La babélisation du Québec

4 juillet 2008 à 07:07
Catégorie(s): Montréal, Politique, Société

12 commentaires »

J’aurais pu écrire exactement la même chose,
mais c’est Joseph Facal qui l’a fait.

La babélisation du Québec

Les unes après les autres, les preuves s’accumulent. Mais nous continuons à nous laisser endormir.

Moins de la moitié des allophones utilisent le français dans leur vie de tous les jours.

La francisation de ceux qui ne sont pas d’origine latine - les Chinois, les Indiens, les Slaves - stagne autour de 15 % et n’a pas fait de progrès depuis… 30 ans

Qui nous dit cela ? Non, pas la Société Saint-Jean-Baptiste, mais le Conseil supérieur de la langue française, un organisme gouvernemental qui ne s’est pas distingué ces dernières années par son alarmisme.

Cela n’a pas empêché le gouvernement libéral, avec l’appui du Parti québécois, d’augmenter à 55 000 le nombre d’immigrants reçus chaque année, tout en retardant la publication d’autres données très inquiétantes et en clouant au pilori quiconque osait se questionner.

Le Conseil supérieur nous dit qu’il faut «agir d’urgence» et «massivement». La ministre Saint-Pierre, dont on a pu apprécier la vigueur, trouve cela «intéressant» et nous rappelle qu’elle agit «déjà». Ça vous rassure ?

LE MIROIR

Pour la millième fois, il faut redire que ce ne sont pas les immigrants qu’il faut montrer du doigt. C’est nous qui devons nous regarder dans le miroir.

L’immigrant, même s’il prétendra souvent le contraire parce qu’il sait la «bonne» réponse à donner, vient ici pour refaire sa vie, pas pour mener à notre place un combat que nous-mêmes ne voulons plus mener.

Car voilà toute la question : avons-nous encore envie de nous battre pour cette langue ?

Dans sa tête, l’immigrant n’a pas choisi le Québec, sauf exception. Il a choisi le Canada et l’Amérique du Nord, où l’anglais règne en maître et où le français est une langue ultra-minoritaire. Vous émigrez en Espagne : vous apprendrez d’abord l’espagnol ou le catalan ?

C’est comme ça PARTOUT et depuis TOUJOURS : l’immigrant penchera logiquement, naturellement du côté du groupe majoritaire, parce que c’est là que se trouvent les opportunités.

La situation du français en Amérique sera toujours délicate, mais si vous ne voyez pas le lien entre la condition minoritaire des francophones au Canada - et donc le statut politique du Québec - et l’avenir du français, c’est parce que vous ne voulez pas le voir.

À l’extérieur de la région métropolitaine, le français ne semble pas menacé, donc on s’en fout. La question linguistique y est vue comme une «patente montréalaise». Mais quand Montréal aura basculé, le compte à rebours s’enclenchera pour le reste du Québec.

DÉMISSIONS

Voyez aussi toutes ces petites démissions qui en disent si long. Nous passons immédiatement à l’anglais pour avoir l’air gentils et ouverts, où parce que c’est plus rapide pour nous faire comprendre… chez nous Nous regardons comme des excentriques ceux qui se battent encore pour cette langue. Nous laissons faire un gouvernement qui ne veut surtout pas prendre ce taureau par les cornes, de peur de déclencher une crise qui nuirait à ses intérêts partisans.

Nos petits-enfants nous poseront un jour la question : pourquoi avons-nous laissé faire ? Et si vous répondez en français, il n’est même pas dit qu’ils vous comprendront.


Faut-il en rire?

4 juillet 2008 à 07:07
Catégorie(s): Politique

2 commentaires »

Wow! Ça inspire confiance tout ça!

Confusion au sujet du titulaire
du portefeuille des langues officielles

Depuis le dernier remaniement ministériel, la confusion règne au sujet du titulaire véritable du portefeuille des langues officielles.

Lors de l’annonce du remaniement le 25 juin, le premier ministre Harper a confirmé la nomination de James Moore au poste de secrétaire d’Etat, chargé de plusieurs dossiers dont celui des Jeux olympiques de Vancouver en 2010 et celui des langues officielles.

Sur la liste officielle des ministres mise à jour à la suite de ce remaniement, Josée Verner était toujours responsable du dossier des langues officielles. Sur cette liste disponible sur internet et sur papier, on confirmait également le nom de James Moore comme secrétaire d’Etat (langues officielles).

Le jour du remaniement, le quotidien Le Droit a fait une demande d’information au bureau de la ministre Josée Verner afin de connaître quelles seraient les responsabilités réelles de M. Moore dans le dossier des langues officielles.

«Je vous confirme que la ministre Josée Verner est maintenant ministre du Patrimoine canadien et de la Condition féminine et ministre de la Francophonie. Le portefeuille des langues officielles relève maintenant de M. Moore», a répondu l’attaché de presse de Mme Verner, Dominic Gosselin, dans un courriel transmis le 26 juin.

Depuis cette date, la ministre Josée Verner a pourtant continué à faire des annonces par voie de communiqué en s’identifiant toujours comme étant «ministre du Patrimoine canadien, de la Condition féminine et des Langues officielles et ministre de la Francophonie».

Le Droit tente d’avoir une explication au Bureau du premier ministre depuis le 27 juin. Personne n’a retourné les appels visant à clarifier qui est désormais responsable du dossier des langues officielles dans le gouvernement Harper.

Source: Cyberpresse


Bonne Fête Québec!

3 juillet 2008 à 10:07
Catégorie(s): Québec

1 commentaire »

400 ans, ça te rajeunit pas! Et si tu te comportes quelques fois en vieille frustrée, tu ne prends pas une ride. Tu es toujours plus belle! Comme ta santé semble bien aller, je te souhaite que le bonheur regagne ton coeur.


Enfin!

2 juillet 2008 à 04:07
Catégorie(s): Monde

Aucun commentaire »

Ingrid Betancourt libérée.


Augmentons la productivité!

1 juillet 2008 à 02:07
Catégorie(s): Politique, Société

2 commentaires »

En ce premier juillet, j’ai pensé proposer quelque chose qui devrait faire plaisir à Alain Dubuc, pour qui il est si important d’augmenter la productivité des Québécois: abolissons le congé de la Fête du Canada!

En effet, comme la productivité au travail prend en compte le nombre d’heures travaillées et ce qui est produit, j’estime que souligner deux fêtes nationales au Québec fait perdre des millions de journées-hommes à l’économie du Québec. Il y en a une de trop et c’est celle d’aujourd’hui.

Voilà!


La droite contre Dumont

29 juin 2008 à 09:06
Catégorie(s): Politique

43 commentaires »

Révolte contre Dumont parmi la droite de l’ADQ est le titre d’un article du Devoir rapportant la grogne de certains blogueurs politiques plutôt libertariens se disant trahis par Mario Dumont depuis que celui-ci prône l’achat local et demande que l’État québécois intervienne dans divers secteurs.

Pour moi, ça prouve deux choses: les libertariens rêvent en couleur et Mario n’est pas un cave.

Certains de vous qui m’accusez de démoniser l’ADQ n’avez peut-être pas remarqué, mais j’attaque rarement personnellement Mario et m’en prends le plus souvent au discours des adéquistes, habituellement un ramassis de clichés populistes. J’ai toujours eu un grand respect pour Mario. Je lui ai fait confiance dès 1994, j’ai placardé sa face sur des poteaux et moi-même été un poteau pour lui en 1998. C’est un gars intelligent, un peu trop straight à mon goût, mais sensé, avec une excellente mémoire dont je suis jaloux. Je n’ai jamais douté de son amour du Québec et des Québécois. Et ses récentes demandes d’intervention étatiste ou ses appels à acheter localement le prouvent, à mon avis. Comme son parti, il n’est pas mené par une idéologie, mais par un soucis de bien représenter son peuple, de bien le servir. Au grand dam des libertariens qui espéraient une révolution prochaine. Comment ceux-ci ont-ils pu croire que quelqu’un aspirant au pouvoir politique agirait autrement? D’une part, pour être élu, faut se rapprocher du centre. D’autre part un gars qui veut être Premier Ministre doit croire au moins un peu en la pertinence de l’État!


Les vrais nationalistes

25 juin 2008 à 12:06
Catégorie(s): Politique

2 commentaires »

Les conservateurs sont les «vrais nationalistes», selon Harper.

Un de mes lecteurs sera heureux de lire cela! ;)


Bonne Saint-Jean!

24 juin 2008 à 03:06
Catégorie(s): Montréal, Médias, Politique, Québec

8 commentaires »

Suite au billet tristounet de Renart sur le site Branchez-vous et à l’interrogation d’un lecteur sur le blogue du Dernier Québécois quant à un certain mythe montréalais, j’ai fouillé dans mes souvenirs pendant qu’il pleuvait.

En cette journée de la Fête nationale, alors que les sondages montrent que la région de Québec déçue de l’ADQ préfère élire les Libéraux plutôt que les souverainistes du PQ, alors que d’autres sondages montrent le pessimisme des Québécois quant à une éventuelle accession du Québec à sa souveraineté, alors que Harper vient fêter la Saint-Jean au Québec et que même les fervents patriotes se font défaitistes, je veux rappeler à ceux qui la souhaitent, cette souveraineté, ainsi qu’à ceux qui n’en veulent pas, que l’idée de souveraineté n’est pas morte. Elle n’est pas forte, mais elle est loin d’être morte. En fait, on pourrait même dire que l’option souverainiste est actuellement à son niveau plancher mais que, si elle est le moindrement appuyée de la bonne manière, elle ne peut que remonter.

La tâche est ardue, beaucoup trop de gens se laissant influencer par certains chiffres des médias et par les grandes gueules de la radio ou de la télé, qui ont le champ libre depuis trop longtemps. Je demeure convaincu qu’André Arthur et son successeur Fillion ont fait plus de dommages dans la région de Québec qu’Alain Dubuc et tous ses malices, ceux-ci étant sommes toutes réservée à ceux qui lisent les éditoriaux, une espèce en voie de disparition si on se fie à d’autres chiffres déprimants sur la consommation d’information des Québécois.

Les chiffres récents, à première vue, font peur aussi. Pourtant, on remarquera qu’on sonde ces jours-ci la croyance que la souveraineté se fera, pas le souhait de la faire. Ces jours-ci, beaucoup de ceux qui aimeraient que le Québec devienne souverain ne croient plus que cela arrivera. Or, à 42% de Québecois qui se disent toujours prêts à voter OUI, on peut encore dire que la majorité des Québécois d’origine canadienne-française est en faveur de la souveraineté. Il faut trouver le moyen de rejoindre ceux chez les francophones qui ont développé une allergie au discours souverainiste et qui tentent de (se) convaincre que ce débat nous a fait perdre du temps et qu’il est temps de passer à autre chose. C’est plutôt le contraire: il est encore temps de la faire, la souveraineté et ce sont ces francophones qui ont voté NON et ces politiciens qui nous ont laissé croire qu’une autre voie était possible qui nous ont fait perdre de notre précieux temps. Nous pouvons encore la faire, la souveraineté, pendant que les babyboomers sont encore de ce monde, alors qu’on peut toujours compter sur un appui majoritaire chez les jeunes, pendant que l’immigration n’a pas encore rendu mathématiquement impossible l’atteinte de ce but. Tous ceux qui craignent pour leur culture au point de croire qu’on doit légiférer contre la lapidation (!) mais qui font encore la sourde oreille aux souverainistes devraient se rendre compte qu’ils sont eux-même la cause des problèmes. Le Québec devenu un pays officiellement francophone, le message serait clair pour les immigrants et la survie de notre culture déjà beaucoup mieux assurée!

Bonne Saint-Jean! Le soleil se pointe, alors je vais prendre mon bain de foule et quelques photos!


Décourageant

23 juin 2008 à 09:06
Catégorie(s): Médias

7 commentaires »

Fallait bien qu’hier je me moque des nouvelles les plus lues sur Canoe pour qu’aujourd’hui, Cyberpresse fasse un constat encore plus décourageant:

En fait, depuis le 1er janvier, le sport, les faits divers, les arts et spectacles, Dame Nature et une certaine Julie Couillard ont accaparé la moitié de toutes les nouvelles diffusées au Québec. Une situation exceptionnelle. «C’est énorme, si on compare à ce qui se fait ailleurs dans le monde, où ces thèmes retiennent presque deux fois moins l’attention (30% contre 47%, sans compter l’affaire Bernier-Couillard, peu médiatisée hors du Canada)», dit Jean-François Dumas, président d’Influence communication.

Le Québec est très centré sur lui-même, observe M. Dumas, qui a aussi étudié la situation médiatique d’une centaine de pays. «Nous ne vivons pas dans un village global mais dans un village local. Nous sommes la région du monde qui traite le moins d’actualité internationale. Le Canada anglais en parle de trois à quatre fois plus que nous.»

La faute à qui?


Une image vaut mille mots

21 juin 2008 à 12:06
Catégorie(s): Informatique, Médias

Aucun commentaire »

Voici une saisie d’écran du site de Canoë effectuée cette nuit autour de minuit.

Les nouvelles les plus lues

Quand je dis que l’information de Québécor ne vole pas haut…





TopBlogues