Alain Trouduc

Je viens d’entendre la fin de la rencontre entre Jean-François Lisée et Alain Dubuc chez Christiane Charette. Dubuc vient de sortir un autre ouvrage de propagande anti-souveraineté semble-t-il. Christ que je le hais cet ostie-là! Il prend définitivement trop de place dans nos médias, avec ses tribunes à La Presse et Cyberpresse et ses trop fréquentes visites à la radio de Radio-Canada. Me semble que ce qu’il avance, dès qu’il parle de la question nationale, est tellement évidemment partial que je me demande pourquoi on l’invite encore comme analyste alors qu’en fait il est un porte-parole fédéraliste des plus partisans.

Maintenant que les sondages montrent un légère baisse de l’option souverainiste, il en profite pour taper son clou: la souveraineté n’est pas morte, mais ne gagnera jamais, alors il faut chercher des moyens d’enrichir le Québec et de renouveler sa participation dans le Canada. J’écris que la baisse des appuis à la souveraineté est légère car à 42%, il reste pas mal de Québécois prêts à voter OUI à la première occasion. Et, encore une fois, on peut raisonnablement penser que la majorité des Québécois d’origine canadienne-française est pour puisque 90% des autres sont toujours contre. Ce qui a beaucoup baissé, c’est la croyance que la souveraineté va ou peut se faire. Actuellement, seulement 31% y croient.

Dubuc est un de ceux qui, comme tout bon fédéraliste, se disent tannés d’entendre parler de souveraineté et affirment que d’en parler empêche de discuter d’autres choses plus importantes. Dumont a malheureusement aussi activement conforté un trop grand nombre d’électeurs dans cette croyance. Fédéralistes comme autonomistes disent: “ça fait quarante ans qu’on en parle”. Ouin, ça fait quarante ans qu’on attend après une gang de téteux! Dubuc, ces jours-ci, comme il l’a toujours prétendu, ajoute que ça freine le Québec. Lui qui se croit un grand éclaireur des consciences avec son “Éloge de la richesse” ne cesse d’affirmer que ce débat a nuit et nuira encore à notre économie. Encore récemment, dans le même crédo, il répétait que les Québécois avaient peur des grands projets et se disait en faveur d’un nouvel investissement pour le toit du Stade Olympique. Quoique qu’elle ne soit pas catastrophique, on peut certes constater que l’économie du Québec n’est pas la plus vigoureuse en Occident, mais est-ce bien par la faute du débat national, à cause de l’obsession des souverainistes? Et la souveraineté, n’est-ce pas une bien gros projet? Et est-ce bien vrai qu’on ne parle pas d’autres choses quand on pense que ça fait 14 ans que l’ADQ est supposé de parler d’autre chose? Et Dubuc lui-même, ne parle-t-il que de cela depuis toutes ces années?

Les souverainistes se soucient aussi d’économie. Comme l’a souligné Lisée, Jacques Parizeau a fait beaucoup pour l’économie du Québec. Et j’ajouterais que Landry a été un des artisans du succès du traité de libre-échange. Christ, les rouges du PLC étaient pas mal plus frileux! Et Landry a aussi créé d’autres trucs intéressants pour notre économie, notamment la Cité du Multimédia. C’est René Lévesque aussi, qui donnait littéralement des cours d’économie à la télévision. S’il est vrai qu’une groupuscule fort en gueule au sein du PQ ne veut rien savoir du capitalisme et rêve encore de socialisme, il est absolument faux de dire que les souverainistes ne s’intéressent pas à l’économie. Et on peut penser à Bouchard aussi, qui a enfin cherché à restreindre les déficits, même si le choix des moyens pour le faire n’a pas toujours été heureux. En vérité, au Québec, c’est l’éminemment fédéraliste PLQ qui a toujours plus augmenté les déficits budgétaires du gouvernement et le PQ qui a dû faire le sale boulot de freiner les dépenses. D’ailleurs, certains socialistes du PQ se rappellent encore amèrement de 1982.

À un moment donné, Lisée demanda à Dubuc ce qu’il enlèverait à la Loi 101 puisque celui-ci affirme que les lois linguistiques du Québec ralentissent les investissements. Dubuc patina un peu avant de dénoncer “ce discours typique” qui fait inventer aux souverainistes des problèmes pour nourrir leur cause. Si vous voulez mon avis - et j’imagine que oui si vous êtes rendus à cette ligne-ci! - c’est Alain Dubuc qui invente des problèmes avec la souveraineté pour défendre sa cause, le maintien coûte que coûte du Québec au sein de la fédération canadienne.


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8 commentaires sur “Alain Trouduc”

  1. brem

    Les péquistes qui se soucient d’économie se sont fait crisser dehors du parti. Come on! :) Bouchard, Landry, Boisclair (!!!).

    S’ils étaient si bon, pourquoi ont ils étés maladroitement sacrés à la porte du parti?

    Malaise.

    Ils sont même dénoncés par les séparatistes de gauche (incluant le groupuscule QS).

    Moi je trouve que Dubuc dit ce que les séparatistes veulent pas entendre.

    Moi j’attends toujours qu’un séparatiste me démontre que SA solution, la séparation, est la meilleure idée.

    Ça fait 33 ans que j’attends.

    Le seul argument un tant soit peu crédible pour faire la séparation, c’est l’argument culturel linguistique.

    Pour le référendum de 95, le PQ et Bloc avaient tenté de faire dévier le débat du côté économique, mais ça a de toute évidence échoué.

    Présentement, le Bloc est un anachronisme politique, avec les libéraux à Québec, et Marois, avec ses idées de faire la souveraineté “en douce”, c’est quasiment comme si la prochaine élection allait être une élection référendaire.

    Pas intéressé.

    Mes préoccupations sont pas mal ailleurs.

  2. Martin

    Et pourquoi ont-ils été élus chefs, hein? Malaise (bis).

    Dubuc ne dit rien. Il invente au fur et à mesure des raisons pour ne pas faire la souveraineté. Et il accuse toujours en mots demi-couverts les souverainistes d’être fermés sur eux-même, intolérants, etc.

  3. Martin

    Quant au référendum de 1995… Ostie que je suis tanné d’entendre cet argument selon lequel on a trop parlé d’économie, pas assez de culture.

    Si les souverainistes ont plus parlé d’économie en 1995 qu’en 1980, c’est que l’argument économique a toujours été le fer de lance de l’argumentaire fédéraliste. Depuis 1980, les fédéralistes ont toujours utilisé l’argument économique pour faire peur aux Québécois, en leur disant à peu près que le Québec se faisait vivre par le Canada et que sans lui, il allait péricliter économiquement. Il y en a même qui disaient que les personnes âgées perdraient leur pension de vieillesse. En 1995, les preuves de la fausseté de cet argument étaient tout simplement la réplique à donner de la part des souverainistes. Depuis que Charest, le chef du camp du NON lui-même, a admis que le Québec serait viable économiquement en dehors du Canada, ce vieux recours à la peur de la part des fédéralistes ne tient tout simplement plus. Quand même étrange que certains reprochent au PQ de ne pas s’intéresser à l’économie, mais aussi au camp du OUI d’en avoir trop parlé!?

    Parce que je vais bientôt filer pour le cinoche, je vais terminer ce commentaire en cherchant ce avec quoi je suis d’accord avec toi, brem: oui, il y a un groupe de souverainistes socialistes qui sont figés dans les années soixante. C’est loin d’être le cas de tous les souverainistes.

  4. brem

    C’est pas la question d’en avoir trop parlé, je dis juste que ça a éclipsé l’argument véritable qui est l’argument culturel.

    Oui, le Bangladesh et le Pakistan se sont séparés de l’Inde, mais c’était pas pour des questions économiques, on s’entend. Et oui, ils sont “viables” comme entités. Mais on s’entend que le Bangladesh profiterait probablement d’avoir une épaule comme l’Inde parfois pour les démerder. Entk. Chaque cas étant unique et comparaison boiteuse, je le sais. Je connais pas beaucoup de cas où un pays s’est séparé pour raisons économiques. Bah… peut-être l’URSS? Pas un exemple convaincant… les républiques se sont séparées parce que la pays confédéré s’est effondré… c’est une séparation “par défaut”…

    Pour à peu près chaque argument économique POUR la séparation, tu vas en trouver un autre CONTRE. Genre, oui on aurait le plein pouvoir de dépenser où on veut, mais ouin, on perdrait un certain revenu que la péréquation nous donnait et si on garde la monnaie canadienne (ou américaine), on demeure à la merci des banques centrales pour les taux d’intérêts…

    D’ailleurs, ça serait le fun de se faire un tableau d’arguments économiques Pour et Contre… mais ça serait peut-être un exercice futile.

    Et pour ton commentaire précédent, ouais, ils ont étés élus, mais ils se sont fait montrer le chemin de la porte . Donc ils devaient pas être trop populaire parmi les membres, en déduis-je! :)

    Ça doit saprement pas donner le goût à Joseph Facal de se présenter, laisse moi te dire…

  5. Daniel Fortin

    Martin,

    Comment peux-tu être étonné que Dubuc soit “tellement évidemment partial”? Quand Lisée ouvre la bouche, je ne m’attends pas qu’il fasse l’éloge du Canada ou du fédéralisme. Et que dire de Normand Lester?

    Quand à laisser entendre que Dubuc n’est qu’un porte-parole fédéraliste, tu charries un peu. Ses opinions sont toujours solidement argumentées et on ne peut certainement pas qualifier Alain Dubuc d’être un simple porte-parole. Dubuc croit en ce qu’il écrit et est capable de l’exprimer clairement. Vois-tu, Martin, le fédéralisme n’est pas une maladie. C’est à mon sens le régime politique le plus avancé. C’est en tout cas le constat d’une large majorité de la population terrestre, puisque plus de 40% de la population mondiale vit sous un régime fédéral.

    Pour en revenir à son invitation à laisser tomber les armes, je te fais remarque que certains souverainistes l’ont acceptée. Je t’invite à lire cette lettre ouverte d’un militant péquiste de longue date.

    Pour ajouter à ce qu’écris Brem à propos du référendum de 95, je me rappelle que l’un des arguments économiques invoqués par Bouchard était le piètre état des fiances publiques fédérales. Il invitait ni plus ni moins le Québec à quitter le bateau avant qu’il ne coule. Évidemment, cet argument ne tient plus aujourd’hui.

    En terminant, puis-je me permettre de t’inviter à plus de respect envers ceux qui ne partagent pas ton point de vue. En traitant Alain Dubuc de Alain Trouduc, tu ne sers pas du tout ta cause. Et le jeu de mot n’est pas drôle du tout.

    Daniel

    P.S. Comment était le dernier Indiana Jones? J’imagine que tu vas “chroniquer” dessus.

  6. Martin

    @brem

    Je crois qu’en campagne référendaire, tous les arguments sont bons et que de faire reposer sa cause sur un seul, c’est un peu trop risqué. Et on ne fait pas un pays, on ne désire pas faire un pays, pour une seule raison. C’est simple, en campagne référendaire, il faut pouvoir répondre le plus possible à toutes les objections. Toi-même tu dis que pour chaque argument économique pour, il y en a un contre.

    Comme je l’ai dit -et je le re-dit- si les souverainistes n’avaient pas parlé d’économie en 1995, les fédéralistes l’auraient fait à leur détriment puisqu’ils l’avaient déjà fait auparavant et qu’ils le referaient s’ils le pouvaient. D’ailleurs, c’est ce qu’ils pourraient recommencer à faire, comme Daniel Fortin semble l’indiquer dans son commentaire qui suit le tiens. Je le soupçonne de vouloir dire que la question de la péréquation a été réglée et qu’on n’a pas intérêt à quitter un Canada dont les provinces de l’ouest roulent maintenant sur l’or noir.

    Je répondrais alors que j’aimerais mieux que mon peuple ne se fasse pas vivre, surtout pas avec des pétrodollars gagnés au détriment de l’environnement. S’il y a maintenant une raison de plus pour la faire, la souveraineté, c’est de pouvoir choisir par nous-même la voie qu’on veut en matière d’environnement et de développement durable. Kyoto n’était pas parfait, mais le Québec pouvait en profiter. Je comprends les Albertains de ne pas avoir voulu ratifier ce traité, mais c’était leur choix, pas le nôtre.

    On s’éloigne du sujet ici…

    Et je souligne au passage que pour moi, la campagne référendaire ne m’est pas apparue porter uniquement sur les questions économiques, ni celles-ci occulter le reste.

    @Daniel

    Je ne suis pas étonné que Dubuc soit partial. Je le sais depuis longtemps: c’est évident depuis ses débuts! Il sévissait dans Le Soleil quand je vivais à Québec. Je ne suis pas étonné, je suis écoeuré qu’on lui fasse autant de place sur une autre tribune, à Radio-Canada, alors qu’il en a déjà une très importante à La Presse. Lisée y est invité relativement régulièrement aussi, mais pas aussi souvent il me semble, et il n’a pas déjà une tribune semblable à La Presse.

    J’imagine que si on est déjà fédéraliste, on aime que Dubuc nous livre des solides arguments clairement exprimés, mais moi, justement, je trouve que ces arguments sont la plupart du temps n’importe quoi. Dubuc est un gars intelligent et il n’a certainement pas son poste pour rien. Mais quand on le lit avec un oeil critique, on perçoit systématiquement son parti-pris, ses faux arguments et ses procès d’intention envers les souverainistes.

    Et j’ai quelques réticences avec le discours économique dominant que servent l’Institut économique de Montréal et tant d’économistes tellement conformistes. Or, Alain Dubuc, qui se croit bien savant avec sa maîtrise en économie, ne fait que répéter des clichés au point de vue économique. Vous devriez le voir trépigner de joie sur Cyberpresse, tout content lorsqu’un autre que lui dit qu’il faut créer de la richesse.

    Dubuc combat à temps plein le projet souverainiste depuis au moins 20 ans. C’est vrai qu’il n’est pas un simple porte-parole: il ne fait pas que répéter ce qu’on lui dit, il est un des plus actifs intellectuels contre la souveraineté. Et il en berne plusieurs de par sa seule autorité. C’est mon humble avis que s’il n’était pas un si bon Capitaine Canada, ni ses idées, ni son style littéraire ne lui feraient conserver sa place à La Presse. C’est mon avis que s’il y en a un qui profite du sempiternel débat sur la question nationale, c’est bien lui.

    Daniel, je t’invite à ne pas donner de leçons de respect à un blogueur qui est chez lui et qui en plus respecte les points de vue divergents, comme le tiens, et tu le sais très bien. Je traitais ici Dubuc de “trouduc”, et seulement dans le titre, d’abord parce qu’il ne me lit pas. Et parce que même sans utiliser bien sûr ces termes indignes d’un grrrrrrannd journal, il traite la plupart des souverainistes en trous de cul. Il a beau s’exprimer avec une voix doucereuse, ce qu’il crache c’est du venin. Je le hais, je l’ai écrit, je ne m’en cache pas et le titre ne changera pas.

    Maintenant, dernier point: je n’ai pas envie de revenir bien longtemps sur la question du vocabulaire. Je l’ai déjà fait, tu devrais t’en rappeler. C’est bien évident qu’on appelle “fédéralistes” ceux qui désirent que le Québec demeure dans la confédération canadienne. Moi, je pense qu’il serait plus juste de parler de “nationalistes canadiens”, mais des gens comme toi ne l’acceptent pas. C’est aussi pas mal évident que ceux en faveur de la souveraineté ne sont pas nécessairement contre le principe de fédération. Si ça se trouve, un Québec souverain devrait devenir une fédération constituées des “régions” actuelles, à qui on donnerait un maximum d’autonomie.

  7. Serge

    Un point de vue différent…

    Je viens d’entendre la fin de la rencontre entre Jean-François Lisée et Alain Dubuc chez Christiane Charette. Dubuc vient de sortir un autre ouvrage de propagande anti-souveraineté semble-t-il. Christ que je le hais cet ostie-là! Il prend définitivement trop de place dans nos médias, avec ses tribunes à La Presse et Cyberpresse et ses trop fréquentes visites à la radio de Radio-Canada.

    J’ai aussi écouté en différé un bout de cette entrevue, au début de juin. Et je crois me rappeler que, lorsque JFL a abordé la question linguistique, Lord Dubuc ov Gesca a répondu que ça, ça ne l’intéressait pas. Fin de la séquence. JFL n’a par repris la balle au bond et profité de cette faiblesse pour aller compter un point.

    C’est souvent comme ça avec les indépendantistes, souverainistes, même JFL. Ils se laissent mener par le nez au fil du débat. Ils laissent à l’adversaire l’avantage de choisir le sujet du débat, même à l’intérieur d’un autre débat. Ils n’ont pas l’instinct du marqueur de buts. De cette attitude, état d’esprit de souverainiste perdant, Lord Dubuc en bénéficie le plus. À preuve… Voyez les commentaires qui affirment que Lord Dubuc a des opinions «toujours solidement argumentées». Mais c’est de la foutaise.

    Dire que Lord Dubuc a «de solides arguments clairement exprimés», c’est dire aussi que les indépendantistes et souverainistes n’en ont pas et sont des idiots. Encore de la foutaise. La différence étant que les souverainistes n’ont pas les couilles pour choisir le sujet et l’imposer dans la discussion avec leurs adversaires. Ils suivent les arguments, la course de l’autre. C’est une pure faiblesse. À part ça…

    La force de Lord Dubuc ne réside qu’à un endroit. La médiatisation. Ce que les anglos-américains appellent «l’exposition», en public. Il occupe le maximum d’espace public via ses journaux, ses livres et profite de la Radiocan au maximum. Au bout du compte, voyez-vous l’effet de cette stratégie ?…

    Au bout de 20 ans, des souverainistes intelligents, ayant lu tous ses billets et l’ayant vu dans l’espace public partout, sont devenus des zombies. Incapables de lui imposer, lors de discussions, des sujets/aspects de la souveraineté qu’il évite, dont il parle le moins, pour ne pas se désavantager bien sûr.

    L’important, pour être perdant, c’est de faire comme Louis Cornellier. Lui donner de l’attention, de l’importance et de l’espace, en répliquant à ses sujets, sans qu’on vous invite à répliquer. Après tout, Lord Dubuc est payé pour écrire et publier. Pourquoi des répliques gratuites ?…

    Quant aux arguments économiques… Souvent les souverainistes ont la fâcheuse attitude de se battre eux-mêmes. Jamais n’ont-ils invoqués la faillite du régime fédéral à faire profiter l’économie du Québec. Tel, l’industrie de l’auto et ses 500 000 emplois en Ontario, les banques et leurs sièges sociaux en Ontario, les investissements dans l’industriel manufacturier en Ontario. Le Québec ne récoltant que des miettes insignifiantes. Plus récemment, le déménagement de la bourse de Montréal vers Toronto. Quoi d’autre…

    Quant à la maitrise en économie de Lord Dubuc ov Gesca, c’est de la rigolade. Tout à fait de l’ordinaire, de classe junior. Regardez, après cinq ans de libéraux au gouvernement du Québec et un régime canado-fédératiste, combien d’emplois ont été perdus dans le vêtement, le bois et le manufacturier. C’est, 28 000 de perdus l’année dernière et près de 130 000 depuis cinq ans. Alors… Ils sont ou les bénéfices de la canado-fédération ?

    Voici un des bienfaits de la fédé libérale…

    MONTREAL, QUEBEC - (Marketwire - 26 fév. 2008) - Malgré l’embauche de 65 nouveaux salariés, cette semaine, la compagnie Flextronics spécialisée dans le développement et la fabrication de réseaux informatiques à la fine pointe de la technologie a annoncé la fermeture prochaine de l’usine de St-Laurent qui emploie 700 employés.

    Les travailleurs et travailleuses de cette usine ont développé une expertise inégalée à travers le Monde dans le design et la personnalisation de prototypes. La compagnie prévoit transférer ces activités au Mexique ou en Pologne.

    Comment se fait-il qu’il y ait toutes ces fermetures et pertes d’emplois manufacturiers, à la fine pointe de la techno, à un moment où la souveraineté n’est plus une menace et serait presque morte, semble-t-il ? À un moment ou il y a Québec un gouvernement anglophone de libéraux, confédératistes, semble-t-il ?…

    Alors… Quels sont les avantages écono du canado-anglo confédératisme ?…

    Enfin…

    La prochaine fois que vous en avez «RLB» de voir et d’entendre la propagande de Lord Dubuc ov Gesca à la Radiocan, ou tout autre employé des canado-fédératistes journaux de Gesca, essayez ceci. Au lieu d’écrire un billet, déposez une plainte au Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC) pour exprimer votre mécontentement. Consultez au besoin ces billets:

    Le seul argument un tant soit peu crédible pour faire la séparation, c’est l’argument culturel linguistique

    Pourtant… C’est exactement là, où le Parti québécois a échoué le plus lamentablement à la souveraineté, depuis 30 ans. Aux culturel, linguistique et éducationnel.

    Un parti qui a entretenu, durant ses deux mandats au gouvernement, le régime d’apartheid canadian au Québec. Sans que personne ne le force à ce faire, en plus. Et, pour ce faire, il y eu l’économiste, admirateur et collaborateur reconnu des fédés libéraux, Bern Landry, qui a approuvé une subvention de 97 millions à l’unilingue canadian Concordia, pour son tout nouveau pavillon «John Molson». Plus domestiqué que ça, tu meurs…

    D’ailleurs, il a fallut attendre 13 ans avant de voir une bonne explication de l’échec du référendum et de la souveraineté du Parti québécois. C’est dans cette citation d’un inconnu

    Il est bien évident que, dans un Québec où tous les citoyens ne parleraient que le français, on n’aurait aucune difficulté à obtenir une majorité en faveur de l’indépendance, lors d’un éventuel référendum.

    Cela dit ceci…

    Tant que la langue et culture de l’anglo-saxon canadian seront obligatoires à l’école et au collège français au Québec, de 6 à 20 ans, vous serez bilingues et biculturels. Tout comme les immigrants.

    Et donc, puisqu’il faut fondamentalement une identité et appartenance différente pour quitter une fédération avec succès et fonder un nouveau pays, la souveraineté et l’indépendance du Québec échoueront, à répétition.

    sp

    P.S. : Pardonnez mon retard, l’on vient de m’apporter le billet du 25, encore du Lord Dubuc ov Gesca. Je vais le lire ce soir.

  8. Martin

    Wow! Merci Serge pour ce long commentaire!

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