Les têtes à claques
Un autre billet sur les Têtes à claques, et oui! Pour mes archives à moi.
Entré le 16 octobre chez StreamTheWorld comme concepteur Flash, j’allais être amené à monter le lecteur multimédia affichant le contenu vidéo pour un des sites les plus populaires de l’heure au Québec. Jeudi le 9 novembre vers midi, on me passait la commande: faire, pour le lendemain, la prochaine version du lecteur Flash du site des Têtes à claques, en intégrant un système de publicité programmé au niveau serveur par un de mes collègues. C’était d’autant plus important que les concepteurs des Têtes à claques étaient invités à l’émission Tout le monde en parle, diffusée le dimanche suivant. Augmentation d’affluence garantie en vue. Revenus publicitaires aussi, pour les concepteurs. Et visibilité, pour nous.
En trois semaines chez mon nouvel employeur, je n’avais que retouché du code fait par d’autres pour quelques stations de radio, Juste pour rire et les Canadiens de Montréal. Comme je n’avais pas non plus assez d’expérience en gestion de la vidéo avec Flash, j’ai décidé de partir d’un code déjà developpé par André de Génération Flash. J’ai d’abord voulu adapter le lecteur des Canadiens, mais en fin d’après-midi je me rendais compte que c’était une mauvaise voie.
Je ne mange à peu près jamais le midi. Je sais, c’est pas bon, tout le monde me le dit. En fin d’après-midi, quand la journée de boulot est terminée, j’ai faim. Et quand j’arrive chez moi, c’est le temps que je mange. Mais ce jeudi là, la fin d’après-midi n’était pas la fin de ma journée de boulot puisque j’avais promis de ne quitter qu’une fois le travail effectué. Or, il me fallait recommencer à zéro mon intégration.
La pression est montée. C’était très important qu’on livre le lecteur qui affiche de la pub le lendemain, afin de vérifier que tout fonctionne bien et rassurer aussi les annonceurs. Ayant le ventre creux et, sur les épaules, la pression d’un livrable urgent et très important pour ma compagnie, j’ai eu la tête en bouillie pendant une couple d’heures, jusqu’à ce que l’effet d’un repas se fasse sentir. Vers 22h00 j’avais réussi à coller les morceaux ensemble. La journée suivante, j’ai dû fournir deux autres versions, toujours améliorées. Samedi, de chez moi, j’ai corrigé encore de petits bogues. Et dimanche le 12 novembre, Tout le monde en parle nous a amené énormément de visiteurs, nous qui en avions déjà beaucoup. Tout s’est bien passé. Lundi, les concepteurs, les publicitaires et mes patrons étaient contents. Je pouvais respirer.
Je savais que le site était populaire, mais c’est pendant le Temps des Fêtes que je me suis rendu compte de l’impact réel des Têtes à claque, quand mes petits cousins et cousines ont voulu montrer à toute la famille les capsules humoristiques. Voir mes proches se marrer en utilisant un outil que j’avais développé en situation d’urgence m’a réchauffé le coeur. Enfin, ma famille pouvait comprendre un peu mieux la nature de mon travail. Et moi je pouvais me dire que mon travail dans l’ombre participe à quelque chose de tangible… et de bien!
D’ici quelques jours, une nouvelle version avec fenêtre vidéo plus petite apparaîtra, pour permettre aux possesseurs d’ordinateurs plus vieux de pouvoir eux aussi profiter des trouvailles humorisitiques des Têtes à claques. Jusqu’à présent, chez ceux-ci, la haute qualité de la vidéo faisait planter l’ordinateur.
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