Horton Heat
18 mai 2007
Foufounes électriques

Black Rebel Motorcycle Club
Mai 2007
La Tulipe

De plus en plus difficile de prendre des images lors d’un spectacle en salle. Vendredi le 18 mai dernier, aux Foufounes Électriques, j’allais voir pour la cinquième fois de ma vie le Reverend Horton Heat. À l’entrée, les avertissements étaient clairs: “Caméras interdites sous peine de confiscation”. Aux Foufs, les gars qui appliquent le réglement sont à prendre au sérieux, alors je n’ai pas osé sortir mon Kodak.

Au show de Black Rebel Motorcycle Club, lundi dernier à La Tulipe, je n’ai pas vu d’avertissements, mais un agent de sécurité est venu me demander d’effacer tout ce que j’avais enregistré sur ma caméra, lorsqu’il m’a pris le bras en l’air, filmant la prestation du haut du balcon. J’ai obtempéré, mais je me suis repris vers la fin du spectacle et lors du long rappel:

Le spectacle a été très bien! Je n’ai quasiment rien entendu des deux premières parties, arrivant à la toute fin de la seconde. Mais la tête d’affiche, B.R.M.C., a livré la marchandise, pendant plus de deux heures. Le groupe de Los Angeles nous a offert son bon rock alternatif distortionné et fuzzé à souhait, sauf dans le premier des deux rappels, où un interlude accoustique de quatre chansons a fait se clairsemer la salle. J’ai perdu de vue mes chums, sur le parterre, alors je me suis promené entre l’arrière de la salle, près du bar et de ma prochaine Heinneken, et le balcon, où la vue est excellente et le son très bon.

Quant au show du Révérend, ce ne fut pas son meilleur. Il n’avait pas de nouvel album à présenter et demandait même au public ce qu’il voulait entendre, tout en avertissant qu’il pouvait ne pas se souvenir exactement de chacune de sa centaine de chansons. Après un début un peu pépère, lui et son groupe, qui accueille un nouveau batteur, se sont réchauffés et l’ambiance dans la salle également. Preuve supplémentaire que le Révérend n’avait rien à vendre, il nous proposa un voyage dans le temps qui nous fit passer de classiques du rythm’n'blues à du southern rock à du… Black Sabbath! Ça été le petit bonbon que j’ai particulièrement apprécié, gracieuseté du petit nouveau à la batterie qui chanta “Paranoid” de façon tout à fait juste. Pour le Révérend, les riffs de Black Sabbath sont de la petite bière, évidemment, mais ça rentrait très bien! D’ailleurs le son de l’ensemble du spectacle était clair, pour ne pas dire crystallin.


Death by Sexy Peach

20 juillet 2006 à 10:07
Catégorie(s): Concerts, Musique, Vidéo

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Eagles of Death Metal & Peaches
Juillet 2007
Métropolis

Wow! Quelle soirée rock’n'roll. Dans le sens de rock’n'roll: énergie brute, paroles provocantes, guitares pesantes… Mais, à bien y penser, ça peut aussi s’appliquer à l’électroclash, style de musique avec laquelle Peaches s’est fait remarquer, seule avec son clavier et ses boîtes à rythmes.

Son tout dernier album, “Impeach my Bush” a un son plus rock et ce n’est pas pour rien: Peaches a maintenant un band qui peut jouer du rock’n'roll avec style tandis qu’elle harangue la foule avec son incroyable charisme.

Et non! Elle ne s’est pas foutue à poil. Peut-être que les premières rangées ont pu voir son poil pubien, mais de ma place habituelle au Métropolis, ce spectacle ne m’est pas apparu comme choquant ou vulgaire. Très stylisé, oui. Provocateur et sexy, oui. Mais pas bassement racoleur. Pour un peepshow, La Calèche du Sexe, située presqu’en en face du Métropolis sur Sainte-Catherine, aurait pu faire l’affaire.

Peaches n’est pas une effeuilleuse, mais une artiste, une vraie. Elle a un son bien à elle, une image de marque reconnaissable et elle nous fait vivre une expérience esthétique unique, comme dirait un certain Jean qui se reconnaîtra. Le message de Peaches est clair: baiser, c’est bien, alors baisez! Ses mélodies aussi sont claires, simples, mais terriblement efficaces. Résultat: ça sonne comme une tonne de brique, comme dirait l’autre. Surtout en spectacle.

La salle a été chauffée par Eagles of Death Metal, avec son chanteur à la grosse… moustache. Ça aussi c’est de la musique simple et efficace. Du vrai rock américain comme je l’aime et une de mes rares belles découvertes de ces dernières années. Merci encore une fois à Josh Homme, guitariste du mythique Kyuss, leader de Queens of the Stone Age, cette fois pour avoir attiré mon attention sur le premier album de ce groupe, en y jouant de la batterie. J’ai été totalement accroc à cet album, comme je le suis au second, paru il y a quelques semaines et intitulé “Death by Sexy”.

Sa pochette fait penser à celle de “Sticky Fingers”. Le son de certaines chansons rappele également les Rolling Stones de la belle époque, avant que ceux-ci ne deviennent ringuards! Comme par hasard, et au grand plaisir de plusieurs, dont moi, Eagles of Death Metal a repris “Brown Sugar”, hier, devant le public montréalais.

Et, heureusement pour moi, qui suis encore une fois parti trop tard de chez moi, le groupe a bien voulu faire plus qu’une chanson en rappel. C’est plutôt rare les rappels en première partie d’un spectacle. D’ailleurs ce ne fut pas tant un rappel que les applaudissements nourris d’une salle presque pleine. Quoiqu’il en soit, cela a convaincu Jesse Hughes (a.k.a. J. Devil) de rester plus longtemps sur scène pour nous balancer ses petits riffs d’enfer dans les tympans. J’ai donc pu entendre une bonne demi-douzaine d’excellentes tounes, peut-être même plus! Fiou! C’était Eagles of Death Metal qui m’avait fait acheter mon billet, mais j’avais trouvé le tour de n’arriver sur place qu’une dizaine de minutes avant que le chanteur n’annonce sa dernière chanson de la soirée.

Dans le clip qui suit, vous pouvez voir le début de la prestation de Peaches, perchée au deuxième balcon et chantant un morceau intitulé “Tent in Your Pants”, du dernier album. Puis, de retour sur scène, en habit techno et arborant une chevelure des années 80, elle enchaîna avec l’intro du même album, “Fuck or Kill”, dont les paroles sont…

Impeach my bush,
impeach my bush…
Impeach… Bush…
Impeach… Bush

Je n’ai pas tout filmé, voulant bien vivre mon spectacle plutôt que de passer la soirée le bras en l’air à regarder ma caméra. J’ai surtout visé au début et vers la fin. Vous ne verrez donc pas le pénis gonflable géant apparaître bien dressé près de la batterie, pour ensuite… se dégonfler pathétiquement. Était-ce voulu? On pourrait le croire à la manière théâtrale dont le dit pénis gonflable tout mou est sorti de la scène, sur une civière. Vous verrez par contre un extrait d’un faux numéro d’effeuilleuse, où Peaches ne fait qu’enlever des morceaux de linge sans que cela la dénude pour autant.

Dans ce dernier clip, tourné à la fin de la soirée, les membres d’Eagles of Death Metal viennent faire un petite chorégraphie en se dandidant le cul puis Peaches remercie de façon originale son band avant d’entonner I, You, She, Together, Come on, Baby, Let’s Go


Dionysos & Galaxie 500 aux Francos

21 juin 2006 à 10:06
Catégorie(s): Concerts, Musique, Vidéo

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Dionysos & Galaxie 500
Juin 2006

La finale de la première partie du spectacle,
assurée avec assurance par Dionysos:

Et un montage d’une dizaine de minutes
montrant la gang à Langevin en pleine action:


Heavy Trash au Main Hall

20 mai 2006 à 03:05
Catégorie(s): Concerts, Musique, Vidéo

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Heavy Trash
11 mai 2006
Main Hall

Quelle soirée avons-nous passée ma sœur, nos amis et moi, jeudi le 11 mai dernier, le soir du spectacle de Heavy Trash, le nouveau groupe de Jon Spencer.

Il faisait beau sur la rue St-Laurent. Pas le temps de merde de ces jours-ci. Même que je suis sorti en laissant sciemment mon veston, juste avec une chemise à manches courtes sur un T-Shirt, histoire de na pas avoir trop chaud dans la salle. Nous étions prévenus, par Patrick Baillargeon, dans le ICI de la semaine précédente:

Side project de Jon Spencer et du Montréalais (expatrié à New York depuis des années) Matt Verta-Ray, qu’on a aussi connu au sein du groupe Speedball Baby, Heavy Trash est le véhicule parfait pour permettre à ces deux rockeurs impénitents de laisser libre cours à leur passion pour le rockabilly et le roots rock’n'roll. Inutile de dire que ce band all star, accompagné par les talentueux et polyvalents Sadies, est un no miss incontournable. Ceux qui les ont vus l’été dernier le défunt Swimming avec leurs costards impeccables malgré une chaleur suffocante savent que ces gars-là ne sont pas tuables. Les D. Rangers assureront la première partie. Avons-nous besoin d’en rajouter?

Nous nous sommes cogné, vers 21h15, aux portes fermées du El Salon. Le spectacle devait y commencer vers cette heure-là, mais ne débuta que vers 22h15, dix minutes à pied plus au Nord de St-Laurent, au Main Hall. Là aussi, les portes étaient closes.

Histoire de tuer le temps en buvant un coups tranquille plutôt que d’attendre l’ouverture des portes comme des dindes, nous fîmes un saut dans un très beau et chaleureux café dont j’ai oublié le nom. Une serveuse dépassée par une commande importante de gin tonics, me servit mon rhum dans un pot de moutarde en guise de verre.

Le café

Qui fit son apparition dans ce décor pitoresque? Et oui! Jon Spencer lui-même. Prenant quelques minutes pour scruter le tableau noir et son menu, près du comptoir de la serveuse débordée, il tourna finalement les talons sans rien acheter.

Un sandwich avant le show?

Plusieurs minutes plus tard, quelqu’un finit par suggérer d’aller le rejoindre au Main Hall. Maintenant bien remplie, la salle était chauffée par D. Rangers, groupe country grass root machin, du sud des Etats-Unis, avec violon entraînant et tout le tra-la-la.

Vers 23h00 l’entracte permit à certain d’entre nous d’aller respirer l’air impur, dehors.

23h15, de retour au Main Hall. La salle était maintenant paquetée, Heavy Trash avait commencé son numéro et le party était pogné. Première surprise pour moi, qui n’avait pas entendu leur album: Heavy Trash n’est pas un groupe minimaliste avec deux guitares et une batterie, comme je m’y attendais, mais compte six membres! Trois guitaristes, dont le chanteur, un multi instrumentiste, un batteur et un contre-bassiste. La salle ne disposait pas du meilleur système de son au monde, mais j’ai trouvé que le groupe sonnait très bien, clairement, sans être trop fort. On distinguait bien les guitares, dont au moins une Grestch, la contrebasse et les quelques notes de violon ou d’orgue de certains morceaux.

Le même Baillargeon, dans le ICI de cette semaine-ci:

En terminant, deux mots sur Heavy Trash, qui s’est retrouvé au Main Hall à la dernière minute suite à la fermeture du El Salon (lire le Zapping de la semaine dernière). Il faisait aussi chaud que lors du premier passage de la formation roots-rock l’été dernier au défunt Swimming et il devait y avoir deux fois plus de monde. Impossible de se laisser vraiment aller tellement on était collés les uns sur les autres. Faut comprendre: quand Jon Spencer se retrouve entouré des extraordinaires Sadies (the hardest working band in ze world) et du guitariste Matt Verta-Ray de Speedball Baby, ce serait une connerie monumentale de louper ça. Ça vaut la chaleur insupportable, le son moyen et les pieds qui se font piler dessus toutes les deux minutes.

La prestation d’Heavy Trash aurait duré une heure trente selon certains. Je crois plutôt qu’on a eu droit à près de deux heures. Certains, incommodés par la chaleur et la surpopulation, ont manqué l’excellente finale qui n’aurait peut-être pas pu se produire telle quelle si ceux-ci n’avaient pas laissé un peu plus de place sur le parterre: Jon Spencer dans la foule, l’arranguant à la manière d’un preacher, au rythme des claquements de main. Ma caméra ne pouvait capter quoi que ce soit en mode vidéo, alors je me suis enfin décidé à prendre une photo à l’aide d’un flash. En noir et blanc, et un peu retravaillée, ça donne une photographie dont je suis assez fier:

Finale de Heavy Trash


First And Last And Always

18 mars 2006 à 03:03
Catégorie(s): Concerts, Musique

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Eldritch tel que je ne l'ai pas vu

Bon, dernier billet sur The Sisters of Mercy avant un méchant bout, je suppose. Ça fait maintenant plus d’une semaine que je suis dans le mood de la tournée “Sisters Bite The Silver Bullet”, soulignant le 25e anniversaire de ce groupe mythique, qu’on peut certainement qualifier de précurseur du gothique même si son chanteur, Andrew Eldritch, se défend bien d’avoir jamais été un gothique. En tout cas on peut dire sans se tromper que Sisters était un vrai groupe alternatif dans les années 80. Pour le jeune homme de 17 ans que j’étais quand j’ai commencé à les écouter, c’était LE groupe.

C’est un camarade de classe, le grand François Lacasse, qui m’avait fait découvrir l’album “First And Last And Always” en secondaire 5 et j’avais presque immédiatement aimé. En cette année bénie 1985-86, j’avais déjà découvert une foule de groupes alternatifs, le premier étant The Smiths, d’autres étant The Cure, The Jesus And Mary Chain, Love And Rockets… Mais The Sisters of Mercy avait une aura particulière qui rejoignait l’adolescent aux pensées graves que j’étais alors. J’adorais bien sûr sa musique et la voix grave de son chanteur. Mais j’appréciais également son image de marque, telle que véhiculée par les “12 pouces” que j’achetais chez Vinyle, le magasin de musique des gens branchés de Québec, sur la rue Saint-Jean. Cette image de marque: une pochette au fond noir avec en son centre carré, un dessin plus ou moins abstrait. Pas de photos des membres du groupe. Pas de vedettariat. Et un superbe logo que j’ai même un jour envisagé de me faire tatouer (en image de fond de ce blogue)!

Pochettes de certains de mes vinyles

Au moment où je les découvrais, The Sisters of Mercy débutait un hiatus de deux ans marqué par des problèmes contractuels, la fondation du groupe The Mission par les musiciens de “First And Last And Always” et le projet Sisterhood produit par Eldritch afin de baiser ces mêmes musiciens qui désiraient d’abord utiliser le nom. Pendant ces deux années où The Sisters of Mercy était officiellement mort, mais bien vivant, je suis devenu un vrai accroc du groupe et acheté tous les “12 pouces” que je pouvais trouver, à seize dollars pièce pour trois ou quatre morceaux. Par la bande, j’ai découvert un autre de mes groupes fétiches, The Stooges. Un jour, ma soeur était arrivée chez nous avec l’album éponyme des Stooges en me disant qu’il s’y trouvait la version originale de “1969″, que j’adorais telle que chantée par Eldritch en 1983.

En 1987, tel un phoenix renaissant de ses cendres, Sisters revint en force avec l’album “Floodland”. Le groupe devint graduellement de plus en plus populaire. “Temple of Love” en vint à jouer ailleurs que dans les bars alternatifs les plus sombres. On pouvait même voir de temps en temps à la télé un clip de “This Corrosion”! Eldritch s’entoura d’une nouvelle équipe pour sortir l’album “Vision Thing” en 1990. Cette nouvelle mouture du groupe adoptait un son rock beaucoup plus conventionnel et la production de l’album se révélait plus commerciale également, surtout avec l’ajout de choeurs féminins. Les pochettes de disques montraient Eldritch, signe indubitable de la recherche du succès. À ce moment là, Sisters ne me paraissait plus un groupe d’avant-garde. J’écoutais désormais les Pixies et Jane’s Addiction. Nirvana allait bientôt chambouler la planète rock.

Je ne pensais jamais avoir la chance d’assister un jour à un concert de The Sisters of Mercy, comme pour les Pixies et Bauhaus d’ailleurs. Je pensais tout connaître de Sisters, mais dans le premier tiers du spectacle au Métropolis, à ma grande surprise, je ne reconnaissais pas plusieurs morceaux! Après recherches, deux de ces morceaux inconnus étaient de nouvelles pièces, les autres pouvant se trouver sur d’obscurs bootlegs. La chanson “Crash and Burn” en est une nouvelle et sonnait fort bien à mon humble avis!

Mes recherches m’ont permis également de me faire confirmer que la fumée artificielle n’était pas hors de contrôle à Montréal, mais vraiment voulue ainsi, comme pour toutes les villes de la tournée. Chez les hardcore fans, un spectacle de Sisters ne peut s’envisager sans ces nuages de glace sèche, même que plus il y en a, mieux c’est!

Même si je préfère le minimaliste son original des Sisters à celui plus hard rock de “Vision Thing” et de la présente tournée, j’ai bien aimé, justement, qu’on ose de nouveaux arrangements plus pesant. Eldritch a les couilles de présenter des morceaux inconnus, de résister à la pression en faveur d’un “vrai batteur” et de continuer à plonger un public non averti dans le brouillard selon une démarche artistique à contre-courant de l’habituelle formule du spectacle rock. Avoir su, je me serais approché de la scène, mais en définitive, j’ai eu droit à une prestation sans compromis, du vrai Sisters avec Eldritch et le bon vieux Doctor Avalanche.

Un premier spectacle des Sisters of Mercy pour moi, probablement le dernier également, et qui demeurera gravé dans ma mémoire pour toujours…

First and last and always.





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