Décourageant
Fallait bien qu’hier je me moque des nouvelles les plus lues sur Canoe pour qu’aujourd’hui, Cyberpresse fasse un constat encore plus décourageant:
En fait, depuis le 1er janvier, le sport, les faits divers, les arts et spectacles, Dame Nature et une certaine Julie Couillard ont accaparé la moitié de toutes les nouvelles diffusées au Québec. Une situation exceptionnelle. «C’est énorme, si on compare à ce qui se fait ailleurs dans le monde, où ces thèmes retiennent presque deux fois moins l’attention (30% contre 47%, sans compter l’affaire Bernier-Couillard, peu médiatisée hors du Canada)», dit Jean-François Dumas, président d’Influence communication.
Le Québec est très centré sur lui-même, observe M. Dumas, qui a aussi étudié la situation médiatique d’une centaine de pays. «Nous ne vivons pas dans un village global mais dans un village local. Nous sommes la région du monde qui traite le moins d’actualité internationale. Le Canada anglais en parle de trois à quatre fois plus que nous.»
La faute à qui?
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26 juin 2008 à 6:09
Ben voyons! À qui la faute?
C’est clair, en tout cas totalement clair pour moi.
C’est les faute aux journalisme!
Je suis statisticienne, si je fais des mauvaises stats ça va être de ma faute, la question ne se pose même pas. JE SUIS RESPONSABLE DE MA MÉDIOCRITÉ.
J’espère que c’est la même chose dans tout les métiers.
Je savais pas qu’on pouvait être mauvais et accuser n’importe qui?!
Je devrais faire ça peut-être moi aussi à mon boulot! J’me casserais moins le cul.
26 juin 2008 à 6:30
En tout cas, c’est pas ma faute si Martineau est médiocre! Je veux ben être responsable mais pas à ce point là!
On dirait que vous suggérez que le peuples est trop cave pour mériter de l’information de qualité.
Ça m’achale!
26 juin 2008 à 9:01
La faute au journalisme ou aux journalistes?
Oui, c’est facile d’accuser les autres de tous les problèmes, justement. Et ça ressemble à ce que vous faites! Il y a certainement du bon journalisme et quelques bons journalistes! Mais j’admet qu’ils se font rares. En tout cas, avec Internet, même les meilleurs deviennent paresseux on dirait, moins en moins capable d’écrire des articles de fond, plus en plus portés sur l’opinion et à rapporter ce qui se dit en anglais aux États-Unis.
Ce n’est pas que le peuple est trop cave pour mériter de l’information de qualité, c’est que même quand il y en a, comme à Radio-Canada, le peuple préfère lire sur Canoe les nouvelles sur grosses boules de Pamela Anderson, entendre Julie Couillard à TVA et qu’il s’intéresse plus aux faits divers, ce qu’on appele souvent les nouvelles locales, mais ce que j’appelle les “histoires de chiens écrasés”.
Et ce n’est pas moi qui le dit! Moi, je dirais que c’est la faute à Quebecor et sa convergence, s’il faut trouver un seul coupable.
26 juin 2008 à 10:16
Pardon pour l’erreur d’orthographe.
En fait pour moi c’est UNIQUEMENT la faute de l’appareil médiatique Québécois.
J’accuse les responsables seulement en disant ça. Je ne crois pas que c’est du chialage déplacé.
Il y a certaines fonctions avec lesquelles on ne doit pas niaiser.
Par exemple l’enseignement, le journalisme, les soins.
Pour ma part, j’enseigne niveau maîtrise et doctorat. J’ai de la pression de la part des étudiants et même des responsables du programme pour diminuer le niveau. Y en est pas question. Je n’embarquerai jamais dans cette course au nivellement par le bas. Je me bats. Ça fait brailler ben du monde mais je m’en fous.
L’enseignement est un acte noble pour moi et je ne ferai aucune concession. Je n’oserai jamais diminuer la noblesse de cet acte. La moitié de la classe coule, l’autre moitié s’en sort et apprécient même. Ceux qui bûchent et y arrivent se sentent mieux armés pour la suite de leurs travaux. Où j’ai étudié, 80% des gens échouaient, j’ai bénéficié d’une formation rigoureuse. J’enseigne comme j’ai appris, même si c’est pas « à la mode ». L’enseignement Mcdonald, très peu pour moi.
Je demande au journalisme la même intégrité, le raisonnement disant qu’on doit suivre le peuple est un glissement dangereux dans ce domaine, le journalisme a un rôle d’information, je crois qu’on dit que c’est le quatrième pouvoir. On ne doit pas viser la satisfaction du dernier des cons ou de “la madame est ben contente de Wall Mart”. (C’est étrange pour moi de juste être en train de faire cette discussion !).
Aux States, on a mis dans les hôpitaux des traitements ésotériques parce que ça vend, le public réclamait ça. Voyez-vous le danger de cette pensée (vendre à tout prix dans n’importe quel domaine) !
Nihilisme caractériel!
Je reconnais qu’il y a du bon journalisme au Québec, mais c’est trop peu. D’ailleurs, l’enquête que vous mentionnez fait état de ça. On ne veut pas investir dans la qualité (travail de fond, d’enquête), on dit que c’est pas rentable.
Ben moi je vais vous dire, ça va couter cher en maudit à un moment donné d’abrutir autant une population!
26 juin 2008 à 10:24
Je suis d’accord! Et on n’a pas parlé du taux d’analphabétisme au Québec, ni du taux de décrochage scolaire. Je ne me souviens plus des chiffres, mais c’est hallucinant! Et on ne peut pas vraiment reprocher à quelqu’un qui peine à lire de ne pas s’intéresser au Devoir et de préférer la radio ou la télé aux journaux.
Disons que ces temps-ci, surtout depuis Hérouxville, j’ai l’impression que l’ignorance gagne du terrain au Québec. La première priorité politique et sociale devrait devenir l’éducation, au plus sacrant.
26 juin 2008 à 10:32
WOW!
Ben là je suis ben ben surprise parce que d’habitude les blogueurs ne sont jamais d’accord avec moi! (ou je ne suis jamais d’accord avec eux).
J’ai plus rien à rajouter!
Sauf peut-être bonne journée!
Ce dossier est réglé (en tout cas, pour nous deux).
26 juin 2008 à 11:24
Et oui, vous avez raison, on s’abrutit dangereusement au Québec.
Étant dans les rouages de l’université, je pourrais m’étaler longuement sur ce sujet, mais je vais vous épargner cela.
Disons simplement qu’un certain constat va nous tomber sur la gueule à un moment pas trop lointain selon moi.