Horreur

Je voulais en parler en début de semaine. Un article de Cyberpresse me faisait connaître l’histoire d’horreur de Chantal Sébire, défigurée par une tumeur, qui demandait le droit à mourir dignement par euthanasie. Le bellâtre Bernard Krouchner se disait en faveur de la dame, malgré la décision de la justice française lui refusant ce droit.

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, médecin de formation, a plaidé mercredi pour que Chantal Sébire, une femme défigurée par une tumeur incurable au visage, ait droit, comme elle le demande, à mourir par euthanasie.

Le calvaire de cette femme a relancé en France le débat sur le “droit de mourir”, la France n’autorisant pas l’euthanasie active, et la prise de position de M. Kouchner diffère de celles exprimées par le gouvernement. “Je trouve très difficile de ne pas lui offrir une porte de sortie qui serait une porte d’amour avec les siens”, a déclaré M. Kouchner sur la radio RMC.

Lundi, la justice a rejeté la demande d’euthanasie active de Chantal Sébire, une mère de famille de 52 ans, qui réclame le droit de “mourir dans la dignité, entourée des siens”.

Fondateur de Médecins sans Frontières et Médecins du Monde, le ministre a ajouté qu’il fallait “lui permettre de ne pas avoir besoin de se suicider dans une espèce de clandestinité dont tout le monde souffrirait, surtout ses proches”. M. Kouchner, qui fut aussi ministre de la Santé, a ajouté qu’il s’était “battu pour qu’on ait le droit de mourir dans la dignité”. “J’ai beaucoup d’admiration et d’amour pour Chantal Sébire”, a-t-il déclaré, en souhaitant que l’on fasse “une exception à la loi” qui l’empêche d’accéder à l’euthanasie. “Ce serait humain, nécessaire”, a-t-il affirmé.

M. Kouchner avait appelé mi-2006 à l’organisation d’un débat national sur “la fin de vie”.

La ministre de la Justice Rachida Dati a affirmé que “la médecine n’était pas là pour administrer des substances létales”, et la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a estimé que “ni le monde médical, ni les pouvoirs publics ne sauraient promouvoir l’euthanasie active”.

La loi de 2005 en vigueur en France instaure, dans certains cas, une sorte de droit au “laisser mourir” par l’arrêt de tout traitement, mais sans permettre aux médecins de pratiquer une euthanasie active.

Je voulais en parler en début de semaine et crier “foutez-lui la paix à cette dame, laissez-là mourir comme elle le souhaite, ce n’est pas une question de principe, c’est une question de compassion humaine”.

Je voulais en parler en début de semaine, mais l‘article sur Cyberpresse a été remplacé hier: la dame est morte. Suicide ou pas? Euthanasie médicale ou pas? En théorie, madame Sébire aurait aussi pu mourir de sa fulgurante tumeur, quoique le moment soit pour le moins fortuit. Enquête et autopsie auront lieu, histoire de bien accabler la famille. Quelle histoire d’horreur.


Vous pouvez suivre cette discussion à l'aide du fil RSS 2.0. Vous pouvez sauter directement à la fin et commenter. Les pings ne sont pas permis.

Ajoutez votre commentaire

Vous pouvez utiliser ces tags XHTML:
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

*
To prove you're a person (not a spam script), type the security word shown in the picture. Click on the picture to hear an audio file of the word.
Click to hear an audio file of the anti-spam word



TopBlogues