Sakic-Forsberg-Stastny

Je ne suis plus le hockey depuis bien longtemps. D’abord, je n’ai jamais été un vrai amateur de hockey. Je n’ai jamais joué, sinon un peu de hockey-bottine avec des chums dans la rue. Mais je n’étais ni doué, ni passionné. Ma myopie et mes pieds plats ne m’aidaient pas à devenir un athlète accompli, même si dans les sports de course et tout ce qui ne requérait pas de bien viser, je me débrouillais fort bien. Mais je n’ai jamais été très porté sur les sports, une résistance naturelle que je dois maintenant combattre si je veux bien vieillir.
Je n’ai donc jamais été non plus un grand sportif de salon. Je regarde quelques fois le football américain, le dimanche, et j’ai suivi un peu la Formule 1, pour Jacques Villeneuve, jamais le soporifique baseball. En fait, oui, j’ai vu un match ou deux des Expos au Stade olympique. Même si je n’en joue pas, le hockey est définitivement un des sports les plus intéressants à regarder: ça bouge, c’est rude, les points sont significatifs. Un point au hockey, ce n’est pas comme au basketball, dont les parties se terminent souvent 101 à 100.
Bref, j’aimais regarder le hockey quand j’avais une équipe à appuyer. Et cette équipe, c’était les Nordiques. Je les ai suivi du début des années 1980 à leur déménagement et au-delà, restant partisan de l’Avalanche une fois l’équipe déménagée au Colorado. J’ai connu la rivalité Montréal-Québec du temps des Hunter, Goulet et des frères Stasny. Ensuite j’ai enduré la longue descente aux enfers de mon équipe au bas du classement général, puis vécu l’espoir de repêcher Lindros pour ensuite le maudire, et savouré la renaissance des Nordiques avec mes deux joueurs préférés, Sakic et Forsberg.
Forsberg a toujours été et demeurera probablement mon joueur préféré. Sakic est fort impressionnant, en plus d’être un calme gentleman, mais il pouvait parfois décider de jouer mou. Forsberg, lui, se défonçait à chaque présence sur la glace, allant dans les coins contrairement à la plupart des grands marqueurs vedettes. Ça lui a couté sa santé et les nombreuses blessures qu’il a subies ont entaché son dossier des dernières années, l’envoyant à Philadelphie puis en Europe même. Mais il est de retour dans la LNH avec l’Avalanche! Au moment où le fils de Peter Stastny, Paul, s’impose comme la relève du vieillissant Sakic.
Lors du match de l’Avalanche contre les Canucks, le 4 mars dernier, Forsberg accompagnait Stastny, Sakic et Milan Hejduk, pas piqué des vers lui non plus! Un gardien doit se sentir petit dans son jackstrap face à cette force de frappe réunie!
Alors je me prends à révasser que le Canadien, qui flirte avec les sommets cette saison, se rende en finale et affronte l’Avalanche. Ce n’est pas une évaluation des chances que cela arrive que je fais ici, c’est un souhait. Ça serait à peu près le seul moyen que je puisse revoir ces magnifiques joueurs, surtout que je n’ai plus de télévision…
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